Je souhaite vous parler aujourd’hui d’un sujet grave : la drogue et les groupes de rock. La liste des artistes morts à cause de cette plaie est sans fin (je ne citerai dans ce Hall of Fame macabre que la plus grande, l’écorchée vive Janis), comme celle de ceux qui ont grillé leur talent (Brian Jones, Syd Barrett,…) et des groupes qui ont explosé pour consommation frénétique (coucou les Stooges par exemple).

Il est donc réjouissant de voir des groupes de rock s’engager conte la drogue. C’est le cas du groupe français Lofofora.

Lofofora se constitue progressivement entre 1989 et 1993.

C'est le 1er février 1993 qu’a lieu le premier concert du groupe. C’est en octobre de cette année-là qu’est enregistré le premier LP avec une reprise pêchue de « Zobi la mouche » des Négresses vertes. 6 autres suivront, dont un double avec le second CD exclusivement constitué de reprises renversantes comme « Madame rêve » ou « Quand on n’a que la haine » d’OTH.

Après avoir vanté la ganja dans « Weedo », le parolier Reuno s’est engagé récemment, sur le dernier album «Les choses qui nous dérangent », en décrivant sans détour son appétence à toutes les drogues possibles et imaginables et l’acte courageux qui l’a poussé à dire « STOP » une bonne fois pour toutes. Un petit extrait de "Buvez du cul" :

« J’ai arrêté de boire d’la bière
J’avais plus les idées claires
Maintenant je n’fume plus d’shit
Ma mémoire prenait la fuite
J’ai dis stop à la cocaïne
Sinon je cours à ma ruine
J’veux pas gober d’exta
Pour pas finir comme toi
J’ai pas terminé ma beuher
Les flics ont eu du flair
La vodka , le ricard
Y’en a plus dans le placard
La dernière fois que j’ai pris un trip
On m’a retrouvé en slip
J’en veux plus, j’en veux plus.

Maintenant je bois du cul
Buvez du cul
Ohohohoh
Buvez du cul
Buvez du cul
Ohohohoh
Buvez du cul
»

Sur l'origine de cette chanson : http://fr.youtube.com/watch?v=zwKJij1of3s

Alors que des inconscients comme Lou Reed ou Clapton continuent à jouer devant des adolescents « Héroin » ou « Cocaine », que Marilyn Manson se glorifie avec « I don’t like the drugs but the drugs like me », que Licence IV incite sans vergogne à l’alcoolisme ave « Viens boire un petit coup à la maison », il est vital que des artistes se dressent contre ces fléaux que sont la came et la picole.

N’hésitez pas à visiter ce site : www.lofofora.com

Et achetez les albums…