Que dire de ce texte ?
Mezcal est dans une période "détournement musical en tout genre"...

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Ce n'est pas parce que les journaux sont remplis de la description, quelque peu racoleuse, des tragédies vécues dans nos banlieues qu'il nous faut négliger les drames enfouis sous la réserve provinciale. Ils nous en apprennent bien souvent plus sur l'homme que les agressions de convoyeurs de fonds ou les rodéos en scooter.

Ainsi, dans la charmante ville de Camaret (Finistère), un ecclésiastique se voit empêché d'exercer son noble sacerdoce par une malformation de naissance fort gênante, qui ne lui permet pas de s'asseoir dans le confessionnal sans désagrément.

Désireux de compenser cette défaillance nuisible à toute la communauté, il se multiplie auprès des troupeaux de vache de la paysannerie locale, faisant brûler toute la flamme de sa foi pour la perpétuation de l'espèce, si nécessaire à la survie alimentaire du village. Les édiles locaux sont sensibles à ses efforts et ils lui rendent hommage régulièrement en exhortant vigoureusement le protecteur de Camaret, dont la statue enjolive la place centrale.

Hélas ! la jeunesse locale ne reconnaît pas à sa juste valeur les efforts de notre dévôt : les jouvencelles préfèrent même le stupre au recueillement sacré. Il faut dire que l'air iodé, l'appel de l'océan, les muscles développés des marins habillés par Jean-Paul Gaultier, tout cela grise les têtes et détourne la fine fleur de notre beau pays de Dieu et des ses pompes.

Accablé, découragé, notre saint homme baisse les bras et, avec seul compagnon sur qui il puisse compter son âne, il préfère ramener les âmes égarées dans le droit chemin, avec la force immanente du goupillon.

Cette triste histoire nous apprend que les vocations les plus sûres peuvent vaciller, dès lors le corps s'oppose à l'esprit en privilégiant une de ses fonctions et en gonflant plus que de raison les organes qui lui sont dédiés...

Pour un compte rendu détaillé de ce triste événement :

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