Dr Mezcal,

Je m’adresse à vous car je n’ose pas, vu le problème auquel je suis confronté, solliciter une consultation chez l’un de vos confrères, ni m’ouvrir de mes soucis auprès de mes amis.

Je m’explique. L’autre soir, avec l’équipe de rugby, après le match, nous sommes allés boire l’apéro et manger dans notre restau habituel. Durant le repas, emporté par l’ambiance et décidé à être le plus con, je me suis levé, j’ai sorti mon zboub et je l’ai trempé dans le pot de moutarde. Tout le monde s’est marré, surtout quand j’ai rengainé l’instrument, remonté mon caleçon et mon pantalon, sans passer par la case « lavabo »…

Ensuite, nous sommes allés en boîte et j’ai levé une nana. Je vous passe les détails de la nuit, mais sachez simplement que nous étions trop bourrés pour penser à la capote…

Et c’est là qu’il y a un problème. Deux en fait.

Depuis ce soir là, j’ai le sexe qui me brûle atrocement. Mais je n’ai pas le courage d’aller consulter pour savoir si c’est la moutarde ou la chaude-pisse : je devrais expliquer les circonstances au médecin, imaginez…

Le deuxième souci, c’est que la fille est devenue depuis ce soir-là folle de moi, elle me colle aux basques en permanence. Mais elle regrette l’intensité de notre premier rapport sexuel et devient exigeante. Alors, qu’une fois décuité, je me suis rendu compte qu’elle me dégoûte…

Que dois-je faire ? Je vous en prie, je suis au bord de la dépression nerveuse.

Bien à vous.


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Cher anonyme,

Votre aventure m’a rappelé les folles années de mes études de médecine, lorsque nous partions en virée, sortions notre nouille en public à tout propos, en chantant « Ce matin sur l’avenue, braguette ouverte à l’inconnu, j’avais envie d’montrer mon vit à n’importe qui. N’importe qui et ce fut toi, je t’ai montré n’importe quoi, il suffisait de t’la montrer pour t’apprivoiser. »

Cela étant, rassurez-vous tout de suite. La moutarde est utilisée comme désinfectant des vagins douteux depuis la nuit des temps. Les premiers préservatifs étaient d’ailleurs des boyaux de mouton remplis de graines de moutarde.

Ne craignez donc rien : la grosse sale que vous avez chopée à 4g dans chaque bras ne vous a pas filé la chtouille. Mais on n’a rien sans rien et, effectivement, la moutarde ça brûle le bout.

Quant à l’addiction sexuelle qu’elle vous manifeste depuis, bien fait pour vous. Ca vous apprendra à demander d’où vient la fille avant de choper. Je mets ma main à son feu au cul qu’elle est Dijonnaise, ce qui explique ses goûts sexuels bizarres.

Sachez que si elle était née à Espelette, vous auriez encore plus mal au gland…
La solution pour vous en débarrasser, c’est de lui présenter un Strasbourgeois, qui se fera un plaisir de tremper sa saucisse dans son pot de moutarde.

Et, à l’avenir, fréquentez plutôt des Québécoises adeptes du sirop d’érable, ou bien des Bretonnes élevées au beurre demi-sel, surtout si vous vous prenez pour Marlon Brando…

Bien à vous,

Dr Mezcal.