Récemment, en zappant en pleine nuit sur une chaîne câblée ouzbèke, je suis tombé par hasard sur la retransmission d’un sport confidentiel et bien sympathique : le football. Les commentaires ne m’ont pas permis de comprendre vraiment les règles, mais j’ai trouvé cela très amusant. Visiblement, vingt joueurs courent après un ballon, sans avoir le droit de le toucher avec la main, tombent en faisant des grimaces de douleur ostentatoires, engueulent un homme en noir qui ne fait rien d’autre que siffler, tandis que deux gus sont enfermés dans une cage et s’emmerdent.

Désireux de me renseigner sur ce sport confidentiel, beaucoup moins médiatisé que le curling féminin ou la belote coinchée, j’ai fait des recherches historiques sur Gnoupédia et je vais vous tracer à grandes lignes l’évolution de ce sport, visiblement né en 1973.

**1973** : des Hollandais aux cheveux longs, certainement sortis tout droit d’un coffeeshop d’Amsterdam, enfument des Turinois peu habitués aux vapeurs de cannabis, grâce à un but de la tête de Johnny Pet’ trompant Dino Zob. Dès l’origine, la drogue, les coups de boule et le sexe marquent ce sport, comme nous le verrons à nouveau.

**1978** : en Argentine, une compétition se déroule dans des stades ayant servi de lieux de détention et de torture. Pour protester, les Français, héritiers des Lumières, se trompent de maillot avant un match. La révolte est menée par un immigré italien, qui décide en outre de faire une grève de la faim à l’envers en se gavant de pâtes depuis. On me dit qu’il pèse aujourd’hui 140 kg et qu’il préside aux destinées du football européen…

**1981** : notre immigré italien, rentrant plus tôt que prévu d’un match, trouve sa femme au lit avec un de ses coéquipiers stéphanois. Il frise de près l’overdose de tagliatelles.

**1982** : un Argentin de 22 ans commence à prendre de la cocaïne à Barcelone. Déçu par la qualité de la drogue locale, il part à Naples en 1984 pour s’approvisionner directement auprès de la Camorra. Il n’a pas cessé depuis de se défoncer, avec des séquelles psychologiques graves : il voit la main de dieu dans une culotte anglaise et croit que Fidel Castro est un humaniste.

**1985** : nous retrouvons notre immigré italien hilare devant des tribunes détruites et 39 corps de supporters piétinés. Quelques jours après, pour se faire pardonner, il prépare des pâtes sauce bolognaise.

**12 juillet 1998** : dans l’indifférence totale, un jeune Kabyle agresse, par deux fois, un innocent ballon de coups de boule rageurs. L’omerta qui règne sur cette affaire serait due aux liens douteux qu’entretient cet individu avec les gangs Danone et Generali.

**2004** : au nom de la discrimination positive, un sélectionneur issu de la minorité opprimée des gros sourcils est nommé à la tête de l’équipe de France.

**2006** : refusant le droit à sa sœur de faire du sexe avec un Italien, notre ami kabyle donne un coup de boule furieux à celui-ci. Mais, trop vieux pour se plier suffisamment, il rate largement les couilles.

**2008** : notre sélectionneur sourcilleux veut se marier. Aux dernières nouvelles, sa dulcinée n’a toujours pas accepté, refusant le mariage avant le sexe.

Cette chronologie lapidaire nous indique qu’en fait, nous savons peu de choses sur ce sport. Mais une activité de drogués, d’obsédés et de voyous mérite-t-elle plus d’intérêt ?

Sur ce, je vous laisse, il y a une compétition de lancer de bouses de gnou en *prime time* à la télé…