Depuis ma tendre enfance, je déteste les ornithorynques. J’éprouve même une véritable répulsion à leur égard.

Déjà ils ont une sale gueule : l'ornithorynque ressemble à un castor ; le corps et la queue, larges et plats, sont couverts de fourrure marron, mais il est pourvu de pieds palmés et d'un grand museau caoutchouteux.

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Franchement, vous auriez envie d’embrasser un ornithorynque sur la bouche ?
En plus, il est dangereux. Le mâle ornithorynque porte des aiguillons venimeux aux chevilles. Son poison n'est pas mortel pour les humains mais provoque des douleurs atroces et des enflures qui peuvent durer plusieurs mois. Le venin peut par contre être mortel pour un chien [mon chien, Pollux, qui lit ce que j’écris par-dessus mon épaule, est parti se cacher sous la table…]

Quant à sa nutrition, accrochez-vous bien : il se nourrit de vers, de larves d'insectes, de crevettes d'eau douce et d'écrevisses qu'il déniche dans le lit des rivières avec son museau ou qu'il attrape en nageant. Cà donne envie de vomir…

Non content d’être moche, dangereux et dégueulasse, l’ornithorynque se la pète grave avec des dons uniques : il peut rester 5 minutes en plongée ; il garde alors les yeux et les oreilles hermétiquement fermés et se sert de ses autres sens pour se diriger mais il détecte ses proies grâce à des détecteurs de champs magnétiques situés sur son bec. Monsieur se la joue bionique…

Quant à la reproduction, c’est de la pure perversion : la femelle ornithorynque n'accouche pas de petits vivants, mais pond des œufs dans le nid. Elle ne possède qu'un même orifice pour la reproduction et pour expulser ses excréments. D’où l’expression : « T’es né du cul, toi ». La femelle allaite ses petits. Elle n'a pas de mamelon apparent mais émet son lait à travers de petites ouvertures dans la peau. Les petits ornithorynques sucent le lait qui coule de leur mère quand elle est étendue sur le dos. Arrêtez-vous deux secondes et visualisez le tableau : des petits monstres bizarres vautrés sur leur mère, baignant dans un liquide gluant. Beurk…

Voilà pourquoi je hais les ornithorynques. Mais, heureusement, je connais la technique pour les tuer : ils s'évanouissent au bout de 7 minutes d'exposition au soleil par 35°C.

Alors rejoignez-moi dans ma croisade : tous avec moi en Australie, chassons-les tous, crucifions-les au soleil, mangeons leur foie, baignons-nous dans leur sang….Erk, Erk, Gnaaarkkkk…

[Deux hommes en blouse blanche entrent, passent une camisole à Mezcal et lui font avaler de force des petites pilules]

Bon, Ok… Ok. Si je n’aime pas les ornithorynques, c’est uniquement parce que je n’ai jamais réussi à écrire leur nom sans avoir recours au dictionnaire. Et çà, je ne le supporte pas…