Remue Méninge

Remuer sans faire tourner la mayonnaise… Une envie de partager quelques réflexions sur le monde qui nous entoure, de titiller votre vision de la vie, d’échanger et débattre sur des sujets variés…sur un ton léger et décalé.

22 juin 2008

Magie de la mythologie grecque

Interlude musical...

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Parfois, de fieffés impertinents m'interpellent en ces termes : "Ah, ah, ah ! Cronos c'est un has been, il n'a plus de dents pour manger ses mômes ! Et Aphrodite, elle a les seins qui pendent jusqu'aux genoux..."

Mon sang bout lorsque j'écoute ces propos séditieux. Non ! La mythologie grecque est d'une brûlante actualité. La preuve...

La magie des mystères d'Éleusis est toujours aussi vivace. Les Grecs font la ronde et, par la seule force de leurs chemises blanches et de leurs moustaches, font apparaître des otaries perruquées au rouge à lèvres de travers et des baleines de mer avec des oiseaux tatoués sur le torse, qui entament des parades nuptiales...

URL : http://www.youtube.com/watch?v=NRWbsKSF6wE

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19 juin 2008

L'avenir du rock

Pardon chers lecteurs....

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Comme vous, je suis désespéré depuis que Johnny Hallyday a annoncé sa retraite pour 2009. Qui nous fera vibrer, transpirer sous les aisselles durant les concerts, quel nom marquerons-nous sur le pare-soleil de notre DS ?

Heureusement, la relève est là...

Artiste : Passe partout

Titre : Allumez le feu

URL: http://fr.youtube.com/watch?v=SkroeLtj4L8&feature=related

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18 juin 2008

Lucky Luke, serial tireur

L'autre jour, j'étais accoudé au comptoir du saloon à boire de l'eau-de-feu avec mon ami Pisse-de-Bison, lorsque Lucky Luke est entré, la mèche de travers, hirsute et des traces de vomi sur les bottes. Il a commandé un double-whisky, alors qu'il tourne habituellement au lait-fraise. Inquiet, je me suis enquis de lui.

"-P'tain ! Avec ce printemps pourri, je suis réduit au chômage.
- Pourquoi ? Les pilleurs de diligences restent chez eux ?
- Non, ce n'est pas ça : au contraire ils en profitent. Tu es au courant que je tire plus vite que mon ombre ?
- Oui, Calamity Braun me l'a dit. C'est pour ça qu'elle t'appelle mon lapinou.
- Eh bien, pas de soleil, pas d'ombre et je ne peux plus tirer. Les Dalton se sont évadés et ils écument la région en toute impunité, je passe pour un con.
- Tu n'as pas demandé des conseils à tes amis ?
- Ne m'en parle pas : Jolly Jumper est bête à manger du foin et Rantanplan se prend pour Jésus..."

Interloqué, je réfléchissais, sans trouver de solution pour éviter à mon pote Luke le déshonneur et la déchéance éthylique. Mais pas d'éclair de génie...

C'est pour cela que je me tourne vers vous :

Comment aider Lucky Luke à tirer plus vite que son ombre quand il n'y a pas de soleil ?

Merci d'avance pour lui...

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10 juin 2008

To be or not to be absurd?

Un petit jeu...pas si évident que ça!

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L'autre jour, dans mon bouiboui préféré, j'ai sympathisé avec un retraité truculent et loufoque. Le fait qu'il lisait Les fonds de tiroir de Desproges a facilité le rapprochement.

Dans la conversation, il m'a narré un épisode absurde de sa vie. Participant à un salon européen du meuble à Copenhague dans les années 80, il avait remarqué la grande hospitalité des organisateurs danois, toujours à l'écoute des attentes et besoins de leurs invités.

le dernier jour du salon, un hôte demande à notre visiteur français ce qu'il souhaiterait emmener comme souvenir. Celui-ci lui répond :
"Moi? Eh bien, en tant que Français, je veux ramener du Danemark un yoyo."

Sans sourciller ni faire de commentaires, l'hôte danois a parcouru tout le salon et a fini par trouver un yoyo qu'il offrit à notre Français...

Cette anecdote m'a beaucoup fait rire, mais m'a également fait penser que, pour ce qui me concerne, je n'ai pas ce genre de don pour provoquer des situations farfelues.

Certes, sous l'effet de l'alcool, je suis en capacité de créer et vivre des situations picaresques (faire une corrida avec les voitures tout nu à part ma veste que je brandis, histoire d'aller plus loin que Belmondo dans Un singe en hiver, acheter une panière entière de roses dans un bistro et les manger avec mes potes...)

Sous l'effet de substances illicites, j'ai pu dans ma jeunesse jouer au tarot sans cartes pendant deux heures avec des amis, en comptant les atouts et les points, mais ce genre de délire absurde ne me vient pas naturellement, contrairement à cette personne que j'ai rencontrée.

Et vous? Appliquez-vous, plus que moi, l'esprit nonsense dans votre vie?

Quelles anecdotes absurdes, quels moments de folie douce pouvez-vous nous raconter?

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20 mai 2008

Vous avez demandé le n°42 ?

Le chiffre 42 pour les fans de Douglas Adams et du "Guide du voyageur galactique" que nous sommes est une sorte de chiffre fétiche, mais c'est aussi l'âge de Mezcal. Beaucoup de fans ont traqué ce chiffre partout et les références à Douglas Adams sont nombreuses...en voici quelques unes!

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S’il faut utiliser 42 muscles pour froncer et montrer sa mauvaise humeur, la mienne s’égaye pourtant quand on parle de la réponse à la vie, l’univers et le reste.

Les hommages à Douglas Adams et au « Guide du voyageur galactique » sont nombreux de par le monde et intergénérationnels.
Ceux concernant le chiffre 42 occupent beaucoup les fans de Douglas Adams qui traquent à travers la musique, l’informatique, le cinéma, les séries télé toutes les formes de 42iennisme, qu’elles soient volontaires ou fortuites.

Je me suis à mon tour amusée à traquer les traqueurs et à recenser quelques unes de leur découverte.

Si dans l’univers musical les références à H2G2 sont nombreuses à l’exemple du groupe anglais Radiohead et de son morceau «The paranoid Android» en hommage à Marvin ou du groupe allemand de jazz Zaphod Beeblebrox ou encore du groupe scandinave «Babelfish», les allusions au chiffre 42 sont moins nombreuses. A part le groupe anglais « Level 42 » je n’ai rien trouvé d’autre.

Changeons donc d’univers !

Sur la planète Geek, les références à H2G2 sont évidemment abondantes. Du logiciel de messagerie Trillian au traducteur online d'Altavista et de Yahoo qui s'appelle «Babelfish » pour les plus connus, les logiciels s’amusent à s’inspirer de l’univers particulier du guide.
Si on s’intéresse à nouveau à notre chiffre fétiche, on trouve plusieurs choses amusantes :
Si vous tapez «the answer to life the universe and everything» sous google.com, vous obtiendrez la réponse .... 42. Mais pas que là...

Le drapeau logo de Microsoft utilisé pendant les années 90 comptait 42 carrés. Le format d'image TIFF inventé par Adobe fait référence à 42. On trouve dans la documentation officielle d’Adobe cette précision : «An arbitrary but carefully chosen number (42) that further identifies the file as a TIFF file.»Les versions précédentes de TIFF, c'était clair : 42 avait été choisi «for its deep, philosophical meaning».

Quittons l’informatique pour nous intéresser au petit écran et son univers impitoyable des séries.
Qu’on se le dise les séries télé sont truffées de 42iennisme actif.
Dans la série américaine Dr House, le docteur déclare que son chiffre préféré est 42. L’acteur Hugh Laurie avait été d’ailleurs un temps envisagé par Douglas Adams pour interpréter Arthur Dent au cinéma.
Dans les deux derniers épisodes de Heroes, l’arme ultime contre les personnes douées de pouvoirs extraordinaires est gardée au 42eme étage d’un immeuble.
Dans X-Files, Fox Mulder habite l'appartement 42.
Dans le dernier épisode de la première saison d'IT Crowd, une série anglaise, un des héros porte un T-shirt avec un gros 42 sur le devant, idem pour le héros de la série de marionnettes Between the Lions.
Le comique Sanjeev Bhaskar a appelé sa série The Kumars at N°42 en hommage à son ami Douglas Adams.
Dans un épisode de la série américaine Early edition, le héros Gary Hobson demande à sa mère combien de chances a-t-on d'être heureux dans la vie. Elle répond : «42».
Dans Lost une série de chiffres est diffusée à partir du transmetteur de l'île et le dernier est 42.
Dans la sublime série anglaise de SF Dr Who (pour laquelle Douglas a travaillé comme script editor et écrit deux épisodes), il y a de très nombreuses références à H2G2 (en 2005 il y a par exemple un épisode où le docteur est en robe de chambre et il parle d’un certain Dent comme d’un homme très sympathique). Le lien avec la robe de chambre qu’arbore Arthur Dent dans H2G2 n’est pas dû au hasard. Dans la troisième saison de la nouvelle série, un épisode s’appelle 42.
Dans Spin city, Michael J. Fox dans un épisode a un T-shirt vert avec 42 dans le dos. Dans «Sex in the city», Miranda avoue qu'elle a eu dans sa vie 42 amants différents.
Dans « Absolutely Fabulous » Patsy dit tout le temps pendant la saison 3 qu’elle a 42 ans.
Le cinéma n’est pas en reste, comme par exemple dans «Le monde de Némo» l'adresse dont Dory doit se souvenir est le 42 Wallaby Way ou dans «Toy Story» le vaisseau de Buzz l'Eclair porte le numéro 42.
Mais aussi «Matrix», quand Néo tire sur le câble de l'ascenseur pour que lui et Trinity montent sur le toit, ils sont au 42e étage.
Dans «I-Robot», le premier robot qu'on aperçoit porte le numéro 42.

Mais aussi, nos ancêtres ont plagié par anticipation Douglas Adams et 42.

C’est ainsi que dans l’Egypte ancienne, au-delà de la tradition de la «pesée du cœur», il y a la «confession négative», qui se passe bien devant 42 juges. D’ailleurs Champollion est mort à l'âge de 42 ans.

Plus récemment dans l’histoire, quand «Alice au pays des merveilles», lors du procès d'Alice, avale une potion qui la rend géante, le roi de coeur bredouille «article 42, toute personne de plus d'un kilomètre de haut doit quitter le royaume.»

Mezcal selon les jours affirme avoir 42 ans mais on peut imaginer qu’il abuse de 42 BELOW, une vodka produite en Nouvelle-Zélande.

Sinon 42 c’est aussi le nombre de types distincts de fromages requis dans le sketch de la fromagerie des Monty Python.

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24 avril 2008

Le flamby, dessert lacté ou principe de vie?

Je ne suis pas trop sucré, c’est de famille, avec mon père on a toujours préféré le salé au sucré. Je préfère goûter avec du saucisson qu’avec du Nutella, et finir mon repas sur du fromage que prendre des desserts lactés, exception faite de la mousse au chocolat mais ce n’est pas le sujet.

Donc je me suis trouvée bien embêtée quand on m’a demandé si le flamby était un simple dessert lacté ou principe de vie à part entière ?

Ma tendance première a été de penser que c’est la première réponse, ce qui m’éviterait de développer, mais je n’aime pas la simplicité.

Alors j’ai fait appel à ma mémoire infaillible et me suis remémoré ma propre expérience à propos des flamby. Pour commencer je préfère les crèmes au caramel dites « maison » de Tatie Supernova au vulgaire flamby gélatineux tremblant.
Mais j‘ai quand même comme tout un chacun déjà essayé ce dessert.
Première constatation : j’ai mis des années à remarquer qu’il y avait une languette au fond du pot de flamby.
Deuxième constatation : j’ai compris après une ou deux décennies que le flamby ne se mangeait pas à même le pot mais se démoulait sur une assiette à dessert pour que le nappage de caramel s’étende tout autour du truc jaune aux œufs gélatineux et qu’on soit obligé de lécher l’assiette pour ne pas perdre une goutte du caramel qui est le meilleur.
Troisième constatation : je suis nulle en flamby et il me fallait prendre des cours.

Mon travail scientifique allait me faire découvrir un monde à part au hasard d’un repas sur un chantier archéologique en Touraine il y a quelques années. A la fin du repas alors que j’épluchais une mandarine récalcitrante, mes deux collègues à table sortent de leur sac de filles des flamby qu’elles regardent amoureusement et crient comme un ralliement « gobage de flamby go ! »
Je n’ai pas eu le temps de voir, estomaquée par la vision d’horreur de l’acte je m’enfuis vomir mes quartiers de clémentines et quelques restes de poulets.
Au bout de quelques repas je m’y suis faite puisque le rituel du gobage devint habituel et que d’autres adeptes bientôt s’y convertirent aussi, je finis par être la seule à m’y refuser, si bien qu’un jour arrosé de pastis je me laissai tenter par l’expérience.
Je ne vous raconte pas la suite, le caramel et le pastis ne font pas bon ménage dans la régurgitation spontanée.

Forte de cet échec, je décidai d’en savoir plus sur ce jeu quasi sexuel et je découvris le site référence en la matière (1).

Je me rendis compte immédiatement qu’il y a des techniques de gobage de flamby, puisque c’est parait-il un être délicat qu'il faut savoir aborder car un rien l'émeut et peut le disloquer.
Il faut donc y aller avec délicatesse car le flamby ne doit pas se sentir agressé !
Il faut ensuite positionner ses lèvres pour faire joint autour du flamby et aspirer.

Mais comme pour la fellation il y a plusieurs techniques de gobage de flamby : la grande pyramide, la pompe à flamby, le flamby cousteau, le strip flamby etc…

On peut gober plusieurs flambies à la fois pour les bouches les plus gourmandes.
Je referme la page du site et décide de réfléchir à ce monde qui s’ouvre à moi.

Le flamby est un dessert lacté dont la composition et tenue secrète par des hommes politiques qui utilisent l’apparence ludique de ce sport national pour endormir les masses, la preuve on compare souvent François Hollande à un flamby !

Le flamby n’était donc pas qu’un dessert lacté, ni même un principe de vie entière mais un complot mondial destiné à l’abrutissement des humains.
Il faut absolument lutter contre l’invasion des flambies et revenir aux valeurs sûres du gobage de blanc-manger pour sauver l’humanité, sauf si celui-ci préfère jouer au Tennis ! (2)

(1) http://www.gobage.com/
(2) http://fr.youtube.com/watch?v=L1sYgknWGSA&feature=related (3)
(3) Voir à ce sujet cette propa sur le blanc-manger http://www.parano.be/v15/news.php?action=listing&secteur=R42&news_id=17988

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26 décembre 2007

Monty Python's Flying Circus

Comment ne pas parler de cette série télé qu vient enfin de sortir en coffret DVD en VO sous titrée en français ?

Mais dès lors, je ne peux que m’interroger sur comment en parler !

Comment s’attaquer au monstre sacré ?

http://fr.youtube.com/watch?v=49c-_YOkmMU

Doit-on encore présenter Graham Chapman, John Cleese, Terry Gilliam, Eric Idle, Terry Jones ou Michael Palin ?

Non ! Et il est même inutile d’ajouter que c’est cette série qui les a fait connaître et leur a permis ensuite de réaliser les films cultes que l’on connaît tous.

Il est de fait presque impossible de parler des Monty Python, donc pourquoi le faire me direz-vous ?

Parce que justement cela relève du nonsense d’en parler sans rien en dire ou si peu…(oui je patauge dans l’auge, mon cerveau est aussi mou que du rumsteak saignant, je m’enfonce, je sais…)

J’aimerais dire que cette série anglaise qui a existé entre 1969 et 1974 a bercé mon enfance, mais malgré mon âge canonique ce n’est même pas le cas, hélas nous pauvre Français il a fallu attendre les années 90 pour voir sa diffusion. Mais les Monty Python ont bouleversé mon adolescence, vous voyez cette période douloureuse où l’on se remet en question.

Cette découverte m’a fait l’effet d’une bombe H, le regard hagard, la bave au lèvre, accro dès les premières secondes, pire que le krach boursier, faut dire je ne m’en suis pas remise, traquant depuis l’absurde jusque sous les ongles du pied.

On pourrait appeler ça le coup de foudre, je préfèrerais à ce terme celui du coup de massue…

http://fr.youtube.com/watch?v=-2iD91hwqF8

Enfin, avec la sortie du coffret des 4 saisons intégrales des Monty Python's Flying Circus, soit 45 épisodes, soit 22 heures de délires nonsense, je vais pouvoir revivre cette adolescence survoltée et me replonger dans cet univers très particulier.

Je vois déjà vos ricanements sournois vous qui comprenez mieux l’anglais que les vaches espagnoles et qui vous délectez quotidiennement des nombreux épisodes que l’on trouve sur le net en VO non sous-titrée et que je regarde aussi pour le plaisir sans en comprendre toute les subtilités.

Bref, il y a tant a en dire que je ne trouve rien à ajouter à part que c’est le DVD à offrir cette année, que c’est le plus beau cadeau de Noël à faire.

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15 novembre 2007

Le sport expliqué aux filles

Mesdemoiselles, ce message s’adresse à vous, non pas que les Monsieurs soient priés d’aller cuire leurs œufs ailleurs, mais nul besoin d’expliquer le sport à ces messieurs, grands spécialistes du sujet, des chips et des marques de bière qu’il faut boire en regardant un match de foot.

Pour comprendre cet univers de sueur, de mots barbares tel qu’« effort » ou « compétition », je me suis mise à la lecture de « L’équipe féminine », le supplément du magasine sportif le plus lu alors qu’il ne comporte même pas un horoscope.

La lecture commence par 11 pages de pub, histoire Mesdames de nous allécher et nous mettre en condition mentale pour affronter le reste. Il faudra attendre en fait la page 28 pour parler de sport avec une interview de Tatiana Golovin.
Dans cet interview, on parle du contenu du son sac à main de cette joueuse de tennis, sujet sensible chez la gente féminine, comme tous les hommes savent. On enchaîne sur le signe zodiacal qui explique sa jeunesse et sa fraîcheur (?!), puis sur son look et de ses chouchous à cheveux utiles pendant un match et pour finir elle nous explique que les Etats-Unis sont un pays où l’on se sent libre de faire ses courses en pyjama. Je trouve qu’il manque à ce portrait le nom du déodorant qu’elle utilise alors que c’est une information capitale pour comprendre qui elle est vraiment. Dis moi ce que tu pues, je te dirai qui tu hais.

On repart ensuite pour une bonne dizaine de page de pub, quelques pages mode, un superbe reportage sur la couleur des coupes des vainqueurs et les accessoires qui vont avec, au cas où on aurait le mauvais goût de mélanger du bronze et de l’or, puis un reportage sur l’équitation digne de Martine fait du cheval.

Arrivent les pages « forme » avec évidement les abdos et les fessiers, avec des exercices ludiques que vous vous épargnerez pour ne pas finir avec un torticolis et des bleus partout.

Bleus qu’on apprend à masquer avec le maquillage 100% naturel qui consiste à s’étaler 3 cm de fond de teint lumineux. Bien sur, un comparatif de shampooing vous aidera à ne pas avoir les cheveux abîmés par le soleil et la sueur de vos journées sportives, spécial pour éliminer le gras que vous avez dans le crâne.

Quelques photos de sportifs, dans les vestiaires évidemment avant la douche, les fesses crottées par la boue dans laquelle ils se sont roulés : je vois quelques Nitoyennes la bave aux lèvres, prêtes à essayer quelques marques de lessive du moment que ces sportifs ôtent leurs vêtements illico presto.

Les pages « bien bouger » sont consacrées au survêtement qui peut être sexy (si, si) si vous avez des mensurations de rêve et qu’un sac à patates sublime vos formes. Le cas échéant, faites comme moi, gardez vos survêtements pour les états grippaux où vous resterez cloîtrées au lit.

Les « questions de filles » avec la question essentielle : « j’ai peur des tiques » qui sont considérés comme des microvampires. On nous apprend donc à les dévisser de notre crâne, c’est un peu comme pour ouvrir une bouteille mais à l’envers.

Et pour finir, bien sur, le chapitre « nutrition » dont le sujet en est la junk-food et ses travers (de porc), avec des recettes de hamburger diététique au poireau et quelques pub pour bien choisir son eau minérale : riche en sel et en bicarbonates si vous êtes ballonnées, au fluor si vous avez des caries, au magnésium pour éviter les crampes et au calcium pour être belles.

Voilà, j’espère que tous ces conseils vous donneront envie de faire du sport, quant à moi…

Finalement, les gars, si ça ne vous dérange pas, je préfère continuer à manger des chips et boire de la bière en regardant le match avec vous que de lire « L’équipe féminine. »

Posté par sayyadina à 18:16 - De bonne humour - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 septembre 2007

Ga bu zo meu

L’autre matin, au réveil, Sayya, toujours pimpante et éveillée dès qu’elle a les yeux ouverts, m’a demandé mon avis sur son sujet de prédilection : les différences entre les théories ontologiques d’Husserl et de Sartre. Ma réponse fut immédiate : « Ga bu zo meu ? »

Après m’être envoyé une cafetière de Robusta en intra-veineuse, je me suis dit : « Fichtre, gasp, foutre ! Comment se fait-ce qu'on n'ai pas encore fais un post sur les Shadoks sur ce blog ? Mon garçon (1), c’est à toi de réparer cette faute de goût… »

Petit rappel pour les jeunes pousses du net, qui n’ont pas connu un monde où le CD, la carte bleue, Internet et « Secret Story » n’existaient pas : en 1966 (2), Jacques Rouxel, élevé dans l’amour de l’humour anglo-saxon, a l’idée de faire de courts spots publicitaires de 30 secondes sans publicité. Très vite, l’ORTF (3) propose de donner une « surface » plus large à l’exercice sous la forme d’un feuilleton quotidien de 2 minutes. Entre en scène alors, pour les commentaires, le génial Claude Piéplu : les Shadoks sont nés !

Mais autant être honnête : le projet n’enthousiasme pas la direction de l’ORTF, il faudra attendre fin avril 1968 (tiens, tiens…) pour que la première saison soit diffusée (4).

Le principe de la série ?
Les Shadoks et les Gibis en ont assez de vivre sur des planètes qui ne marchent pas très bien. Alors ils décident d'aller sur la Terre qui a l'air de mieux marcher.
Pour les Gibis, pas de problème. Pour leur fusée ils ont un combustible super puissant : Le Cosmogol 999 qu'ils extraient de l'atmosphère.

Les Shadoks, pour essayer de faire marcher leur fusée biscornue, veulent pomper le Cosmogol Gibi à travers le cosmos. De là cette manie de pomper pour un oui ou pour un non dont ils ne se déferont jamais. La suite décrit la difficile adaptation des Shadoks sur Terre, puis dans l’espace interstellaire.

Il faut dire que le cerveau des Shadoks ne comporte que quatre cases, ce qui fait qu’ils ne connaissent que quatre mots (Ga bu zo meu) et que donc énormément de choses et de concepts portent le même nom.

Il est donc admirable de constater, malgré ce handicap, le degré de sophistication atteint par les Shadoks…

Pour vous en convaincre, tout d’abord une leçon enseignée aux enfants Shadoks :

« D'une façon générale, tout oeuf se compose de trois parties: L'intérieur, L'extérieur et l'entre deux.
Mais il faut savoir que l'intérieur et l'extérieur sont en réalité une seule et même chose.
Quand on pond un oeuf normal, en effet, vous avez sans doute remarqué qu'il est souvent d'usage que l'intérieur se transforme petit à petit en autre chose qui varie selon les cas, mais qui dépend le plus souvent de la composition de l'extérieur.
L'expérience nous prouve que si l'on a un extérieur en poule, par exemple, convenablement disposé autour d'un oeuf, l'intérieur se transforme petit à petit en extérieur.
Ce qui démontre que l'intérieur est bien équivalent à l'extérieur et nous autorise à énoncer la nouvelle définition suivante, que je vous prie de noter:

Tout oeuf se compose de deux parties: l'extérieur et l'entre deux.

  Mais si l'intérieur et l'extérieur sont une seule et même chose, l'entre deux évidemment ne sert plus à rien...
Dans ces conditions, la seule et vraie définition à laquelle nous nous intéressons:

Tout oeuf se compose uniquement et essentiellement d'extérieur. »

Puis quelques proverbes Shadoks :

« Je pompe donc je suis »
« S'il n'y a pas de solution, il n'y a pas de problème. »
« Pour qu'il y ait le moins de mécontents possibles il faut toujours taper sur les mêmes. »
« Il vaut mieux pomper d'arrache pied même s'il ne se passe rien que de risquer qu'il se passe quelque chose de pire en ne pompant pas. »
« C'est encore dans la marine qu'il y a le plus de marins. »

Dans le monde délétère où nous vivons, les repères Shadoks manquent… La preuve, après ma seconde cafetière, je me suis aperçu que la meilleure réponse à Husserl et Sartre est bien : « Ga bu zo meu ».

Pour savoir tout et le reste sur les Shadoks : http://www.lesshadoks.com/ 
--
(1) Oui, je me parle comme çà le matin ; en soulevant l’élastique de mon caleçon pour vérifier.
(2) tout ce qui est né en 1966 est merveilleux.
(3) Ne cherchez même pas à savoir ce que c’est, les petits jeunes…
(4) Deux saisons suivront en 1969 et 1970, puis une dernière en 2000.

Posté par mezcal à 18:45 - De bonne humour - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 août 2007

Michel Serrault

“Michel Serrault's dead

Undead undead undead”

Je ne sais pas si c’est une bonne idée de rédiger une nécrologie : j’ai en général peu de goût pour ce type de texte, qui peut facilement basculer vers l’hagiographie et le larmoyant. D’autre part, lorsque le mort était un homme public, de nombreuses interviews justes et sensibles sont tout de même réalisées auprès de gens qui l’ont réellement connu.

Et puis, argument de taille, les proches ont peut-être envie que le silence soigne leur douleur…

Mais bon, je ne pouvais rester insensible au décès de Michel Serrault. En effet, des pages et des pages pourraient être écrites sur le duo Poiret-Serrault. Autant certainement sur les productions délirantes de Serrault seul dans maints films (en particulier dans ceux de Mocky). Je me contenterai de rappeler ce qui est devenu au fil des années un must pour les amateurs de l’absurde : les interviews télévisées du Monsieur.

Plutôt que revenir sur ses prestations les plus connues (comme celle qui repassera 100 fois, lorsqu’il s’est déshabillé sur un plateau de JT), j’en ai sélectionné deux, qu’on peut visionner en ligne sur le site de l’INA.

29 novembre 1988 : Serrault est interviewé par son vieux complice Pierre Tchernia, pour la sortie de la navrante transposition à l’écran d’un polar de Manchette : « Ne réveillez pas un flic qui dort », avec Delon. Les deux compères n’en ont rien à faire du film : Serrault joue du mini-violon chaque fois que Tchernia fait semblant de revenir au sujet initial… Plus passionnant pour eux : le goût de Serrault pour les films avec des animaux : « L’Ours », « le Grand Bleu » et un mystérieux film avec un lapin. La femme de Serrault (d’après lui, une ancienne jockey qui s’est tournée vers la réalisation mais qui est nulle) envisage même de tourner un film d’amour avec les animaux domestiques du couple : Nestor le chien et Caramel la chatte… Toujours dans le même registre, Serrault se déclare impressionné par l’idée récente de faire chanter « La Traviata » par une puce, mais reconnaît que les spectateurs sont sortis en se grattant…

A la fin de l’interview, Serrault fait mine de s’être trompé de plateau, car il serait en fait venu pour voir Jacques Chancel. Tchernia prend un air désespéré et demande si au moins il y a quelques images de « Ne réveillez pas un flic qui dort ». Serrault lui rétorque qu’il a des photos de lui, mais pas dans le film… Cà, c’est de la promo !

Pour voir l’interview : ici

Et puisqu’on parle de Chancel, une interview avec lui, le 12 octobre 1997. Attendez les dernières minutes et écoutez bien jusqu’à la dernière seconde, alors que le générique défile :

Mon Top 10 de ses prestations d’acteur, dans des registres très différents et par ordre chronologique, car je suis incapable de définir un ordre préférentiel, tellement tout est bon :

o L’Ibis rouge, de Jean-Pierre Mocky

o Préparez vos mouchoirs, de Bertrand Blier

o Buffet froid, de Bertrand Blier

o Garde à vue, de Claude Miller

o Mortelle Randonnée, de Claude Miller

o À mort l’arbitre, de Jean-Pierre Mocky

o Le Miraculé, de Jean-Pierre Mocky

o La Vieille qui marchait dans la mer, de Laurent Heynemann

o Ville à vendre, de Jean-Pierre Mocky

o Nelly et Monsieur Arnaud, de Claude Sautet.

Ciao l’artiste…

Posté par mezcal à 07:58 - De bonne humour - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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