29 octobre 2009
De l'usage du vibromasseur en bois de renne.
...durant la fin du Paléolithique supérieur
(je sens que ce texte va m'apporter un lot intéressant de recherche Gogole.
Ce sujet m'a été imposé, ne me demandez pas pourquoi !)
Dans toute société même primitive, chacun se positionne différemment
dans la hiérarchie du clan, chacun à sa place avec des privilèges et
des obligations (un peu comme les fonctionnaires aujourd’hui, vous
voyez ?).
Il en est de même au paléolithique et surtout quand celui-ci est
supérieur de part l’utilisation plus fréquente de rituels sexuels
donnant lieu à la naissance de l’industrie pornographique.
Line Renaud, d’ailleurs que l’on associe à tord au néolithique a
pourtant tourné ses premiers films x durant la fin du paléolithique
supérieur.
D’ailleurs comme on peut le voir sur la photo ci-dessous, elle arbore
fièrement des boucles d’oreilles en coprolithe séchée d’antilope très
prisées durant cette période.

Une des fonctions les plus respectées à cette époque est celle du tailleur de pierre.
Pourquoi me direz-vous et vous auriez bien raison de poser cette
question, alors qu’on aurait pu penser que le peintre pariétal ou
encore le chasseur avait un rôle clé dans la société préhistorique.
Certes vous répondrais-je, mais l’artiste recouvert d’ocres et le
chasseur aux ongles incrustés de boyaux ne sont pas encore (cela
viendra un peu plus tard) des figures érotiques.
Le tailleur de pierre possède un vrai pouvoir de séduction, qui passe
par son accoutrement dans un premier temps. Pour éviter les éclats de
silex lors de son travail de taille, il se revêt entièrement de cuir.
On connait l’attrait sexuel de cette matière sur les jeunes femmes, qui
est le pendant de celui des hommes pour le vinyle (d’ailleurs à ce
propos, vous a-t-on déjà parlé de la tante de Faust ?).
Donc voilà une photo d’un tailleur de pierre du paléolithique supérieur, vous remarquez la sensualité de son regard.

Mais ce n’est pas tout, l’habit ne fait pas le moine, même si le curé de Camaret avait les couilles qui pendent.
En plus, évitons de généraliser, tous les tailleurs de pierre ne sont pas sexy !!!
Pourtant, tous avaient un pouvoir sur les jeunes femmes qui raffolaient
de leurs caresses et surtout de leurs outils, oui tous !!! Même lui !

Regardons de plus près l’attirail du tailleur de pierre.
Il est composé de silex dont l’attrait sexuel est limité de par sa propriété coupante.
Évidemment cet inconvénient de la matière trouvera une solution plus
tard quand les tailleurs apprendront à polir la pierre expérimentant de
nouvelles découvertes sexuelles appelées boules de geisha, mais ceci ne
concerne pas le paléolithique mais la période lui succédant, le
néolithique.
Revenons donc à notre tailleur paléolithique.
Celui-ci jouissait d’un statut particulier, rester dans le village avec
les femmes pendant que les autres hommes partaient à la chasse.
Taper sur des galets à longueur de journée lui donnait des envies
érotiques qui malheureusement ne trouvaient pas de concrétisation.
Un jour, le tailleur écoutait la dernière chanson à la mode, tout en exerçant son art.
http://www.wat.tv/video/philippe-lavil-il-tape-sur-z2ut_o9de.html
Les paroles « il tape sur des bambous et il est numéro 1 », « il y a
des filles de partout qui lui veulent du bien » lui donnèrent une idée
qui bouleversa la préhistoire et donna naissance au paléolithique
supérieur. Le bois était la réponse à ses problèmes.
De cette révolution culturelle, naitra toute une gamme d’outil pour le tailleur : les percuteurs en bois de rennes.
De forme allongée, le bout rond et massif, cet outil permettait des
possibilités infinies en taille de silex, une rationalisation de la
matière première, de meilleurs outils et armes au qui donnait au
tailleur un rôle encore plus important dans la communauté et un statut
d’artiste et de magicien.
Comment pouvait-il avec du bois casser une matière aussi dure que le
silex, cette constatation émerveillait les jeunes filles qui
profitèrent de l’absence de leurs hommes pour aller visiter l’atelier
du tailleur de silex.
Très vite, dans la hutte du tailleur, les jeux sexuels les plus pervers commencèrent.
Les bois de rennes constituaient de très bon sex toy. On les appela
percuteur tendre en référence aux jeux de l’amour, mais dans la tiédeur
de la couche du tailleur, les jeunes filles leur préféraient le nom de
vibromasseur.
On peut distinguer différents types de vibromasseur du paléolithique supérieur.
Vibromasseur simple de forme courbe, vibromasseur à double pénétration :

Vibromasseur simple à large tête et à bosse spéciale point G.

Pour les plus pervers, la version harpon à pointe, dérivé des
ustensiles de pêche que ce mirent à proposer les tailleurs de silex et
qui eu un succès florissant à la fin du paléolithique supérieur.

Oui, une nouvelle époque était née, de plaisirs variés, cachés des
autres membres masculins de la communauté qui ne comprenaient pas que
les tailleurs de silex restaient célibataires trop occupé pensaient-ils
au bien être de la communauté, procurant de nouveaux outils tous plus
révolutionnaires les uns des autres. Ils n’avaient pas tout à fait
tord, les tailleurs étaient bien préoccupés par le bien être et le
bonheur de la gente féminine.
Je dédicace ce texte à Gnomax, grand tailleur de silex, qui j’espère ne
m’en voudra pas d’avoir révélé par ce texte une des clés de
connaissance de la préhistoire, malgré le devoir de réserve qui sied à
notre profession. Je compte sur vous pour ne pas diffuser ses
informations.
03 octobre 2009
Super-héros à mi-temps
On n’a pas fini de parler de la crise financière et de ses conséquences dans tous les domaines. Bien sûr, par facilité, le feu des projecteurs s’est porté d’abord sur les plus faibles et les plus geignards : les Américains surendettés expulsés de chez eux dès potron-minet, les ouvriers licenciés qui menacent de faire sauter leur usine, Paris Hilton qui s’est cassé un ongle...
Mais il y a des afflictions dignes et silencieuses, qu’il serait ingrat d’oublier. Pensons, en particulier aux super-héros. Eux qui ont comblé notre enfance de rêves, est-il normal aujourd’hui de leur tourner le dos et de rire de leur gêne ?
Bref rappel historique : au temps de l’argent-roi et de la spéculation souriante, les super-héros, fatigués de leurs années d’exploits pour le bien de la communauté, ont cédé au chant des sirènes. Aveuglément confiants envers la loi du marché, ils ont confié leurs économies au fonds de pension de cet aigrefin de Lex Luthor et, alléchés par les premiers retours sur investissement, ont pris leur retraite pour goûter enfin au repos et à l’égoïsme.
Seulement, patatras ! Dès que la crise des subprimes a éclaté, les emprunts toxiques du sieur Lex ont pété au nez des cotisants. Notons que l’escroc, lui, s’en est bien sorti et qu’il se la coule douce aux Seychelles, dégustant de vieux Corton-Charlemagne en compagnie de ravissantes call-girls, qui fument joyeuses en dégrafant leurs pagnes, de la sinsemilla dans son brûle-gueule. (1)
Les pauvres super-héros, trop naïfs, se sont trouvés d’un coup tellement démunis qu’ils ont dû reprendre leurs anciennes missions, en les monnayant cependant. Mais, dans un contexte de restriction pour tous les salariés et, surtout, de perte des valeurs du rêve, ils emportent peu de succès. En effet, comment faire recette avec ses super-pouvoirs à une époque où n’importe quel idiot tout juste sorti de la crise acnéique passe à la télé 24/24 pendant trois mois, enfermé dans un « château » ? Comment faire valoir la défense de la veuve et l’orphelin, lorsque chacune détourne les yeux en passant devant plus pauvre que soi, serrant les fesses pour ne pas être le prochain locataire d’un carton ?
Et puis, avouons-le, les héros de nos jeunes années ont pris un sacré coup de vieux...
Ainsi, les anciennes étoiles au collant ultra-moulant doivent, pour survivre, exercer leur art à temps partiel, complétant leurs maigres revenus grâce à des emplois peu reluisants, vaguement inspirés de leur couverture du temps de leur gloire.
Ne soyez donc pas étonnés si vous vous faites « traiter » chez la manucure par un Wolverine honteux aux cheveux ébouriffés, pensez même à lui glisser discrètement un pourboire dans la patte, avant d’aller soigner vos mains déchiquetées.
Ne rabrouez pas le pauvre hère en uniforme rouge et bleu tout rapiécé qui vous propose en chuchotant des photos floues de la petite culotte de Britney Spears ou du dernier coma d’Amy Winehouse. Peter Parker n’a gardé de ses années dorées que son appareil photo et il est bien obligé pour survivre de se rabattre sur ce qui, reconnaissez-le, vous intéresse en fait beaucoup plus que des clichés d’un homme-araignée sauvant les passagers d’un bus...
N’ayez par contre aucune pitié pour Clark Kent ! La panade financière ne justifie pas de vendre son honneur de journaliste pour trente deniers. Comme si Le Figaro n’avait pas déjà assez de chroniqueurs économiques...
Soyez par contre charitables, Messieurs, quand vous croisez Wonder Woman au coin de votre rue. Bon, d’accord, elle est vieille et flasque maintenant mais, en fermant les yeux, vous vous rappellerez aisément qu’elle fut la cause de vos premiers émois adolescents...
En ces temps de galère, ne fermez pas votre cœur, redevenez le petit enfant qui rêvait devant les Marvel Comics !
Ou bien, donnez un bon coup de pied dans le ventre de ces super-héros en panade, descendus de leur piédestal. Après tout, qu’est-ce qu’ils étaient chiants avec leurs exploits toujours renouvelés, leur physique parfait et leur sens du triomphe faussement modeste...
Allez, je vais me revoir le générique des Watchmen, juste pour le plaisir :
“Your old road is
Rapidly agin'.
Please get out of the new one
If you can't lend your hand
For the times they are a-changin'.”
---
(1) il faudra qu’un jour j’arrête de saisir toutes les occasions pour citer du Thiéfaine...
27 septembre 2009
Dessine-moi une Utopie
Dis, dis, Sayya, dessine-moi une Utopie ! me demandait un jeune garçon d’un air malheureux.
Tu ne préférerais pas que je te dessine un silex, Uto ? (pour des raisons pratiques appelons donc ce jeune garçon Uto)
Non, une Utopie pleurnicha Uto.
Uto, pie de vache ? Pie qui chante ? Pikachu ? Piaf ?
J’étais d’humeur pinailleuse, faut dire que je n’avais pas envie de me laisser marcher sur les pieds par un jeune pigeon même pas voyageur.
Dis, dis, Sayya, dessine-moi une Utopie !
Tu ne préférerais pas une image d’Épinal ?
Une utopie pour Uto, une utopie pour Uto !!!
Mais ça ne se dessine pas une utopie Uto (note pour le lecteur, remarquez que j’ai bien fait d’appeler le garçon Uto et non Pie, sinon la phrase aurait été « ça ne se dessine pas une utopie Pie »).
Une utopie ça se respire, ça s’imagine, ça se rêve, comment je pourrais dessiner l’indicible, imbécile.
Le jeune garçon s’effondra en larmes, je cherchai alors un moyen de lui
décrire mon utopie, enfin d’en créer une rapidement histoire qu’il s’en
ail : mon utopie ce n’était pas ses oignons.
Difficile d’ut opier quand on n’a pas la partition musicale qui va avec.
Une vie de chien, regarde les animaux, mon garçon lui dis-je. Ils ont la plus belle vie qu’il soit. Ils dorment, mangent, jouent et ne se posent aucune question sur la vie, l’univers et le reste. Ils sont heureux rien qu’en profitant de l’instant présent, tu vois ? Pas besoin de chercher à créer un nouveau monde, suffit de prendre le bon côté de la vie.
Waf waf me répondit-il en me tendant sa feuille et son crayon.
Hum… Il en faudrait plus pour le con vaincre.
Regarde les fleurs, la nature, elle pousse sans se soucier du lendemain. Elle évolue, se transforme et s’adapte même aux pires engrais que l’humain engendre.
Non… Il n’avalerait jamais ces salades et risquait en plus de pisse en lit.
Je ne pouvais pas lui raconter mon utopie, c’était mon jardin secret, si je lui disais mes rêves les plus fous, je perdrais ma vie, mon univers et le reste…
Tu vois, une utopie c’est personnel, c’est un lieu qui n’existe que
dans notre cœur, si je t’ouvre mon cœur je vais saigner ensuite et je
vais dégueulasser ta feuille blanche.
Alors pour le dessin de l’utopie c’est temps pis, cela m’est
impossible, tu ne veux pas que je te dessine un silex, tu sais un silex
c’est un peu comme une utopie des temps passés.
D’ailleurs back to the tree, on va vivre dans des tipis et fabriquer des fromages de gnou.
Faut juste que je trouve un moyen de me connecter à Internet en haut de
mon tipi perché sur le gnou lui-même au sommet de l’arbre.
Il secoua la tête, cligna des yeux et me tendit la feuille marmonnant :
Dis, dis Sayya dessine-moi une utopie.
C’était désespérant mais où étaient ses parents à ce môme, d’où sortait-il, pourquoi il ne me lâchait pas.
Sors de mon rêve !
Rien à faire il ne me laisserait pas déjeuner en paix.
Je pris la feuille, le crayon, m’appliquai pendant 42 minutes.
Je mis la feuille dans une cage et lui dis :
Voilà je t’ai dessiné un mouton, là il est en cage, ton utopie sera de le libérer de la cage.
Je me réveillais immédiatement, effrayée par ce cauchemar, je regardais sous mon lit… Il y avait bien des moutons !!!
20 septembre 2009
Comment je n'ai pas couché avec Douglas Adams
En 1994, je n’avais jamais entendu parler de Douglas Adams et je n’écoutais pas très souvent les Floyd. C’est donc de façon tout à fait naturelle, en vertu du « théorème du 22 mai » (1), que je me suis retrouvé backstage au Earl’s Court de Londres le 28 octobre 1994. Et que j’étais une blonde aux gros seins, avec une mini-jupe en guise de ceinture et le frifri frétillant.
J’étais venu(e) pour me taper Gilmour, ou à l’extrême rigueur Mason. Mais le gars qui avait joué de la gratte acoustique sur Brain Damage et Eclipse avait une bonne bouille. Et comme les Floyd étaient accaparés par une troupe de femelles blanc manger très envahissantes…
Je m’approchais donc de cet invité inattendu, les hanches ondulantes et le poitrail conquérant, quand je me pris les pieds dans un robot nain :
« - R2D2 ?
- Ah bien sûr, on ne me reconnaît jamais… Bien la peine d’avoir le cerveau de la taille d’une planète… Moi c’est Marvin. Je ne vous démonte pas le moral, au moins ?
- Non, non, mais là je suis pressée d’aller… euh… aux toilettes. »
Durant ce fâcheux intermède, une mince humanoïde, avec de longs cheveux noirs, une bouche, un étrange petit bouton sur le nez et des yeux bruns ridicules, avait commencé à draguer ma proie. Au moment où je me joignais discrètement au petit groupe, elle pérorait :
« Comme toi, Douglas. J’ai fait du stop. Après tout, avec un doctorat en mathématiques et un autre en astrophysique, c’était ça ou retourner faire la queue pour toucher mes allocs chômage dès lundi matin. Désolée d’avoir manqué notre rendez-vous mercredi mais j’étais dans un trou noir toute la matinée. »
Douglas… Un nom de bière, c’était parfait. Il ne restait plus qu’à me débarrasser de ma rivale. L’invitant avec un clin d’œil à « se repoudrer le nez aux toilettes entre filles », je réussis à l’entraîner et à l’assommer contre le lavabo. Faut ce qu’il faut…
Le temps de mon absence, Douglas s’était bien murgé. Il faut dire qu’il était entouré d’un mec bizarre, avec une serviette sur l’épaule, qui lui faisait boire pinte sur pinte avant la fin du monde, et d’un gros en manteau de cuir avec un chapeau rouge tout moche, qui lui proposait de retrouver son chat mort depuis trois ans grâce à l’holistique…
L’avantage, c’est que l’alcool réveillait la libido de Douglas et qu’il commençait à se rapprocher de moi.
C’est au moment où sa main frôlait mon fessier accueillant qu’intervint l’incident.
Une troupe d’affreux armés de lasers fit irruption, pour arrêter tout le monde, car personne n’avait pensé à remplir le formulaire de demande du formulaire permettant de solliciter le droit de boire de la bière dans les coulisses. Douglas, pris en flagrant délit, une énième pinte à la main, fut embarqué pour aller déclamer de la poésie dégueulatoire. Quant à moi…
Au moins, la soirée s’est bien terminée. Quand je suis rentrée à l’hôtel, j’ai lancé ma petite culotte au plafond et elle est restée collée.
Mais je n’ai jamais plus revu Douglas…
--
(1) théorème énoncé par Hubert-Félix Thiéfaine dans *22 mai*, qui édicte qu’on porte secours aux victimes d’un accident dont on n’est pas au courant.
18 juillet 2009
Gratte-ciel
Il s’appelait Pierrot et n’était pas un bon élève. Faut dire qu’à l’école de la vie, il prêtait sa plume un peu trop souvent.
Sa vie bascula, suite à une erreur d’orientation, il avait confondu le
nord du sud, et comme il était un peu à l’ouest comme gars, cela lui
valut de se retrouver à l’est derrière un mur.
Muni de son papier ANPE (agence normale des personnes de l’est) il se rendit au bureau d’embauche.
Il enfila la queue, il tira le numéro 42, il était 9h06.
L’attente était insoutenable, au clair de lune son tour vint enfin.
La conseillère lui demanda ce qu’il voulait faire, il lui expliqua sa
passion pour les astres, son envie de voyage dans l’espace.
Naturellement elle lui répondit que c’était un métier passionnant mais
difficile, lui proposa un stage et le reconduisit à la porte.
Muni de son papier qui lui donnait rendez-vous le lendemain il sortit heureux en rêvant à son futur métier.
Le lendemain, tout ce bonheur changea.
Le formateur le reçu au sommet d’un immeuble de 42 étages.
« Vous êtes apprenti gratteur de ciel, le travail est simple, vous devez chatouiller les nuages pour les faire fuir et éveiller le soleil »
Pierrot tomba des nues, il comprit qu’il n’irait pas dans l’espace même s’il le touchait du doigt.
« Mais, je voulais aller sur la lune, plus haut que les nuages, je ne veux pas gratter le ciel mais voler plus haut, toujours plus hauuuuuuuuuut, pour aller plus haut, aller plus haut, où l'on oublie ses souvenirs, aller plus haut, aller plus haut, se rapprocher de l'aveniiiiiir » se plaignit-il d’une voix stridente.
« Vous vouliez la lune, mais il faut commencer petit mon garçon, gratte-ciel est un métier honorable, ensuite vous pourrez devenir secrétaire de la lune pour tenir à jour son carnet de rendez-vous avec le soleil et lui servir son croissant le matin, puis plus tard faire une formation accélérée si vous êtes un bon élève, vous serez dans la lune et vous pourrez la décrocher. Mais en attendant voilà vos outils et grimpez ! » répondit le formateur mal luné.
Pierrot plein d’espoir grimpa en haut de l’immense échelle du temps avec son pinceau chatouilleur.
Tous les jours la tête dans les nuages il apprenait à jouer avec eux.
Il avait compris comment chatouiller les cumulus pour qu’ils éclatent
de rire en forme de lapin, de nounours, de fleurs, de monstres hideux.
Il avait un peu peur des cumulonimbus qui avec leur grosse voix
prenaient la mouche facilement et parfois éclataient en puissant
orages. Il riait alors avec les éclairs menaçants et parfois dansait
avec eux ou leur jouait un air de pipeau.
Depuis des lunes, il n’avait par contre plus d’espoir de progresser et d’approcher son rêve. Ça le rendait un peu lunatique et parfois son travail s’en ressentait, laissant des jours entiers les nuages s’accumuler en grisaille nimbostratusienne.
Sans aucune nouvelle de son formateur depuis des mois, il dépérissait en haut de son échelle.
Puis un matin apparut une magnifique cirrus, toute laiteuse, filandreuse et aérienne qui rigolait d’une voix légère à ses chatouilles. Il en tomba fou amoureux, elle lui fit atteindre le septième ciel, ils se marièrent et partirent en lune de miel sous un ciel d’azur.
13 juillet 2009
À toute heure, chien pisse et femme pleure
Ma grand-mère me disait toujours : « il ne pleut pas c’est le petit Jésus qui fait pipi ».
Tu parles que ça me soulageait comme explication à un phénomène
naturel. C’est dégueulasse de se faire pisser dessus sans être
consentant (d’ailleurs en parlant d’odeur je ne comprenais pas que le
pipi du petit Jésus ne sente rien).
Les proverbes c’est vraiment des inventions de grand-mère. Pas les trucs rigolo qu’on se met sur la tête ou sur le visage pour être jolie, comme la camomille pour avoir des cheveux blonds, du citron dans les yeux pour qu’ils brillent (ah ça pour briller ils brillent mais bonjour les pleurs et irritations) ou les masques d’argile qui assèchent la peau et font ressortir les boutons. Non, des trucs qui veulent rien dire tout simplement, parce que les vieux il faut le reconnaitre, ils perdent la raison en gagnant en sagesse.
« A toute heure, chien pisse et femme pleure ».
En voilà un proverbe qui ne signifie rien !
D’abord mon chien, il ne pisse pas à toute heure. Je n’ai pas que ça à
faire que le sortir toutes les heures pour qu’il aille se soulager. De
toute façon, il est toujours 9h06 et donc l’apéro prime sur mon chien,
il faut ne pas déconner non plus avec les choses essentielles de la vie.
Ensuite même si ça m’embête parfois de le sortir, je n’ai jamais pleuré
quand j’ai dû m’acquitter de cette tache (tiens le pipi du petit Jésus
il ne tâche pas non plus).
Imaginez la scène.
On va dire qu’il est 9h06 et que mon chien tourne en rond devant la porte qui est pourtant rectangulaire en hurlant à la mort comme un chien de garde.
Moi je suis entre chien et loup, je ne sais pas quoi faire, rater l’heure de l’apéro ou sortir le chien.
Au bout d’un moment on se regarde en chiens de faïence (enfin surtout lui) et moi j’éclate en sanglots.
Je me fais une belle crise de larme, je pleure à en avoir les yeux
dehors, il me reste plus qu’à en profiter pour y mettre les pieds.
Il fait un temps de chien, je pleure à chaudes larmes ce qui me
réchauffe légèrement et je me sens prête à affronter le froid glacial
bien que gelée comme une crotte de chien.
Il commence à pisser comme une vache, et moi j’ai déjà pleuré toutes
les larmes de mon corps, au point d’en faire une rivière, on risque de
m’accuser d’avoir la rage et d’avoir voulu noyer mon chien, je suis
dans la merde sans avoir marché dedans.
Le chien aboie, la caravane passe, une dame me demande si je suis Madeleine, je lui réponds que je n’attache pas mon chien avec des saucisses et que je lui garderai un chien de ma chienne. Tout va bien j’échappe à la fourrière, de toute façon ils cherchaient un chat et comme les chiens ne font pas de chats elle donne sa part au chien et s’en va furieuse.
J’ai une humeur de dogue, je pleure amèrement c’est dégueulasse. Il fait froid à couper les chiens en deux, le mien est entier il hurle à la mort en regardant bien un évêque, moi je suis comme un chien dans un jeu de quille.
Je pleure à m’en sécher, ça tombe bien je suis mouillée à cause du petit Jésus. J’insulte l’évêque, il me répond que j’ai du chien. Il se défroque. Nom d’un chien, je vais finir à la rubrique des chiens écrasés. Je cours donc à en perdre haleine, je suis lessivée, je pleure à plein de seaux, j’en profite pour y laver mon linge sale.
J’aurais dû attacher mon chien à la chantepleure, j’ouvre enfin la porte de chez moi, je me répands en larme, mon chien repu se couche en chien de fusil. Il n’a même pas la reconnaissance du ventre, je pleure comme un bébé, je retarde. Je regarde donc ma montre, il s’est passé une heure, il est temps d’y retourner je pleure à m’en briser le cœur…je…je…je…
Plus rien…je mangerais bien les pissenlits par la racine mais j’hésite il paraît que ça donne envie de faire pipi.
12 avril 2009
Pour titiller vos neurones, jouons au LSD !
Ce n’est pas la première fois que je vous propose un jeu inventé par l’OULIPO. Pour mémoire, l’OUvroir de LIttérature POtentielle, inventé en 1960 par de doux dingues tels Georges Pérec ou Raymond Queneau, se propose depuis d’explorer tous les aspects inattendus et surprenants du langage.
Le jeu que je vous propose aujourd’hui, créé par Georges Perec et Marcel Bénabou, s’appelle la Littérature Sémo-Définitionnelle : LSD
A partir d’un texte au contenu connu et un peu chiant, il s'agit de
détourner le propos en substituant aux termes employés des définitions
plus inattendues, afin de subvertir le contenu vers un résultat
loufoque. Il est possible de prolonger le "jeu" par étapes successives,
pour tendre... vers n'importe quoi!
Exemples
Énoncé de départ : « La marquise sortit à cinq heures. »
Étape 1 : « Le toit avancé soutenu par des piliers fut mis en vedette à l’heure du thé. »
Étape 2 : «
La couche supérieure qui touche à son terme sans familiarité avec les
fourches patibulaires est la sentinelle exacte qui croît à la Chine. »
…Ad libitum…
Énoncé de départ : «La chair est faible et j'ai lu tous les livres"
Étape 1 : "La viandaille défaillit et je sais tout"
Étape 2 : "Je n'arrive pas à bander, mais j'ai le cerveau de la taille d'une planète"
Ce jeu connaît des variantes.
Variante 1
Orienter le choix des définitions de façon à obtenir des textes qui ressemblent à des citations “ à la manière de ” :
Énoncé de départ :« Le presbytère n’a rien perdu de son charme ni le jardin de son éclat. »
Arrivée : «
Le conseil des prêtres assistant l’évêque a corrompu la femme qui se
noie dans ses illusions, dans ce pays fertile en manifestations
violentes » (Sade, Justine).
Variante 2
On choisit deux énoncés aussi différents que possible, avec l’objectif de passer de l’un à l’autre en un minimum de phases.
Voilà un exercice soumis à votre sagacité pour appliquer ce principe :
A partir de la phrase : « Le presbytère n’a rien perdu de son charme ni le jardin de son éclat », aboutir à « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! »
Pour ma part, j'ai fait 3 étapes :
Étape 1: "La réclusion des curés est séductrice et on tire des feux d'artifice dans les potagers ouvriers"
Étape 2 : "Ouvriers, cultivez votre jardin! Les religions divisent les peuples"
Étape 3 : "Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!"
Ok, ma solution est tordue. Et je ne doute pas que vous ferez mieux.
D'ailleurs, outre le fait de trouver quelque chose de moins con, je
vous propose d’inventer en répliques des illustrations des différentes
variantes de ce jeu littéraire.
01 janvier 2009
L’horoscope 2009 de Madame Irma
Bonne année 2009 !
Et pour commencer l'année en beauté, un horoscope absurde de Madame Irma, qui apporte depuis quarante ans le bonheur aux pauvres hères qui la croisent sur son carré de bitume de Pigalle ou au « Bar des Arpenteuses », où elle dispense ses consultations astrologiques.
Surströmming (22 décembre au 21 janvier)
Si vous êtes né(e) sous le signe du surströmming, restez chez vous
durant le premier trimestre. En effet, dès que vous passerez la porte
de votre demeure, des ados hystériques se jetteront sur vous pour vous
lécher les narines en vous prenant pour le chanteur de Tokio Hotel, Godzilla voudra vous féconder et Martine Aubry vous proposera une motion de synthèse.
D’avril à juillet, le calme reviendra et vous gagnerez l’estime de vos
voisins en épilant les ânes. En août vous partirez en vacances en
Tchétchénie, où vous choperez une gastro qui vous occupera sainement
jusqu’en octobre.
La fin de l’année marquera un grand changement pour vous, puisque vous
jouerez tous les soirs de la chasse d’eau dans un orchestre de free jazz au festival d’Outreaux.
Crinière de fourmi (22 janvier au 21 février)
Si vous êtes né(e) sous le signe de la crinière de fourmi, vous aurez
les poils qui poussent à l’intérieur. Cela vous rendra follement
séduisant(e) auprès des pangolins, avec qui vous vivrez des moments
torrides.
Le mois d’avril sera à marquer d’une bouse blanche, puisque vous
gagnerez une ventouse à chiottes lors d’une partie de bingo. Votre
patron, subjugué, vous proposera immédiatement un poste de
responsabilité correspondant à vos nouvelles compétences.
En octobre, vous resterez sobre, mais au réveillon vous engloutirez
douze douzaines de noix de coco, arrosées d’essence de térébenthine.
Perroquet télépathe (22 février au 21 mars)
Les natifs du signe du perroquet télépathe chanteront chaque matin de
l’année du Nicolas Peyrac à tue-tête. Cela leur permettra d’être
expulsés de leur logement dès la fin de la trêve hivernale. Ne pouvant
plus accéder aux douches, ils se feront virer de leur emploi et, enfin,
ils pourront goûter la vraie liberté !
Sous le pont où ils dormiront, ils rencontreront le vrai amour avec un
brochet égaré et le mariage sera célébré en juillet devant une
assistance de gnous drogués.
La fin de l’année sera une embellie permanente, puisque les perroquets
télépathes se régaleront de boutons d’uniformes d’uhlans.
Trou de nez (22 mars au 21 avril)
Les natifs du signe du trou de nez verront dès janvier la Musareille
entrer dans le troisième quartier du Fémur. Leurs orteils croîtront et
se multiplieront, ce qui leur permettra de manger les œufs à la coque
avec les pieds.
A partir de juin, vous vous en roulerez un et resterez en permanence
dans un brouillard suave et embaumant la rose, qui vous ménagera les
rencontres sexuelles les plus inattendues avec une colonne Morris ou
bien un chapeau mou.
La fin de l’année sera marquée par un psoriasis de première classe, qui
vous permettra d’entrer gratuitement aux premières des concerts de
Carla Bruni.
Tord-boyaux (22 avril au 21 mai)
Si vous êtes né(e) sous le signe du tord-boyaux, votre chemin sera
jonché des roses lancées sous vos pas par vos admirateurs éperdus. Vous
daignerez, de temps en temps, leur faire un geste discret de la main
qui les fera s’évanouir.
En 2009, pour vous délasser de vos préoccupations vitales pour la
planète, vous découvrirez le vaccin contre le SIDA, résoudrez la crise
financière, annulerez la dette du tiers-monde et réussirez l’exploit
insensé de réconcilier Roux et Combaluzier.
Dans votre vie de couple, vous irez d’orgasmes extatiques en orgasmes explosifs…
Ces prévisions sont surtout valables si vous êtes né(e) le 9 mai. Et que vous fêtez en 2009 vos 43 ans.
Blanc manger (22 mai au 21 juin)
Les blanc manger passeront le premier trimestre à rire bêtement. En
effet, des trolls de la planète Kuyoku leur chatouilleront les
pseudopodes.
Au printemps, leurs croquettes favorites reviendront à la mode et ils
se coucheront les quatre fers en l’air dans la rue en sifflant You are the sunshine of my life.
En septembre, ils attaqueront les doryphores en justice pour harcèlement textuel et passeront le réveillon avec Maître Vergès.
Canapé Chesterfield (22 juin au 21 juillet)
Si vous êtes un canapé Chesterfield, mangez des pommes : les coiffes
bigoudènes tenteront en effet de vous convertir à l’hindouisme. Au
solstice d’été, vous avancerez de trois otaries, tomberez sur la case «
Jérôme Kerviel » et rachèterez le Titanic au prix de gros.
L’automne vous apportera son lot de lettres d’amour anonymes et
d’anthrax parfumé à la fraise. Epousez le facteur et déménagez sur la
planète Zion. Vous pourrez ainsi vous reconvertir en planteur de ganja
galactique.
Slip (22 juillet au 21 août)
Si vous êtes né(e) sous le signe du slip, entonnez durant le premier trimestre L’internationale
en breton, accompagné(e) par les Gipsy Kings. La présence de Barbarella
dans la troisième maison de Cendrillon risquera en effet de vous
conduire à La Courneuve sans passer par Opéra.
En août, allez joyeusement vous faire foutre, les hamsters n’étant pas
en été ce que l’on croit. Il sera bien temps pour vous, après
l’équinoxe d’automne, de manger des timbres poste.
Le jour de Noël, habillez-vous chaudement : vous vous transformerez en
effet à cette occasion en soldat trop connu et serez de garde toute la
nuit.
Serviette (22 août au 21 septembre)
Les serviettes connaîtront en 2009 une révélation essentielle. Après
une partie de belote coinchée avec le Dalaï Lama au bar-PMU « Chez Abdel »,
trois tétons leur pousseront dans le dos et ils commenceront à entendre
la voix de Rika Zaraï leur demandant de brouter les Anglais.
En juin, ils tenteront la traversée du Channel en mikado, mais
s’échoueront sur les plages de Nouvelle-Guinée. Ils créeront une
communauté célébrant le culte du cargo. On n’entendra plus parler d’eux
pendant trente ans, jusqu’à ce qu’ils soient découverts par l’équipe de
Koh Lanta.
Vodka au cumin (22 septembre au 21 octobre)
Si vous êtes né(e) sous le signe de la vodka au cumin, l’ornithorynque
de votre père vous poursuivra dans les couloirs de la maison familiale,
habillé en taliban. Ce n’est qu’en mars, lorsque Gargamel percutera la
troisième lune de Ganymède, qu’il s’arrêtera tout net devant une
horloge nymphomane.
Profitez de ce répit jusqu’en octobre. A ce moment-là, vous aurez
Uranus en enfilade et vous suinterez de la morve verte par tous les
pores. Seul un bain de sang de chapka lors de la dernière pleine lune
de l’année vous délivrera du mal.
Guacamole (22 octobre au 21 novembre)
Les natifs du signe du guacamole passeront beaucoup de temps à manger
les chaussures des nonnes. Vers le mois de juin, une excroissance de
guêtres blanches leur poussera au milieu du front et ils pourront alors
postuler avec succès pour les minimas sociaux.
Ce tour heureux leur permettra d’entamer une relation réjouissante avec
une tronçonneuse. Cette idylle durera jusqu’en décembre, lorsque le
loup-garou montrera sa cuillère.
Agité avant de se servir (22 novembre au 21 décembre)
Les agités avant de se servir connaîtront une année douce et mouillée.
La mère Denis leur ramènera leur linge du lavoir, Maïté les aspergera
de tofu frais.
En mai, ils tricoteront un plaid et en août, ils s’envoleront en robe
de mariée. Le dernier trimestre sera l’occasion de faire des bocaux de
couilles d’orang outang et décembre les trouvera rose, vert et mauve
sous les aisselles.
Pour tous les signes, l’ascendant sera cette année l’oryctérope misanthrope, avec ses effets habituels. Tous les quinze jours, un Australien vous offrira une bière et à chaque déclaration de Sarkozy, vous ferez le poirier nu(e) dans les jardins communaux.
24 décembre 2008
Pom pom pom pom
Un texte de noël ...ou bien de pâques...
--
On nous répète à longueur de journée qu’il faut manger 5 fruits et légumes par jour.
Pourtant il est de source sure que certains fruits peuvent être extrêmement dangereux pour l’homme comme pour la femme.
L’Histoire avec un grand H, celle qui ne peut être remise en cause,
nous a pourtant prévenus de ses dangers depuis l’aube des temps.
D’ailleurs que se passa t-il à l’aube des temps ?
Adam et Eve batifolaient dans leur jardin à Eden, une ville africaine,
puisque comme tout le monde le sait le berceau de l’humanité est en
Afrique.
Adam qui cueillait des pommes depuis l’aube décida d’en manger une. Or
l’homme qui n’était pas très malin trouva le moyen de s’étrangler avec.
Un morceau du fruit lui resta coincé dans la gorge. Eve voyant le
désespéré rougir et verdir à tour de rôle voulu l’aider en lui donnant
une grande tape dans le dos. Celui-ci prenant ce geste pour une menace
frappa Eve de grands coups de pied dans le ventre ce qui lui provoqua
des saignements.
Quand il put enfin recracher le morceau, il était de forte mauvaise
humeur. Eve regretta que ce ne fut pas des noisettes qu’il mangea, elle
aurait pu lui en casser quelques-unes dans l’entrejambe.
Et c’est ainsi que les rapports hommes-femmes se dégradèrent.
Effectivement chaque mois alors qu’Adam avalait de travers le fruit, il
frappait sa compagne et lui provoquait des saignements menstruels.
Il faut noter dès à présent l’hérésie manifeste de l’Histoire (celle
avec un grand H, vous savez celle qui se fume avec de la moquette).
Comment Eve a pu enfanter l’humanité si elle saignait à intervalle régulier ?
Et oui, face à l’impossibilité de donner naissance à des enfants à une
époque où l’adoption d’enfants africains n’était pas encore à la mode,
il faudra attendra Sainte Madonna et Sainte Angelina pour cela, Eve
telle un ver solitaire aurait dû errer de pomme en pomme, y tomber
dedans et sombrer dans une grave dépression.
Pourtant l’humanité est là, et paraît tous les jours même le dimanche.
Alors que s’est-il réellement passé ?
La Normandie qui rageuse de ne pas avoir annexé la Bretagne a réussi à
rouler dans la farine pour une question de blé l’humanité entière. Elle
en a fait son beurre salé pendant deux millénaires. La Vérité, la vraie
celle avec un grand V, c’est qu’il ne s’agissait pas de pomme.
Réfléchissons un peu, nous sommes en Afrique, vous avez déjà vu des
hirondelles africaines transporter autre chose que des noix de coco ?
Non ? Alors le fruit que mangeait Adam n’était pas la pomme mais bien évidemment….
*roulement de tamtam*
La banane !
Pourquoi la banane ? Mais parce que c’est un fruit qui pousse sous le
soleil du midi, qui est beaucoup plus énergétique que la pomme et
meilleur pour la santé.
Il est bien connu que pomme donne la diarrhée, et que la dysenterie est
un fléau pour les pays africains. Il est donc inconcevable qu’Adam ait
pu consommer un tel poison pour le corps.
Reprenons donc l’Histoire, avec un grand H comme Hector par exemple ou Harthur.
Adam qui cueillait des bananes depuis l’aube décida d’en manger une. Il
trouva le fruit délicieux et sa forme aphrodisiaque. Il appela Eve et
s’amusa avec elle à rire de la forme de l’objet qui n’était pas sans
rappeler la forme du morceau de chair qui pendouillait entre ses
jambes. Eve trouva la comparaison fort à propos et voulut approfondir
la question.
Ils découvrirent l’énorme potentiel de leur morphologie et s’amusèrent beaucoup.
Ils eurent beaucoup d’enfants, toute une humanité d’ailleurs et
n’eurent jamais la diarrhée puisque la banane contrairement à la pomme
constipe.
Cette révélation est d’ailleurs reprise par les prophètes
contemporains, comme par exemple Lio qui n’est pas reconnue à sa juste
valeur (42).
Aujourd’hui, fort heureusement, avec l’évolution des technologies,
l’homme peut diversifier son alimentation et ne plus consommer de
fruit, sauf au moment des rapports sexuels pour perpétuer une tradition
encore mal connue.
Par contre, tout comme le ver est dans le fruit, le fruit est dans le verre et seule l’eau de vie peut sauver l’humanité.
Qu’on se le dise !
(42) http://www.youtube.com/watch?v=SzTb9s8jKD4
14 novembre 2008
Expressions, what else ?
La communication entre les peuples est aussi complexe que la niquation entre une vache et une espagnole. On ne se comprend pas toujours et pour amplifier la difficulté de la traduction les hommes ont inventé les expressions. Souvent intraduisibles parce que leur sens premier nous échappe, elles sont un frein à notre désir d’échanger en toute compréhension.
Pour les amoureux du nonsense que nous sommes, les expressions sont du pain béni, on peut se raconter des salades en toute impunité, avoir la langue bien pendue et surtout pas dans sa poche, ne pas mâcher ses mots, passer du coq à l’âne puis revenir à ses moutons sans tourner autour du pot.
On s’amuse à tenir le crachoir, à vider son sac, à changer d’avis comme de chemise, à mettre sa main au feu, à monter sur ses grands chevaux, à reprendre du poil de la bête, à s’arracher les cheveux après les avoir coupés en quatre sans trop se faire de mouron sur la signification imagée de ces expressions courantes.
On a du bol de retomber toujours sur nos pattes, de passer entre les
gouttes, d’être comme un poisson dans l’eau et de ne pas nager dans des
eaux troubles.
On joue avec les mots qu’on maîtrise, même si parfois on se mélange les
pinceaux, on se fourre les doigts dans l’œil, on fait chou blanc, au
moins on donne le change et on amuse la galerie.
Oui mais voilà, que se passerait-il si on utilisait le langage d'un autre peuple francophone aux expressions autant voire plus imagées que les nôtres ?
J'aime bien les défis et m’amuser !
J'ai donc écrit un texte en français puis je l'ai transposé en québécois. Quelques jours après, si je ne lisais pas la traduction, je ne comprenait plus totalement le texte !
Voilà ce que ça donne!
« Pour une fois j’étais de bonne heure sur le piton, j’hésitais entre
me pogner le cul et me lâcher lousse aux aubaines. J’embarquais
finalement dans mon bazou pour aller magasiner.
comme défaite, je me suis pogné dans l’traffic ce qui n’était pas
vargeux en soi mais pas plus inquiétant qui faut. Il y avait un type
saoul comme une botte qui avait pogné le champ. Y'était tellement en
criss qu'il pétait sa coche à police en leur donnant tout un char de
marde.
J’avais un peu la chienne qu’ils se sautent dans la face et que les cochons ou le soulon mange une volée.
J’observais de loin la chicane, crampée bien raide en voyant
l’expression d’un des flics qui en avait visiblement son voyage.
L'ivrogne était comme une mouche à marde et le pauvre coch un peu nono
en avait le moton. Bien dans le feu de l'action, je ne risquais pas de
cogner des clous.
Plutôt que de rester assise sur mon steak, je débarquais du char et
m’approchais un peu. Horreur le type sentait le swing tellement que
j’ai cru que j'allais péter au frette. J’avais beau chercher un foulard
dans mes poches, rien pour me protéger! Je savais bien que quelque
chose m’allait me chié dans les mains en partant précipitamment. Tant
pis pour moi.
les 3 faisaient tellement de train que cette histoire allait se savoir vite en sacrament ds l'boute
Le soulin tordait le bras du mangeux de beigne pour que celui-ci ne le
verbalise pas parce qu’il n’avait pas les yeux dans le même trou. Au
bout d’un moment le coch était tellement tanné qu’il lui a dit de
décrisser
Je pensais en sacrant mon camp que je n’aimerais décidément pas endurer un gars en lendemain de la veille. »
Et en français :
"Pour une fois je m’étais levée tôt, j’hésitais entre ne rien glander
et me laisser aller à quelques dépenses aux soldes. Je pris finalement
ma voiture.
Bizarrement je me retrouvais dans les bouchons ce qui n’était pas
exceptionnel en soi mais inquiétant. Il y avait un type complètement
ivre qui était sortit de la route. Surexcité, il explosait de colère
contre les flics en les insultants copieusement.
J’avais un peu la trouille qu’il se mette à taper sur les flics et que ça se bastonne.
J’observais de loin la scène, tordue du rire en voyant l’expression
d’un des flics qui en avait visiblement plein le cul. Le type ne lui
lâchait pas les baskets et le pauvre flic un peu niais en avait les
larmes aux yeux. Bien occupée à suivre l’évènement, je ne risquais pas
de m’endormir.
Plutôt que de rester assise à ne rien faire, je sortis de la voiture et
m’approchais un peu. Horreur le type puait tellement la sueur que j’ai
cru en mourir. J’avais beau chercher un foulard dans mes poches, rien
pour me protéger! Je savais bien que quelque chose me ferait défaut en
partant précipitamment. Tant pis pour moi.
Cette histoire allait faire du bruit, bordel !
Le type il insistait lourdement auprès du flic pour que celui-ci ne le
verbalise pas parce qu’il était éméché. Au bout d’un moment le flic en
a eu tellement marre qu’il lui a demandé de se barrer. Je pensais en
partant que je n’aimerais pas voir la tête du type au réveil de sa
cuite."
Alors vous aviez tout compris au premier texte avant d'en lire sa traduction ?




