Remue Méninge

Remuer sans faire tourner la mayonnaise… Une envie de partager quelques réflexions sur le monde qui nous entoure, de titiller votre vision de la vie, d’échanger et débattre sur des sujets variés…sur un ton léger et décalé.

29 avril 2008

Coming out

Cela fait près de trente ans que cela dure. Que je succombe régulièrement à cette pulsion coupable, à cette vilénie honteuse.


Chaque fois que je vois poindre les prémisses de cette bassesse qui me traumatise, j’ai des sueurs froides, mes doigts tremblent. Ces doigts qui rêvent de faire ce geste frénétique… J’essaie de repousser l’échéance, j’abandonne en hâte mon occupation, je la délaisse parfois pendant des jours.

Mais, lorsque je passe à côté de l’objet de mon tourment, mes yeux s’exorbitent tels ceux d’un junkie.

Je craque alors, je me confronte au danger qui me guette. Je me retiens, je me raisonne, puis toutes mes résistances sautent et je commets l’irréparable.

Cela ne me console pas de penser que des millions et des millions de personnes souffrent de la même affliction, du même vice caché. C’est bien là que le problème réside : tous, comme moi, gardent cette blessure intérieure pour eux et ne peuvent donc s’en guérir.

Je décide donc, aujourd’hui, devant vous, d’avouer au grand jour ma faute. Puisse mon coming out inciter celles et ceux parmi les Paranoïaques qui souffrent en secret de ce mal à se libérer.

Oui, quand l’intrigue d’un polar, d’un thriller ou d’un roman d’espionnage me passionne, je vais lire les dernières pages à l’avance.

Et vous ?

Posté par mezcal à 11:50 - Création absurdeloquente - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 avril 2008

Le no-life sauveur de l’humanité ?

Attention humour noir et second degrés de mise pour comprendre ce post !

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L’être humain est amené à évoluer, transformer son environnement et s’y adapter.
Mais l’homme est un danger pour la nature.

L’homme surconsomme, détruit sa planète, épuise ses réserves de nourriture et d’eau.
Heureusement aujourd’hui il existe une nouvelle catégorie d’être humain : le no-life.

N’écoutez pas tous ses psychologues qui tentent de vous inquiéter inutilement sur l’addiction aux jeux et à Internet, ils ne voient que le mauvais côté des choses alors qu’il existe tellement d’avantages à ce que les humains deviennent des no-life.

Le no-life est l’avenir de l’homme (1).

Je vous propose donc d’adopter un no-life ou bien de transformer avec une bonne éducation votre enfant ou votre compagnon (compagne) en no-life.
Vous ne le regretterez pas, vous ferez des économies et participerez à la sauvegarde de la vie, de l’univers et du reste.
Le no-life ne prend pas de place et n’a besoin que de peu d’espace vital, quelques mètres carrés lui suffisent pour passer la majeure partie de sa journée. Offrez-lui un studio ou une chambre de bonne : une chaise et un bureau, un lit de camp et des WC sur le palier suffiront.

Le no-life ne cuisine pas ; il mange quand il y pense et connaît par cœur les numéros de Pizza Hut de sa région, il n’est donc pas nécessaire d’investir dans une gazinière et des appareils ménagers, un four micro-onde et un mini frigo suffisent à sa survie.

Même si le no-life est réputé pour ne pas dormir il lui arrive parfois de se laisser aller à une sieste réparatrice après un combat particulièrement épuisant, le repos du guerrier, prévoyez quand même un canapé, un lit de camp ou une tente et bien sûr un sac de couchage.

Le no-life n’a pas de vie sexuelle : il n’a donc pas besoin de se laver souvent et n’use que peu d’eau, préférant boire des sodas très sucrés qui l’alimentent un peu.

Le no-life ne coûtera peu d’argent en habits, un vieux survêtement suffisant à son bonheur, pas besoin de machine à laver.

Le no-life est un être fragile et unique, il ne se reproduit pas, faites donc attention quand vous en adoptez un de veiller à ce qu’il vive le plus longtemps possible. Pour cela n’oubliez pas de payer l’électricité pour que son ordinateur fonctionne jour et nuit et de lui acheter les extensions nécessaires à son jeu favori.

Il est essentiel aussi de veiller à ce que sa connexion internet soit la plus rapide possible afin d’éviter quelques malencontreux désagréments (2)

Le no-life n’a pas un sens développé de la communication en mode réel, ne lui adressez la parole qu’en cas d’extrême urgence (incendie, livreur de Pizza Hut en congé, son anniversaire pour lui offrir la dernière version ou extension d’un jeu, décès uniquement si cela concerne un membre de la famille très proche)

Et pour finir, une belle chanson ! (3)

(1) http://www.youtube.com/watch?v=JasAkNkLsok&NR=1
(2) http://www.youtube.com/watch?v=laQLwb6b4Ro&feature=related
(3) http://www.youtube.com/watch?v=IMrmmKIUdf4&feature=related

Posté par sayyadina à 12:33 - Divagations sur le net - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 avril 2008

La vie en couleur

Internet est peuplé d’artistes dégagés (1). Mais parfois la dure réalité nous rattrape brutalement. C’est ainsi qu’une hirondelle asiatique, après un long périple, m’a largué sur la tronche une noix de coco. Une fois sorti du coma, j’ai découvert dans la dite noix ce message, directement en provenance des neiges tibétaines, soigneusement crypté. J’ai estimé de mon devoir de vous révéler, derrière les mots d’apparence futile de cette ritournelle, le sens profond de cette missive :


« Hé ! Hé !

On dormira demain
Viens prends-moi par la main
La fête vient d'arriver
Avec ses lumières
Et ses cavalières
Surtout les manèges enchantés »


Quelle description angoissante d’une vie hantée par la peur des chars chinois, ces « manèges enchantés » qui apportent la mort qui fera dormir éternellement dès demain. Ces fameuses cavalières, qui sont-elles ? Est-ce une métaphore pour désigner les adolescentes lobotomisées des Jeunesses communistes ? La fête qui vient d'arriver est-elle un leurre perfide (2) des Chinois pour faire sortir les innocents bonzes de leurs lamasseries ? Ou bien s'agit-il de la tournée mondiale de Serge Lama avec Nicolas Peyrac en première partie ?

« Les ours en peluche
Et les fanfreluches
Pour toi je les gagnerai
Ca y'est je devine
Que les carabines
Te font peur, je suis désolé »


Que dire de plus ? Malgré les barricades dérisoires d’ours en peluche, de fanfreluches et de barbapapa, seules armes accessibles aux bonzes qui font du ski, les carabines font tonner leur voix rauque, qui sème la panique… A qui s'adresse le narrateur? Une femme? Un enfant? Son compagnon de cellule au corps huilé ? La litote poétique, comme dans toute la littérature traditionnelle tibétaine, entretient le mystère.(3)

« C'est la vie en couleur [wip !]
Tiens voilà le marchand de ballons
C'est des cris et des fleurs
Les manèges tournent à l'unisson
C'est la vie en couleur [wip !]
Il faut sortir et en profiter
Dépêchez-vous d'aller faire un tour
On peut trouver le grand amour
Sur le grand-huit ou la grande-roue
Le monde tourne autour de nous
Hé !
Hé ! »


Pourtant l’espoir inextinguible demeure, le pur élan de vie, les cris de rage de l’amour révolté s’élèvent : alertez les bébés Yétis !

« Dans le labyrinthe
Les lumières éteintes
J'essaierai de t'embrasser
Dans le train fantôme
N'aie pas peur des gnomes
Je suis là pour te protéger
Les marchands de nougat
Et de barbapapa
Sauront bien te consoler
Nous reviendrons dormir
Loin du bruit et des rires
Mais tu ne voudras pas rentrer »


Les larmes me viennent aux yeux quand j’entends cet hymne de résistance : oui, le nougat, la barbapapa, les tongs viendront à bout des armées, des chars, des nems qui sont largués par mégatonnes sur les cimes enchanteresses du Tibet. Un jour, le train fantôme déraillera et tout le monde pourra librement manger du lait caillé jusqu’à en vomir de joie. Les gnomes, en qui on reconnaît les perfides (2) Gardes rouges, ne feront plus peur à personne et seront reconvertis en drag-queens pour faire rire les oiseaux et chanter les couleurs.

« C'est la vie en couleur [wip !]
Tiens voilà le marchand de ballons
C'est des cris et des fleurs
Les manèges tournent à l'unisson
C'est la vie en couleur [wip !]
Il faut sortir et en profiter
Dépêchez-vous d'aller faire un tour
On peut trouver le grand amour
Sur le grand-huit ou la grande-roue
Le monde tourne autour de nous »


Et au bout de la paix retrouvée, l’amour, cette fleur immortelle qui renaît toujours sur les champs après la bataille, les roucoulades, les sérénades, les baisers passionnés, les partouzes… Mais je m’exalte, revenons à notre sujet.

« La la la, la la la
La la la la la la la la
La la la, la la la
La la la la la la la la
La la la, la la la
La la la la la la la la
Dépêchez-vous d'aller faire un tour
On peut trouver le grand amour
Sur le grand-huit ou la grande-roue
Le monde tourne autour de nous »


En voyant, ta signature, frère inconnu, j’ai senti une grande flamme, presque olympique, me réchauffer le cœur. Par delà les vastes étendues et les montagnes, je te salue, bonze Rémy Dalaï Bricka.

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(1) je sais, ce n'est pas de moi...
(2) comme chacun le sait, les Chinois sont perfides, les Corses sont fiers et les Ricains de gros cons obèses
(3) voir l'anthologie Tibète, tu es très bête

Posté par mezcal à 13:56 - Se laver les oreilles - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 avril 2008

Le flamby, dessert lacté ou principe de vie?

Je ne suis pas trop sucré, c’est de famille, avec mon père on a toujours préféré le salé au sucré. Je préfère goûter avec du saucisson qu’avec du Nutella, et finir mon repas sur du fromage que prendre des desserts lactés, exception faite de la mousse au chocolat mais ce n’est pas le sujet.

Donc je me suis trouvée bien embêtée quand on m’a demandé si le flamby était un simple dessert lacté ou principe de vie à part entière ?

Ma tendance première a été de penser que c’est la première réponse, ce qui m’éviterait de développer, mais je n’aime pas la simplicité.

Alors j’ai fait appel à ma mémoire infaillible et me suis remémoré ma propre expérience à propos des flamby. Pour commencer je préfère les crèmes au caramel dites « maison » de Tatie Supernova au vulgaire flamby gélatineux tremblant.
Mais j‘ai quand même comme tout un chacun déjà essayé ce dessert.
Première constatation : j’ai mis des années à remarquer qu’il y avait une languette au fond du pot de flamby.
Deuxième constatation : j’ai compris après une ou deux décennies que le flamby ne se mangeait pas à même le pot mais se démoulait sur une assiette à dessert pour que le nappage de caramel s’étende tout autour du truc jaune aux œufs gélatineux et qu’on soit obligé de lécher l’assiette pour ne pas perdre une goutte du caramel qui est le meilleur.
Troisième constatation : je suis nulle en flamby et il me fallait prendre des cours.

Mon travail scientifique allait me faire découvrir un monde à part au hasard d’un repas sur un chantier archéologique en Touraine il y a quelques années. A la fin du repas alors que j’épluchais une mandarine récalcitrante, mes deux collègues à table sortent de leur sac de filles des flamby qu’elles regardent amoureusement et crient comme un ralliement « gobage de flamby go ! »
Je n’ai pas eu le temps de voir, estomaquée par la vision d’horreur de l’acte je m’enfuis vomir mes quartiers de clémentines et quelques restes de poulets.
Au bout de quelques repas je m’y suis faite puisque le rituel du gobage devint habituel et que d’autres adeptes bientôt s’y convertirent aussi, je finis par être la seule à m’y refuser, si bien qu’un jour arrosé de pastis je me laissai tenter par l’expérience.
Je ne vous raconte pas la suite, le caramel et le pastis ne font pas bon ménage dans la régurgitation spontanée.

Forte de cet échec, je décidai d’en savoir plus sur ce jeu quasi sexuel et je découvris le site référence en la matière (1).

Je me rendis compte immédiatement qu’il y a des techniques de gobage de flamby, puisque c’est parait-il un être délicat qu'il faut savoir aborder car un rien l'émeut et peut le disloquer.
Il faut donc y aller avec délicatesse car le flamby ne doit pas se sentir agressé !
Il faut ensuite positionner ses lèvres pour faire joint autour du flamby et aspirer.

Mais comme pour la fellation il y a plusieurs techniques de gobage de flamby : la grande pyramide, la pompe à flamby, le flamby cousteau, le strip flamby etc…

On peut gober plusieurs flambies à la fois pour les bouches les plus gourmandes.
Je referme la page du site et décide de réfléchir à ce monde qui s’ouvre à moi.

Le flamby est un dessert lacté dont la composition et tenue secrète par des hommes politiques qui utilisent l’apparence ludique de ce sport national pour endormir les masses, la preuve on compare souvent François Hollande à un flamby !

Le flamby n’était donc pas qu’un dessert lacté, ni même un principe de vie entière mais un complot mondial destiné à l’abrutissement des humains.
Il faut absolument lutter contre l’invasion des flambies et revenir aux valeurs sûres du gobage de blanc-manger pour sauver l’humanité, sauf si celui-ci préfère jouer au Tennis ! (2)

(1) http://www.gobage.com/
(2) http://fr.youtube.com/watch?v=L1sYgknWGSA&feature=related (3)
(3) Voir à ce sujet cette propa sur le blanc-manger http://www.parano.be/v15/news.php?action=listing&secteur=R42&news_id=17988

Posté par sayyadina à 13:53 - De bonne humour - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 avril 2008

Le meilleur des mondes ?

[petit récit d'anticipation, pas tant imaginaire que ça...]

Le réveil a sonné à 4h42 comme chaque matin. Pour être au boulot avant 9h06, le matricule XJ 46835 devra faire ses trois heures de marche matinales. Depuis la dernière augmentation des taxes sur l’essence, il n’a plus les moyens de prendre sa voiture. Et le métro et les bus ne desservent plus son quartier, peuplé de membres de la classe moyenne en voie de paupérisation.

Il réveille sa collégienne de fille. Celle-ci se dresse en hurlant :
« - Mais t’es trop lourd ! Je t’ai dit que je n’avais plus cours jusqu’à nouvel ordre !
- Ah zut, excuse-moi ! Il s’est passé quoi déjà ?
- Microsoft a suspendu ses versements au bahut : on ne consommait pas assez de produits d’enseignement. Le proviseur n’a plus d’argent pour payer Manpower, on n’a plus d’intérimaires pour assurer les cours (1). »

Le matricule XJ 46835 referme la porte de la chambre, se prépare, prend un petit déjeuner et sort. Il ne réveillera pas sa femme : cela fait longtemps que son emploi dans l’aide à l’enfance a été supprimé et elle n’a pas le portefeuille de compétences requis pour se réinsérer sur le marché du travail.

Il n’a pas une distance si longue que cela à parcourir, mais sa marche est rendue difficile par les trottoirs et chaussées défoncés, les tas d’ordures qui obstruent le passage. Plus personne n’est là pour entretenir la voirie et ramasser les poubelles…

Sur son chemin, il accélère le pas chaque fois qu’il croise un groupe de SDF. Ce n’est pas qu’ils sont méchants, avec leurs costumes cravate pas encore fripés. Mais, depuis que la TVA sur les produits de première nécessité est passée à 45 %, le désespoir et la faim les rendent agressifs. Et les quartiers traversés ne sont pas tous assez riches pour financer une milice privée…

Les locaux de sa boîte sont vastes, fonctionnels. Ce sont ceux d’un ancien centre des impôts. Le patron a eu le nez creux d’acheter avant que la spéculation fasse flamber le prix du m² des locaux administratifs désaffectés.

Après ses dix heures de travail journalier, juste interrompus par le ¼ d’heure consacré à manger devant son écran le repas froid que lui a préparé sa femme hier soir, il prend le chemin du retour. S’il presse le pas et arrive pour 22 heures, il pourra peut-être voir la fin de la « Crotte Academy ».

Mais, arrivé chez lui, son cœur s’arrête quand il voit que la télévision grand écran, le canapé et la cuisinière ont disparu. Sa femme est assise au milieu du salon, les yeux dans le vide.

« - Mais, mais ? Que s’est-il passé ?
- Les policiers du quartier ne sont plus payés depuis trois mois. Alors ils font le tour des appartements pour récupérer ce qui est vendable. Ils ont été très gentils, ils ne nous ont même pas molestées. Et ils n’ont pas touché à la bibliothèque : les livres ne représentent rien sur le marché… »

Le matricule XJ 46835 soupire et se rappelle ce jour funeste où, comme tout le monde, il a applaudi la décision de ce président populiste de supprimer l’impôt sur le revenu et l’impôt sur la fortune.

Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 :
*« Art. 12. - La garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée.
Art. 13. - Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés. »*


--
(1) extrait d’un projet de loi devant passer au Parlement français au printemps : *« Les administrations centrales de l’Etat, les services déconcentrés en dépendant et les établissements publics de l’Etat peuvent avoir recours au service des entreprises mentionnées à l’article L.1251-1 du code du travail »*, c’est-à-dire les agences d’intérim.

Posté par mezcal à 13:52 - A poil les tiques ! - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 avril 2008

H2G2 radio vf (non sous-titrée)

Au début de la création était le son (oui certains essayent de faire croire que c’était le verbe mais n’adhérez pas à leur religion !) autrement dit la voix sans l’image, cette dernière étant arrivée bien après le livre (quoique c’est inexact mais qu’importe), donc la voix est le commencement à…

La vie, l’univers et le reste…

Ou plus exactement à H2G2, de « The Hitchhiker’s Guide to the Galaxy » (« le guide du voyageur galactique »), œuvre culte de l’auteur anglais Douglas Adams.

Reprenons donc.

Le guide du voyageur galactique est né sur les ondes de Radio 4 en mars 1978 sur la BBC.
En réalité le guide est d’abord né dans l’imagination de Douglas Adams.

Celui-ci a 19 ans, nous sommes en 1971 et il voyage en stop à travers l’Europe avec un guide du routard et, face aux déboires des voyages et de la sympathie des autochtones, il s’imaginerait bien prendre l’air ailleurs et pourquoi pas dans l’espace avec un bon guide.

Quelques années plus tard, alors qu’il galère et se voit déjà comme un écrivain raté sans le sou, il propose une comédie télé de science fiction mais finalement la BBC lui propose d’en faire une série radio.

Pour les fans d’H2G2, la série radio reste la meilleure adaptation de l’histoire délirante du guide du voyageur galactique, tant par la qualité du texte, les acteurs, les bruitages et l'environnement sonore.

Douglas Adams écrit les épisodes au fur et à mesure et souvent au dernier moment sans penser à la suite.
A la fin du 6eme épisode, pensant que c’était la fin, il fait mourir trois de ses personnages (1)

Mais la BBC lui commande de nouveaux épisodes de 1978 à 1980, 12 épisodes seront diffusés au total sur ces deux années sur les ondes de la radio anglaise avec un succès fort surprenant.

Parallèlement des éditeurs le contactent pour qu’il transpose la série en livre, le premier tome sortira en 1979.

H2G2 prendra diverses formes ensuite : série télé en 81 sans moyens financiers, 33 tours en 82, jeu vidéo en 84 dont la BBC a lancé en ligne une nouvelle version jouable(2), disque de jazz en 90, BD en 93, guide illustré en 94, nouvelles séries radio en 2004, film en 2005 et plusieurs adaptations au théâtre durant toutes ces années.

Ce qui est intéressant dans les différentes version du guide, c’est qu’elles ne sont pas des copies conformes de la série radio initiale et que chacune adapte sous l’œil acéré de l’auteur le scénario avec plus ou moins de libertés. Ceux qui ont vu le film et lu les livres s’en sont bien rendu compte.

Douglas Adams dit lui-même que : « L'histoire de H2G2 est à présent si compliquée que chaque fois que je la raconte, je me contredis moi-même. Et les rares fois où je réussis à m'en sortir, on reproduit mal mes propos. »

Pour ceux qui, comme moi, sont doués en anglais comme des moutons électriques (il n’y a pas que les vaches folles dans la vie) ne pas pouvoir se régaler de la série initiale radio est un handicap très sérieux pour peu qu’on aime l’univers absurde de Douglas Adams, les autres peuvent continuer à regarder passer les trains.

Alors j’ai foncé tête baissée comme un taureau en rut (il n’y a pas que les vaches …) sur une adaptation française des 12 épisodes réalisée par un fan de Douglas Adams qui a été diffusée à partir de novembre 1995 sur une radio brestoise, Fréquence Mutine.
Six mois de travail de traduction, six mois de studio, trois cent effets sonores, et une quinzaine de comédiens, de nombreuses galères et des moyens limités (un budget de moins de 20 000 francs) pour cette production française amateur (3) dont je vous invite à découvrir ci-dessous les premiers épisodes, la suite devant être mise prochainement sur son forum (4). Au dire de l'auteur le premier épisode n'est pas réussit faute de temps et d'expérience, donc persévérez en écoutant le deuxième si vous n'accrochez pas au premier.


Vous trouverez les 4 premiers épisodes (pour l'instant) ici

(1) Zaphod, Marvin et Trillian
(2) http://www.bbc.co.uk/radio4/hitchhikers/game.shtml
(3) plus d'informations ici : http://www.voyageurgalactique.com/serieradiofr.html
(4) forum du site du voyageur galactique : http://www.voyageurgalactique.com/
http://nbotti.free.fr/phpBB2/viewforum.php?f=3&sid=6dc60e060a3e0268b5a6d1596ed2e2da
Merci à ce site pour toutes les informations qu’on peut y trouver.

Posté par sayyadina à 00:41 - Le chemin des mots - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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