27 avril 2008
Le no-life sauveur de l’humanité ?
Attention humour noir et second degrés de mise pour comprendre ce post !
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L’être humain est amené à évoluer, transformer son environnement et s’y adapter.
Mais l’homme est un danger pour la nature.
L’homme surconsomme, détruit sa planète, épuise ses réserves de nourriture et d’eau.
Heureusement aujourd’hui il existe une nouvelle catégorie d’être humain : le no-life.
N’écoutez pas tous ses psychologues qui tentent de vous inquiéter inutilement sur l’addiction aux jeux et à Internet, ils ne voient que le mauvais côté des choses alors qu’il existe tellement d’avantages à ce que les humains deviennent des no-life.
Le no-life est l’avenir de l’homme (1).
Je vous propose donc d’adopter un no-life ou bien de transformer avec
une bonne éducation votre enfant ou votre compagnon (compagne) en
no-life.
Vous ne le regretterez pas, vous ferez des économies et participerez à la sauvegarde de la vie, de l’univers et du reste.
Le no-life ne prend pas de place et n’a besoin que de peu d’espace
vital, quelques mètres carrés lui suffisent pour passer la majeure
partie de sa journée. Offrez-lui un studio ou une chambre de bonne :
une chaise et un bureau, un lit de camp et des WC sur le palier
suffiront.
Le no-life ne cuisine pas ; il mange quand il y pense et connaît par cœur les numéros de Pizza Hut de sa région, il n’est donc pas nécessaire d’investir dans une gazinière et des appareils ménagers, un four micro-onde et un mini frigo suffisent à sa survie.
Même si le no-life est réputé pour ne pas dormir il lui arrive parfois de se laisser aller à une sieste réparatrice après un combat particulièrement épuisant, le repos du guerrier, prévoyez quand même un canapé, un lit de camp ou une tente et bien sûr un sac de couchage.
Le no-life n’a pas de vie sexuelle : il n’a donc pas besoin de se laver souvent et n’use que peu d’eau, préférant boire des sodas très sucrés qui l’alimentent un peu.
Le no-life ne coûtera peu d’argent en habits, un vieux survêtement suffisant à son bonheur, pas besoin de machine à laver.
Le no-life est un être fragile et unique, il ne se reproduit pas, faites donc attention quand vous en adoptez un de veiller à ce qu’il vive le plus longtemps possible. Pour cela n’oubliez pas de payer l’électricité pour que son ordinateur fonctionne jour et nuit et de lui acheter les extensions nécessaires à son jeu favori.
Il est essentiel aussi de veiller à ce que sa connexion internet soit la plus rapide possible afin d’éviter quelques malencontreux désagréments (2)
Le no-life n’a pas un sens développé de la communication en mode réel, ne lui adressez la parole qu’en cas d’extrême urgence (incendie, livreur de Pizza Hut en congé, son anniversaire pour lui offrir la dernière version ou extension d’un jeu, décès uniquement si cela concerne un membre de la famille très proche)
Et pour finir, une belle chanson ! (3)
(1) http://www.youtube.com/watch?v=JasAkNkLsok&NR=1
(2) http://www.youtube.com/watch?v=laQLwb6b4Ro&feature=related
(3) http://www.youtube.com/watch?v=IMrmmKIUdf4&feature=related
14 janvier 2007
Je chat, tu chat...ok, ça l'fait
Je suis impardonnable…
J’ai complètement oublié lors de mon post « le monde (merdique) merveilleux du chat » de vous parler de ce tube planétaire « terriblement efficace » de Tessa Martin.
J’avais déjà cité un lien vers son clip lors d’un post antérieur, mais à cette époque je ne maîtrisais pas assez la technique pour poster directement la vidéo ici.
Voilà, erreur réparée, je suis sure que vous êtes terriblement content de découvrir ou redécouvrir ce clip d’anthologie.
(clip trouvé sur You Tube)
11 janvier 2007
Le monde (merdique) merveilleux du chat
(Il ne s’agit pas de l’animal mais des chats ou tchats, bref vous avez compris…)
Quand j’ai eu ma première connexion internet, j’ai fait rapidement connaissance des chats de discussion, j’ai déjà abordé dans le post « ASV ou l’atrophie cérébrale », ou encore dans un de mes premiers post « C’est quoi le net ? »
Le premier chat je me souviens pas bien du fournisseur (dromadaire je crois) mais j’ai trouvé ça rigolo de discuter avec une personne d’un pays lointain, émerveillée que j’étais d’échanger quelques mots, idées, d’apprécier des différences culturelles, bon je n’avais pas compris que je me faisais draguer avant une fameuse « demande en mariage » au bout de quelques jours…que j’ai décliné bien sur !
Puis j’ai découvert Caramail (avant que ça devienne Lycos) et ses nombreux salons (pour ceux qui ne connaissent pas le jargon : nom donné aux onglets thématiques où on peut discuter avec plusieurs personnes, à l’inverse du mode privé où l’on discute en tête à tête) et ces nombreux mdf (morts de faim = dragueurs).
Pourtant malgré le vide sidéral que peuvent avoir la plupart des dialogues sur un chat, j’y suis restée une paire d’année.
D’abord parce qu’on s’y fait des potes, qu’on a plaisir à retrouver, ensuite parce qu’il y a toujours quand même 1% de chance d’y rencontrer de nouvelles personnes intéressantes tous les jours et d’avoir des discussions passionnantes toute la nuit.
Puis je m’ennuyais ferme dans ma montagne éloignée de tous, surtout au quand on est chômage, faut dire que vivre à 1000 mètres d’altitude sans voisins ni village proches, c’est beau, c’est cool…mais question relation humaine, les champignons et les chèvres c’est un peu limité !
Alors on se connecte et discute pendant des heures au début frénétiquement, histoire de rencontrer « virtuellement » un maximum d’internautes, puis on trie, et ça pour trier, on trie… Parmi les lourdingues, les dépressifs, ceux qui cherchent une amante, une aventure, une confidente à qui raconter tous ces malheurs, ceux qui jouent un rôle en permanence avec qui une discussion ne peut être que surréaliste, ceux qui cherchent un dialogue hot (la majorité hélas)….
Puis on discute moins, on continue à venir, on ne parle qu’aux « amis », on passe son temps à ignorer ou refuser des dialogues, ou on s’énerve, on agresse un peu les mdf ça peut même devenir un jeu intéressant comme on peut le lire chez juliette-coquine (qui met en ligne ses dialogues)…bref on trouve que les chats c’est nul mais on y vient quand même, on y passe quand même beaucoup d’heures quotidiennement, sans trop savoir pourquoi.
Puis on disparaît, on se désintoxique, on fait un break, puis on revient, on est content de retrouver les mêmes immuables toujours à leur poste (plutôt derrière leur poste) on redécouvre les bons moments, mais l’ennuis reprend vite le dessus et le vide devient intersidéral.
Le chat s’est ennuyeux mais imperméable au temps, ça ne change pas, ça évolue peu (ou pas dans le bon sens), on y retrouve les potes et ça rassure, mais on n’a pas toujours quelque chose à se dire…et on retrouve aussi les autres, et avec eux les fenêtres à fermer, les dialogues à ignorer, les lourdingues à insulter demander poliment d’arrêter de nous importuner.
Aujourd’hui heureusement il y a les forums, les blogs, parano.be ou autres bbs communautaires pour combler mon besoin de communiquer sur la toile.
Avec la fin de caramail, enfin en tout cas de son chat tel qu’il a existé, les potes se sont dispersés (mais on finit toujours par ce retrouver ailleurs, la communauté du net n’est pas si grande que ça finalement) et le vide intersidéral prend l’allure d’un méga trou noir.
Les rares fois où je suis allée sur Smail (un chat proche au niveau de l’interface de Caramail et où beaucoup d'internautes ont immigré après la fin de cara), soit je n’ai pas eu la patience de trier et chercher des personnes qui me donnait envie de discuter, soit les caramailiens immigrés sur ce site sont uniquement ceux dont j’ai passé le plus de temps à fuir, les seuls dialogues proposés étant à 99,99% hot.
Une page est tournée…j’ai du passer l’âge de m’amuser et trouver un intérêt à farfouiller pour déterrer les 0,01 % de non dragueurs souhaitant juste discuter par plaisir de discuter.
Bref, la fin de mon époque ou d'une époque de la très courte vie du monde merveilleux de la toile?!
09 octobre 2006
Le blog d’un inspecteur du travail censuré, un nouveau coup porté à la liberté d’expression !
Encore un blog fermé!
Après Garfieldd, et Petite Anglaise virée à cause de son blog, voilà un autre blog arrêté sur demande ministérielle.
Remémorons nous : j’ai déjà parlé de Garfieldd ici , c’est ce proviseur qui témoignait de son métier, sans enfreindre l’anonymat et la confidentialité de ses collègues ou élèves, et qui avouait ses préférences homosexuelles dans son blog. Dénoncé par des collègues qui ont reconnu la ville décrite, l’établissement en question et donc le proviseur… Son blog fut interdit pour pornographie, il fut révoqué et il a fallut une forte mobilisation de la blogosphère, entre autre, pour que sa peine soit transformée en 2 ans de mise à pied (évidement sans salaire).
L’histoire de Petite Anglaise se trouve chez Maître Eolas.
Et c’est au tour de Bereno de faire l’objet de la censure : son blog ? "Carnet d’un inspecteur du travail".
Si l’affaire Garfieldd m’avait secoué, alors que je débarquais tout juste dans ce monde virtuel avec toute la naïveté d’une débutante persuadée que la blogosphère est un espace libre d’expression, sans censure possible. Je n’ai pas connu le blog de Garfieldd autrement par ce qu’il en avait été sauvé et par la chaîne pornographique (chaque jour, des blogueurs reproduisaient des extraits du blog fermé continuant à le faire vivre).
Par contre, j’ai découvert cet été le blog de Bereno, alors que je faisais des recherches sur la canicule, je suis tombé sur ce blog et sous son charme aussi. Lire l’activité d’un inspecteur du travail quant on s’intéresse à l’hygiène et la sécurité et aux conditions de travail comme c’est mon cas, est une source riche d’information. Pourquoi à t-on fermé ce blog ? Bereno a été contraint de le fermer brutalement, à la suite d'un ultimatum de son ministère de tutelle (Ministère de l'emploi, de la cohésion sociale et du logement) avec menace de sanction si la fermeture n’était pas immédiate. Un billet leur aurait déplut particulièrement.
Comme pour Garfieldd et pour tout fonctionnaire, est-ce encore le devoir de réserve qui est mis en avant ? Pourtant on demande à des inspecteurs de travail de contrôler si la règlementation notamment en hygiène et sécurité est appliquée par les employeurs, d’ailleurs quand ils interviennent c’est que souvent elle ne l’est pas.
Alors en quoi c’est gênant de lire dans un blog le quotidien de cet inspecteur, les réticences des patrons, les conditions de travail inadmissible pour les travailleurs les plus précaires. Tout cela n’est pas dénoncer, mais juste énoncer une réalité qui ne trompe plus personne. Qui ne s’est pas un jour baladé devant un chantier tôt le matin pour y voir les travailleurs dormir sur place, ne passons nous pas tous les jours devant des personnes travaillants sur des échafaudages sans harnais ?
Bereno tout comme Garfieldd masquait son nom, les noms et les lieux des personnes qu’il évoquait, se servant de son blog pour établir un état des lieux et dénoncer des pratiques illégales de patrons malveillants et non pas pour dénoncer publiquement des personnes désignées. Le devoir de réserve est respecté. Alors ?
Avons-nous oublié les droits de l’homme ?
Article 11:
La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.(Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen)
Article 19:
Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. (Déclaration Universelle des Droits de l'Homme)
Le travail des inspecteurs du travail dérange une société qui veut en finir avec le code du travail, des patrons et employeurs qui veulent plus de flexibilité au détriment de la santé des travailleurs. On diminue les moyens des inspecteurs, on augmente leur charge, les empêchant de faire correctement leur travail. On peut les supprimer, les museler ou les tuer, comme en Dordogne où deux inspecteurs du travail ont été assassinés en septembre 2004. Cela ne sera pas nécessaire le manque d’effectif s’en chargera bien un jour : selon Gérard Filoche « Il n’y a plus que 427 inspecteurs et 813 contrôleurs pour 16 millions de salariés concernés et 1,2 millions d’entreprise d’au moins 1 salarié »
Que leurs propos dérangent, que le code du travail emmerde ceux qui ne le respecte pas, c’est possible mais de là à interdire un blog relatant le quotidien de l’un d’entre eux, la censure en France devient insupportable, elle est un réel danger pour la liberté d’expression et pour la démocratie !
Plusieurs blogs, comme pour Garfieldd, ont mis en ligne des extraits de ce blog honteusement fermé. Bereno ne le souhaite pas, les raisons en sont expliquées chez maître Eolas. Bereno ne luttera pas contre cette injustice, et c’est son droit. Il poursuit son travail sans le blog, je lui souhaite un bon chemin. Mais j’invite pourtant les lecteurs à découvrir les archives sauvées de ce blog, dans les liens ci-dessous pour télécharger en pdf les deux saisons du « carnet d’un inspecteur du travail ». Car si Bereno est réduit au silence par son administration, NOUS pas, et si la solidarité de la blogosphère fonctionne, et même s’il ne s’agit plus de réclamer le retour du blog de Bereno (il ne souhaite pas riposter par rapport à sa sanction), son blog même fermé peut continuer à vivre, à se diffuser et à finalement être encore plus lus qu’auparavant. Ces archives sont dans le domaine public de la toile.
· saison1 du « carnet d’un inspecteur du travail »
· saison 2 du « carnet d’un inspecteur du travail »
D’autres blogs en parlent :
Swâmi Petaramesh : le retour de la pornographie, Nul n'est prophète en son pays, carnet d'un inspecteur du travail un préparateur prépare
Et je citerais ce post de Bereno du vendredi15 septembre 2006, il y exprime sa ténacité à tenir son blog, et l’amour de son travail et des services publics, moins d’un mois après le blog est fermé!
Un an de blog.
By Carnet d'un inspecteur du travail
« Un an, cela fera très exactement un an demain que j'ai créé ce blog. Certes, il s'en est fallu de peu qu'il disparaisse définitivement au printemps dernier. Mais finalement encouragé par vos messages de soutien, je décidais de continuer à m'exprimer par ce moyen de communication, refusant de céder aux pressions de quelques-uns qui espéraient très fort m'imposer le silence.
Je vous adresse donc chers lecteurs toute ma gratitude et mes plus chaleureux remerciements pour l'intérêt que vous portez à ce blog. J'en profite également pour remercier Le Monde.fr d'avoir inséré ce blog parmi les "Invités du Monde", ce qui eut pour effet d'accroître significativement le nombre de lecteurs: plus de 250 000 "Pages vues" et quelques 13 000 visiteurs en moyenne par semaine.
Je me réjouis également que ce blog soit aussi un espace d'échanges, de confrontations de points de vue, parfois très divergents, sur le monde du travail. Plus de 3000 commentaires depuis la création du blog, manifestement les situations décrites ne laissent pas indifférent. J'adresse un merci appuyé à ceux qui prennent un peu de leur temps pour déposer un ou plusieurs commentaires et contribuer ainsi au débat.
Quelques commentaires n'ont pas été publiés, c'est vrai. En effet, lorsque des noms sont cités, lorsque les écrits sont insultants ou diffamatoires ou lorsque cela n'a aucun lien, de loin ou de prêt, avec la note, je ne fais pas apparaître le commentaire. Je suis responsable de ce blog y compris des réactions des lecteurs et je ne tiens pas à me retrouver devant un tribunal pour un délit de diffamation.
Enfin, je présente mes excuses aux lecteurs qui me sollicitaient en vue d'obtenir des renseignements sur leurs droits pour des affaires les concernant et auxquels je n'ai pas apporté de réponse. Je comprends leur attente mais je ne puis répondre à chacun par manque de temps. Aussi , j'invite les personnes souhaitant des précisions sur leurs droits à prendre contact avec le Service des Renseignement en droit du travail qui existe dans chaque DDTEFP...c'est gratuit et le renseignement délivré est de qualité (vive le service public !).
Au terme de cette année, ma motivation à poursuivre ce blog est entière. Il est indispensable de témoigner sur une certaine réalité du monde du travail qui n'est pas toujours (hélas) synonyme d'épanouissement de la personne. Les souffrances physiques et psychiques sont également une réalité de l'entreprise auxquelles sont confrontés quotidiennement de plus en plus de travailleurs.
Le droit du travail, au nom de l'efficacité économique, du libéralisme, de la compétitivité des entreprises, de la lutte contre le chômage, évolue vers plus de précarité, de flexibilité, de régimes dérogatoires (travail du dimanche,temps de travail...). Le mal-être au travail est réel, souvent subi en silence (le collectif au sein du monde du travail s'amenuise)...Les agents de l'inspection du travail, tout comme les médecins du travail, recueillent l'expression de ces souffrances. Ce sont celles-ci que je vais continuer à vous décrire et à dénoncer...Merci encore. »
Bereno
03 août 2006
ASV ou l’atrophie cérébrale
Il est loin le temps où ma solitude m’entraînait sur les tchats. Avec le recul je garde plus le souvenir de conversations vides, de mort de faim (dragueur) lourdingue et de ces dialogues où l’on sait au bout de quelques phrases envoyées à qui l’on a à faire.
Evidement il y a les potes, ceux qu’on apprécie de voir connectés mais ces rares instants n’effacent pas les autres.
A croire que l’on ne sait pas bien communiquer sur la toile.
Déjà le début, si la conversation commence mal, elle a peu de chance de dépasser les 5 minutes de dialogue.
Alors je ne sais pas quel est le crétin qui a inventé le (hélas) célèbre ASV mais il n’a pas été bien inspiré.
Quoi de pire que de commencer une discussion par : ASV ?
Age : quand on établit son profil sur un tchat soit on met son vrai age, soit on ment, soit on met autre chose sans rapport. Au début je mettais mon vrai age, je craignais un peu que personne ne vienne discuter avec une vieille (tout juste la trentaine mais en rapport avec la moyenne d’age sur les tchats je faisais office de vieille peau). Mais étrangement ce fut le contraire, qu’est-ce que j’ai pu me faire draguer par des jeunots en quête d’expérience. Je vous assure que je n’en ai pas profité…si, si…je vous le dis. Au bout d’un certain temps, j’ai pris l’habitude de ne plus mettre d’age, ce qui ne veut pas dire que je mentais sur mon age, mais je préférais décider du moment où je le révélerai.
Je me demande donc pourquoi insister d’entrée pour connaître l’age de la personne avec qui on commence un dialogue ? Quelle maladresse et rapidité, faut-il être si pressé sur la toile que de tout vouloir savoir de suite ?
Sexe : quand on se connecte on choisi d’être en bleu (garçon), en rose (fille) ou vert (indéterminé). C’est très original vous trouvez pas ?
Dans mes premiers temps de tchat je choisissais le rose naturellement, mais très rapidement si on ne souhaite pas être assailli par des hordes de bleus affamés, la neutralité s’impose, elle n’empêche pas la drague et les asv mais le nombre de mort de faim est plus réduit.
Ceci dit j’ai toujours répondu franchement quand on me demandait si j’étais une fille ou un garçon quand j’apparaissais en vert, et ce sans faire attendre, trop de gens jouent à se faire passer pour un autre, autant jouer la carte de la sincérité sur notre nature.
Ville : là aussi on a le choix dans le profil de l’indiquer, beaucoup le font pour papoter dans les salons dédiés à leur ville. Je n’indique jamais ma ville ou plutôt mon petit village, non pas par peur qu’un grand méchant loup vienne me violer la nuit, mais simplement je n’en vois pas l’intérêt. Le pays c’est pertinent, situer grosso modo la région pourquoi pas mais indiquer le lieu précis où on est à le vue de tous me donne l’impression qu’une part de moi-même est dévoilée sans que j’en maîtrise les effets. Même si j’ai toujours été telle que je suis dans la vrai vie ou sur le net, j’aime bien la couverture que me procure un pseudo qui protège et sépare ces deux existences que sont le monde réel et la vie virtuelle.
Alors si vous voulez ne pas effrayer les demoiselles, messiers tchatteurs ne veuillez pas utiliser ce langage abrutissant et simpliste et refusez de vous abaisser à cette mode du ASV, Lol, kikoo et j’en passe…vous verrez la limpidité du dialogue vous apportera bien plus que ces codes préfabriqués.
Et si vous ne croyez pas à la stupidité de ce faux langage écoutez donc terriblement efficace de Tessa Martin, ça devrait vous convaincre.
20 mars 2006
Big blogger is watching you !
Absente toute la semaine, je vous laisse un billet un peu long pour que vous ayez bien le temps de le digérer...j'attends vos commentaires.
Les blogs, ces petits espaces de liberté inquiètent autant qu’ils fascinent les entreprises.
Le journal « Libération » a en fait une série de 4 articles que je vous invite à lire, je ne sais pas s’il vont rester longtemps en ligne (ils datent du lundi 20 février 2006), dépêchez-vous donc de suivre les liens (libération) tout au long de ce billet. Pour plus de clarté, j’indiquerai qu’une seule fois les liens des 4 articles.
Je vous en livre quelques réflexions.
Tout d’abord, l’ampleur du phénomène blog est telle que Technorati, l’outil de recherche de blogs selon Libération estime que 70 000 nouveaux blogs seraient créés chaque jour, et que le nombre total de blogs serait de 27,2 millions.
On lit de tout sur ce « phénomène blog » et je trouve l’article de libération peu trop alarmant, j’aurai lu cet article en janvier, je n’aurai peut être jamais franchit le pas d’ouvrir ce blog. Le fait que j’en parle aujourd’hui n’est pas pour vous dissuader ou vous effrayer sur les risques encourus mais bien pour relayer une information bien réelle surtout pour celles et ceux qui ont subi un licenciement à cause de leur blog.
Aux Etats-Unis, un nouveau métier voit le jour : les cyberdétectives.
Leur rôle ? Traquer les blogs des employés et même ceux de leurs enfants. C’est comme pour la criminalité dite infantile, autant les empêcher de devenir des dissidents au système dès leurs premiers pas sur la toile….
Je savais que les patrons recherchaient sur Internet des informations sur des candidats potentiel. D’ailleurs ne dit-on pas maintenant « googleliser » un nom ? C’est étonnant de voir quand on tape son nom sur Google, le nombre de liens qui s’y associent, j’avais oublié certaines pétitions en ligne que j’ai signé.
La « background check », une enquête de vérification des antécédents est une pratique courante aux Etats-Unis avant l’embauche.
Libération nous apprend que le phénomène s’accélère : en 2005, 81 % des entreprises disaient enquêter, sur les candidats à l'embauche (contre 51 % en 1996).
Evidement le blog ne peut pas être un argument de rejet d’une candidature mais comme le dit Libération « Le détective peut donc rapporter à l'employeur qu'un candidat tient un blog islamiste ou raconte par le menu sa maladie chronique (et risque donc de coûter cher en jours d'absence ou en assurance médicale). Le patron alerté par ces révélations peut réagir en toute légalité en demandant au candidat de se soumettre à un examen médical afin de prouver qu'il peut assurer son travail ».
Des blogueurs "utilisent" aussi le système, en consignant dans leurs blogs, leur nom et coordonnées ainsi que leur CV. Ils y racontent leur recherche d’emploi et leur motivation pour jouer en leur faveur. Libération donne quelques exemples de « maîtrise » de son blog.
Un jour je suis tombée sur le blog d’une jeune femme qui avait posté son CV avec ses coordonnées (tel portable), atterrée de voir ça, je m’était dit « la pauvre elle doit pas savoir qu’il faut mieux éviter de laisser traîner son téléphone sur Internet » et avec toute la naïveté me caractérisant parfois, je lui laisse un gentil commentaire pour la mettre en garde. J’en souris aujourd’hui !
Mais cette immersion de l’entreprise dans la vie privée/publique des blogs ne s’arrête pas à l’embauche, tel Big Brother dans le livre "1984" de George Orwell, qui est de plus en plus d’actualité, elle se poursuit sans relâche tout au long de la carrière.
Les entreprises aiment à savoir ce que pensent leurs employés de leur travail et si les commentaires déplaisent les sanctions tombent !
On apprend par le journal Libération « qu’aux Etats-Unis, plusieurs douzaines d'employés ont été licenciés à cause de propos tenus sur leur blog. Dont Michael Hanscom. L'auteur du blog Eclectism fut viré de Microsoft en 2003 pour avoir publié une photo ironique d'ordinateurs Apple, prise dans un hangar du géant informatique…. »
Pour plus d’informations, le journaliste Curt Hopkins tient à jour la liste des blogueurs licenciés.
Au-delà de la vérification des propos tenus sur l’entreprise par les blogueurs qui y sont employés, l’immersion dans la vie « privée » va au-delà : connaître leurs habitudes, leurs loisirs et leurs caractère, voir s’ils s’abonnent au mensonge ou aux blagues salaces. Peut être que les blogs vont même finir de remplacer les systèmes d’évaluations du personnel, qui sait ?!
Libération cite un manager (Peter Turecek, manager à Kroll Inc., la multinationale d'investigation) : «Les blogs contiennent des pépites d'information souvent intéressantes sur le caractère de la personne : si un cadre blogue sur le triathlon qu'il court annuellement, on peut en conclure qu'il est en bonne forme»
On reste toujours dans le même débat de fond : le blog est-il un espace privé ou public ?
Les propos tenus sur un blog sont du domaine public, qu’on se le dise une bonne fois pour toute.
Cela ne doit pas nous empêcher d’y créer et d’y être sois même mais prudence quand même quand on y aborde notre vie professionnelle et gardons à l’esprit que le contenu d’un blog peut-être lu et interprété par tout le monde.
Big blogger sans doute mais c’est tout de même nous qui ouvrons la boite à pandore en livrant nos états d’âmes. Résistons pour que les blogs restent des espaces de liberté tout en sachant les conséquences que cela peut avoir. Ceci dit l’utilisation de données personnelles même rendues publiques continuera toujours à me débecter et je continuerai à le clamer haut et fort !
Là où l’immiscions est pour moi Orwellienne c’est dans la surveillance des blogs de nos enfants (enfin je parle en général car je n’en ai point), allons nous devenir paranoïaque et surveiller ce que disent nos rejetons chéris ou leur demander de ne pas noter dans leur blog des remarques telles que : « ce matin papa n’avait pas envie d’aller au travail et a traité de gros con son patron, ce qui m’a fait bien rire »
Le journal Libération fini par une note qui se veut « rassurante ».
« En France, tenir un blog n'est pas encore trop risqué car peu de détectives se lancent aux trousses du moindre faux pas interactif. De toute façon, «l'article L-121.8 du code du travail interdit de faire une enquête de préembauche»
Certes ...mais les exemples de sanctions lourdes en France existent aussi, l’affaire « Garfieldd » est encore bien présente dans les esprits.
17 mars 2006
La Néthique ou charte de bonne conduite à l'usage des blogs
Je vous avais déjà parlé dans un billet que l’absence de modération m’avait au fil du temps détourné des forums et chats. La nétiquette, ne semblait pas du tout respectée, mais l’a-t-elle été un jour ?!
Les trolls, les insultes et messages déplacés étant monnaie courante, même sur des sites qui sont modérés, que je ne trouve plus lisible la plupart des forums et des chats.
Cela m’a conduite vers un BBS, un forum dont l’accès se fait sur invitation : Parano.be qui est « modéré » par l’ensemble des utilisateurs de façon ludique. Par exemple une personne qui s’amuse à troller un post se retrouve affligée de l’image d’une troll et ces commentaires deviennent tous incompréhensibles pendant un certains temps. A cela s’ajoute un système d’accréditation par couleur qui permet de grimper dans la « hiérarchie » et donne à l’utilisateur de nouvelles fonctions de modération. Le coté ludique finalement peu contraignant évite vraiment tout débordement, même la drague est limitée c’est vous dire, des « Charlie’s Angels et des Walkyries » peuvent affliger la fiche du dragueur lourd de symboles étiquetant la personne (douche froide par exemple).
Du coup, les discussions sur les innombrables sujets se passent sans débordement, tout en étant libre de nos opinions, pourtant plus de 70 000 personnes sont inscrites à ce forum !
La seule contrainte (mis à part l’accès par invitation uniquement) avant de pouvoir commencer à poster ou répondre aux posts est de remplir un profil et d’y mettre plusieurs photos de soi.
Mais je m’égare du sujet initial.
La nétiquette est de nouveau d’actualité sur le net, je viens de tomber sur ce site proposant une néthique, une charte de bonne conduite pour les blogs, charte évolutive puisqu’on peut y proposer des rajouts via ce site.
Comme je n’ai pas la possibilité en mode courrant d’ajouter le bouton de lien (ci-dessus) dans le bloc de droite, j’en fait donc un post et ajouterai le lien du site dans la rubrique lien d’ami (mais sans le symbole)
Je vous ajoute aussi en copier/coller la charte néthique (dans l’état) que vous retrouverez aussi dans le lien :
Faites en bon usage !
Charte de bonne conduite
• Un principe fondamental : pensez à ceux qui vous lisent.
• Avant de poster une question, vérifiez bien que c’était le sujet du billet…
• N’utilisez des caractères majuscules que si nécessaire. LES MAJUSCULES DONNENT L’IMPRESSION QUE VOUS CRIEZ et ne donnent pas envie de vous répondre.
• Ne pas mettre de signature dans les commentaires, mais évitez les commentaires anonymes.
• Lorsque vous répondez à un autre commentaire, il peut être utile de citer suffisamment de texte original pour être compris.
• Évitez le langage SMS lorsque les billets et les commentaires sont en français !
• Utilisez des smileys/émoticones pour indiquer votre état d’esprit, mais utilisez-les modérément. :-) est un exemple de smiley. Ne partez pas du principe que le smiley excuse tout ou permet d’édulcorer un commentaire insultant par ailleurs.
• Attention à votre niveau de langage, vous communiquez avec des gens du monde entier. Soyez prudent avec l’argot et les expressions locales.
• Tenez compte de l’archivage de vos commentaires par les moteurs de recherche. Faites attention à ce que vous écrivez, surtout si vous indiquez votre vrai nom (ou un pseudo régulier), tout ceci sera peut-être conservé à vie.
• Ne postez pas simplement pour faire remarquer les fautes de frappe ou d’orthographe des autres.
• Évitez de mettre simplement en commentaires des textes comme : « vffvdsv », « salut », « coucou », « d’accord », « pas d’accord » etc. Les échanges ont besoin d’être alimentés par des remarques et réflexions construites.
• La falsification (usurpation d’identité) et la mystification (pseudos multiples…) n’est pas tolérable.
• La publicité n’est généralement pas acceptée dans la plupart des blogs, sauf cas exceptionnel ou site dédiés à cela (ce qui n’est pas le cas du nôtre). Par contre, un lien ou un trackback peut être inséré à condition que le commentaire soit pertinent et ne serve pas d’alibi à une publicité déguisée.
• Rédigez soigneusement le titre du commentaire si il est demandé.
• Attendez d’avoir dormi (ou de prendre votre café) avant d’envoyer des réponses violentes ou chargées d’émotion si vous en avez vraiment gros sur le coeur à propos d’un sujet donné ; les blogs sont de grands amplificateurs de conflits, car l’absence physique de votre interlocuteur augmente les tensions. Même si vous êtes seul devant votre ordinateur, n’oubliez pas qu’un blog est une assemblée publique.
• Les commentaires injurieux ou agressifs n’ont pas leur place dans les blogs, abstenez-vous des attaques personnelles.
• Les commentaires racistes, antisémites, pornographiques, révisionnistes, sexistes ou en général tout sujet contraire à la loi et aux valeurs humanistes ne doivent pas être présents dans les commentaires.
• Vérifiez la source des informations que vous postez afin d’éviter la désinformation et les rumeurs, citez vos références.
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• Apprenez à participer et à partager, l’intérêt d’un blog n’est pas de simplement de le lire, il s’enrichit aussi des interventions de la communauté y compris de vous !
• Aux amis francophiles, même si vous n’êtes pas sûrs de votre français, allez au-delà de vos appréhension… vous êtes les bienvenus chez nous.
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12 mars 2006
Reality Blog
Quand j’ai commencé à écrire ma catégorie « divagation sur le net », je pensais surtout partager mon expérience des forums, BBC et communautés de « chatteur ».
Mes années d’errance sur la toile, même de façon irrégulière, m’a fait découvrir plusieurs personnes qui traînaient sur des sites comme Caramail (avant que Lycos remplace ce tchat par un truc immonde, mais ça c’est une autre histoire), qu’elles soient isolées géographiquement (c’était mon cas), isolées sentimentalement, ou cherchant à se créer un réseau d’ami.
Le phénomène Blog, comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, est une découverte récente.
Donc, depuis quelques semaines, je découvre un univers fascinant et inquiétant à la fois mais en tout cas, un sacré outil d’échange !
Quelle motivation à écrire dans un blog ?
Ma motivation première est comme pour la plupart des blogueurs de s’essayer à l’écriture et de voir surtout si on peut s’y astreindre quotidienne en gardant du plaisir.
Mais ce n’est pas suffisant, c’est l’envie de partager qui nous pousse à mettre en ligne nos états d’âmes.
Je trouve qu’il y a quelque chose de gênant dans la motivation du blogueur (et je m’inclus dedans) dans cette volonté de partager avec d’autres, sa vie, ses goûts et ses dégoûts.
Au final, une intimité d’habitude réservée à ses proches qu’on étale avec la facilité du beurre mou. Je pensais déjà ça du tchat où on se dévoile rapidement à des inconnus et que quelques points communs suffisent à nous prendre pour des sortes de jumeaux virtuel.
Le blog amplifie encore plus ce malaise car on ne sait pas si on est lu et surtout par qui.
De même quel plaisir à t-on à la lecture des blogs des autres, à partager leurs « petits moments d’existence » au quotidien ?
Evidement les journaux intimes, les biographies loin d’être un genre nouveau connaissent un succès littéraire de longue date.
Mais avec l’explosion de nos vies dans la télé réalité, ce « voyeurisme admis », la dimension est autre. Il ne s’agit plus d’apprendre sur la vie d’une personne qui est connue ou par un témoignage de comprendre une époque mais d’observer silencieusement et au quotidien ces « petits moments d’existences » de personnes dont on ne sait rien au départ.
La solitude, l’absence de communication directe dans le « monde réel » (train, métro, magasin, et pire… au travail et combien d’entre nous connaissent leurs voisins) est une réalité. Est-ce cela qui modifie notre façon de communiquer, d’utiliser cette façon indirecte, au travers de la machine, et surtout intemporelle (en tout cas plus en temps réel) ?
Je pense que nous avons tous besoin d’échanger, on trouvera toujours des moyens pour le faire, même dans un monde plus dur.
La diversité des outils entraîne évidement la diversité des modes de communication et les motivations des uns et des autres doivent être très variées.
Le partage de l’expérience s’il semble disparaître de plus en plus (au travail et dans la famille), se multiplie sur la toile. Combien de millions de blogs il y a-t-il d’échange et de débat sans langue de bois, parfois de qualité ? Quelle richesse, il y en a pour tous les goûts. Quelles émotions en lisant certains récits, certains blog forcent au respect, d’autres enrichissent, et parfois certains émeuvent par leur humanité et leur simplicité.
Alors on est peut être loin du voyeurisme passif de la télé réalité, qui donne quelques moments d’existences à découvrir, mais sans le choix des individus (à quand une émission de télé réalité avec 2 millions de candidats ?!) et par conséquence du contenu (euh…là je vais peut être m’abstenir de développer si je veux rester polie…). La comparaison s’arrête là…
Puis un lecteur de blog a le choix d’être passif (de juste « s’informer ») ou actif en y laissant des commentaires.
Participer au débat, l’enrichir de sa propre expérience, partager ses connaissances, c’est éduquer !…et je ne dit pas cela uniquement pour vous donner l’envie de faire un commentaire …
08 février 2006
Mais où s’arrête la liberté du blogueur ?
Au moment où je décide de me lancer dans l’écriture d’un blogue, la blogosphère était en pleine ébullition au sujet de l’affaire Garfieldd.
L’histoire étant largement décrite dans les blogues de maître Eolas, de Laurent Gloaguen ou celui de Irène Delse, je n’en ferais qu’un simple résumé pour ceux qui n’en aurait pas entendu parler.
De plus l’affaire étant close, je n’ai point envie de ranimer le débat, mais il me semblait important d’en dire quelques mots, ce que je n’avais pas pu faire avant.
Il s’agit d’un proviseur de lycée qui a été révoqué (sanction la plus lourde de l’éducation nationale) en octobre 2005 en raison de son blogue. Il y racontait sa vie privée, son homosexualité et parlait de son métier, sans toutefois nommer ni son lieu d’exercice, ni son patronyme.
Rien de bien différent de la plupart des blogues me direz-vous.
Mais on lui reproche d’avoir outrepassé son devoir de réserve (en tant que fonctionnaire) et d'avoir mis en ligne un contenu obscène et pornographique. Bon les seuls éléments dits « pornographiques » consistent en des photos d’hommes ou de lui-même en sous vêtements ! Autant dire que la quasi-totalité des blogues de jeunes adolescentes sont à caractère pornographiques.
Pornographique je vous assure ! Car il se trouve que certaines des requêtes de Google amenant à son site étaient liées à du vocabulaire pornographique.
Ni connaissant rien aux requêtes, j’ose à peine imaginer la déception du lecteur tappant "porno" sur Google et arrivant sur mon blogue pour y lire mon article sur les premières traces archéologiques de la pornographie ! Il risque d’être fort déçu !
Il me semble que tous les blogueurs s’intéressent aux statistiques et aux mots clés qui permettent au lecteur de le découvrir. Il n’est pas rare que le blogueur en fasse un post, s’amusant de l’absurdité de certains mots utilisés.
Cette première sanction était vraiment disproportionnée et a bouleversée la blogosphère. Après une pétition et un recours gracieux adressé par Garfield à Gilles de Robien la sanction finale a été transformée en une exclusion temporaire d'une année, dont six mois avec sursis, sans salaire pendant la période d’exclusion, ça va de soi ! La notion de pornographie a été aussi retirée.
Garfieldd ne souhaite pas faire appel de cette décision et respectons son choix !
Mais cette affaire continue à interroger les blogueurs sur ce qui peut être dit dans un espace qui n’est pas si privé que ça.
La liberté d’expression est un droit inaliénable et pourtant elle ne semble plus autorisée quand l’expression est destinée à tous, via un blogue.
Peut-on parler de tout dans un blogue ?
En dehors du droit de réserve pour les fonctionnaires, doit-on se censurer ? Ne peut-on pas parler de notre vie privée, c’est quand même nous qui sélectionnons les sujets nous concernant et dont on a envie de partager ?
Je comprends très bien, que les propos xénophobes, homophobes, racistes, incitant à la haine et j’en passe soient à traquer sur la toile, mais la chasse aux sorcières peut s’avérer parfois disproportionnée.
Va-t-on bientôt interdire les blogues politiquement incorrects ou satiriques ? Va-t-on interdire les photos de demoiselles vêtues de jupes trop courtes ou de messieurs à la plage ? Et pourquoi pas la photo du nouveau né dans le plus simple appareil ?
Bon c’est une vision un peu apocalyptique mais Big Brother n’est jamais bien loin si on n’y prend pas garde.
En 10 ans le phénomène blog a pris une ampleur incroyable.
La solidarité dans une affaire comme celle de Garfieldd (centaine de post, pétition, lettres au ministre) est un phénomène intéressant à analyser.
Je ne m’attendais pas vraiment à découvrir une communauté de blogueur et entendre parler de blogosphère.
Certains comparent les blogues à un véritable pouvoir face aux médias dits « classique ».
Il est vrai que la langue de bois est plutôt rare et cela se comprend très bien, il est difficile de s’auto censurer quand on part de son vécu et difficile aussi de faire abstraction de son opinion pour commenter un fait d’actualité.
J’espère que la paranoïa ne s’emparera pas de cette communauté et que chacun continuera à s’exprimer comme il l’entend...
03 février 2006
Communication : la guerre du langage SMS ?!

Avec l’ère des téléphones, fixe mais surtout du portable, vous savez cet appareil qui nous rend joignable à longueur de journée nous enlevant un peu de notre liberté, on est dans la communication de tous les instants.
- « chérie j’achète quoi le poulet ou la dinde ? » hurle l’homme dans son téléphone au milieu des rayons du supermarché, « un peu d’initiative voyons !» me brûle les lèvres alors que je passe devant lui.
Qu’est-ce que j’ai été contente quand mon propriétaire, l’air gêné, m’annonça que le portable ne passait pas dans la maison qu’il s’apprêtait à me louer, au moins le week end je serais tranquille.
Bon je vais pas non plus tout critiquer, je suis bien contente d’avoir un portable et d’entendre sa voix lorsqu’il est loin de moi et de découvrir les petits messages qu’il m’y laisse.
Avec Internet, nous sommes dans le monde visuel de l’écris, les mails bien sur mais aussi le chat qui oblige à écrire et à apprendre à taper vite, si l’on ne veut pas que notre interlocuteur ne s’endorme.
Pour affronter cette ère de rapidité, tout doit être immédiat, l’attente se résumant à l’ennui, mais soyons heureux le langage SMS est là, sauvant des hordes d’adolescents (mais pas qu’eux !) et tant pis s’il désapprend à écrire correctement.
C’est vrai que certains y trouvent aussi le moyen de masquer leurs difficultés face à l’écriture.
Attention le langage SMS ce n’est pas les abréviations, qui ont leur utilité, parfois le mot utilisé est autant long que celui qu’il est censé remplacer.
C’est un langage de substitution pour être rapide et dire le maximum en un peu de mots. Avons-nous perdu le plaisir de prendre notre temps ?
Même si ce n’est pas une généralité, beaucoup de personnes croisées sur les chats ou forums, font de l’écriture un jeu, dont le but est de faire le minimum de fautes d’orthographes sous peine de se faire rabrouer devant tout le monde.
Rendre ludique un ensemble de règles complexes (la grammaire et l’orthographe) n’est-ce pas le meilleur moyen d’apprendre ? Les fautes restantes sont celles relevant de la « dyslexie du clavier », ces erreurs de frappes et mélange à l’intérieur des mots que nous faisons tous.
Mais n’est-ce pas non plus une sélection qui s’opère entre ceux qui savent écrire et les autres ?
La guéguerre SMS contre écriture fait-elle rage sur la communauté du net ?
C'est parfois un mode de sélection dans les débats, « lui, je ne lui répond pas, vu comme il écrit il doit être naze ! »
Coupant en deux cette communauté, nous nous arrêtons sur la forme et non sur le fond des discussions. Peux-t-on parler de discrimination ?
Internet (et les correcteurs d’orthographes) sauvent-il l’écriture ou au contraire l’appauvrissent-il par ce simulacre qu’est le langage SMS ?
Si Internet nous permet d’entrer dans une nouvelle erre où l’écrit en est la forme d’échange et nous force à renouer avec cet ancestral mode de communication il en permet aussi la dérive avec la disparition de ses règles.
Ma faible expérience des blogues ne me permet pas de dire si le langage SMS y est rare ou courrant, les blogs que j’ai visité sont très bien écrit mais c’est peut-être moi qui sélectionne sans le vouloir, d’ailleurs il est difficile de donner envie d’être lu et beaucoup abandonnent lassés de ne pouvoir coucher par écrit la complexité des pensées et de voir par conséquent leurs blogues non lu.
Car quoiqu’on en dise on ne crée pas un blogue que pour soi.
Euh….mais au fait ça veut dire quoi SMS ?





