Un petit délire inspiré par l'actualité de ces dernières semaines, sur les jeux olympiques écrit par Mezcal. Attention c'est décapant et très second degré !

--

Vous le savez, je suis un homme engagé. Cela m’amène à éprouver le plus profond respect pour les femmes et les hommes courageux (1) qui osent se lever contre l’injustice et à fulminer lorsque leur juste combat est jugulé.

C’est pourquoi mon sang, et l’alcool qu’il y a dedans, n’ont fait qu’un tour récemment (2), lorsqu’un de nos plus héroïques hérauts de la liberté a été confronté à la répression brutale.

Car, à part ceux qui, comme Bolloré ou Arnault, n’utilisent jamais de petite monnaie, qui pourra prétendre que le roi des pièces jaunes, le bon David Douillet, n’est pas la fierté de la France, patrie des droits de l’Homme ? (3)

Quelle sandale, quelle avarie, quelle Françoise (4) lorsqu’un espèce de nabot à casquette vint agresser brutalement deux champions du monde de judo poids lourds sans défense et éteindre la flamme olympique, tout ça parce qu’ils arboraient un badge ultra-subversif, avec marqué dessus «Pour un monde meilleur».

Et pourtant, dans ce noble combat, notre David national ne faisait qu’appliquer ce principe de la Charte olympique qui dit: «Le Mouvement Olympique a pour but de contribuer à bâtir un monde pacifique et meilleur en éduquant la jeunesse par le moyen du sport pratiqué sans discrimination d'aucune sorte.» On comprend mieux que notre Teddy Bear ait été colère et déception.

Mais la lutte ne doit pas s’arrêter ! Quitte à arriver à pied par la Chine (5), les athlètes français porteront fièrement à Pékin le drapeau de la liberté ! Puisqu’ils s’y rendront…

Ainsi, pour apporter ma pierre à cette juste cause et rasséréner notre gros nounours, voici quelques propositions de nouveaux slogans révolutionnaires à apposer sur des badges :
-«Mangez des fibres !» ou bien «Danacol, j’adore !», inspirés de ce paragraphe de la Charte : «L'Olympisme est une philosophie de la vie, exaltant et combinant en un ensemble équilibré les qualités du corps, de la volonté et de l'esprit»;
- «J’en chie, mais c’est bon !», inspiré du principe : «Alliant le sport à la culture et à l'éducation, l'Olympisme se veut créateur d'un style de vie fondé sur la joie dans l'effort» ;
- «Fainéant de Tibétain, cours plus vite !», traduction de l’envol : «La pratique du sport est un droit de l'Homme (3). Tout individu doit avoir la possibilité de pratiquer le sport selon ses besoins» ;
- «Marathoniens, mettez du déodorant !», qui respecte le rôle du mouvement olympique qui «veille à ce que les Jeux Olympiques se déroulent dans des conditions qui prennent en compte d'une manière responsable les problèmes d'environnement» ;
- et enfin, le plus osé : «Attila, t’es caca !», véritable cri de révolte pour rappeler que «toute forme de discrimination à l'égard d'un pays ou d'une personne, qu'elle soit pour des raisons raciales, religieuses, politiques, de sexe ou autres est incompatible avec l'appartenance au Mouvement olympique.»

Nul doute que devant cette campagne résolue pour la défense des droits de l’Homme (3), le gouvernement chinois va plier et, enfin, autoriser les athlètes à se raser le crâne et à porter des tongs et des robes orange au village olympique. Parce que tout de même, cette interdiction est inadmissible…

--
(1) Mesdames, si la prédominance du masculin sur le féminin au pluriel vous révolte, allez casser la gueule à Vauvenargues.
(2) Ca a donné du boudin au Ricard.
(3) Mesdames, si le grand H de ‘Homme’ vous gonfle, allez casser la gueule aux représentants de l’Assemblée Constituante.
(4) Je vais prendre mes gouttes et je reviens.
(5) Je sais, c’est nul. Et alors ?