Non ce n’est pas une invitation au batifolage que je vous lance. Je me roule dans la fange avec qui je veux d’abord et avec une seule personne d’ailleurs.

Il ne s’agit pas non plus de faire des ronds de jambes ou des rondes enfantines. Je ne suis pas assez souple pour la première et j’ai passé l’age pour la seconde.

Ni de bêler à la lune telle une chèvre, je ne le fais plus maintenant que je vis en ville.

Mais alors, mais alors, de quoi s'agit-il? 

La rondibelle était une forme de poésie très prisée au XIIe siècle redécouverte par Jean Yanne dans son « Dictionnaire des mots qu'il y a que moi qui les connais » et remise au goût du jour par Gilles Durieux dans son « Anthologie de la poésie rurale ».

Le principe est simple et consiste à faire deux alexandrins dont l'un termine par un prénom féminin et l'autre par le nom d'un plat cuisiné.

Petits exemples :

« Ah qu'elle était jolie la petite Paulette
Savourant lentement ses poireaux vinaigrette. »

« Tous les jeudis midi ma copine Brigitte
File au MacDo du coin pour un hamburger frites. »

« Ce pâté de chevreuil reprends-en si tu l'oses
Tant il sent la caresse des blanches mains de Rose »