24 octobre 2008
4,2 idées pour sauver le monde.
Cela pourrait être un slogan digne d’un discours d’une Miss France dont le passage obligé sous le chapeau de Madame de Fontenay aurait quelque peu abimé les neurones.
Toutefois cette question sérieuse mériterait une étude approfondie et de véritables solutions innovantes.
Je suis l’homme (1) de la situation tout d’abord parce que mes chapeaux ne sont pas toxiques et vous pouvez donc les lécher, ensuite parce que je côtoie tous les jours le monde ce qui me donne le privilège d’être bien placée pour en parler.
Le monde c’est quoi ? De l’air, de l’eau, du feu et de la terre. Il faut donc porter notre regard avisé sur chacun de ces quatre éléments.
1) L’air : L’idéal serait de le supprimer complètement et le remplacer par du gaz hilarant. Cela aurait le double avantage de mettre fin au débat « doit-on rire de tout » et de supprimer la morosité première maladie mortelle du monde. Mais cette mesure étant onéreuse le plus simple alors consisterait à respirer moins. C’est vrai on respire à tord et à travers, boulimique d’air et même s’il est pollué notre addiction à cette drogue nous pousse toujours à consommer plus pour aérophager plus. Pour un sevrage en douceur, parler en SMS est la première des choses à faire. Évidemment les jeunes toujours à la pointe de la modernité et de la technologie sont déjà formés à la technique écrite et auront une plus grande facilité à passer de l’écrit à l’oral. Pour les autres, j’ai trouvé un tutorial en ligne très bien fait. (2)
2) L’eau : Commençons déjà par sauter dans
toutes les flaques que nous voyons à pied joint. Oui je sais vous
entendez ça toute la journée, c’est le grand slogan à la mode, mais
c’est important. Les petits gestes, eux aussi, peuvent sauver le monde.
S’hydrater les pieds évite la transpiration et de vous oindre les pieds
tous les soirs. Oui, oui on vous a vu ! Les preuves sont là, des
hérétiques du développement durable ont été pris en flagrant délit
d’extrême onction comme peut l’attester cette photo. (3)
Le plus simple pour économiser de l’eau c’est de ne pas la boire. Par
exemple en avalant une gorgée sur deux et recrachant l’autre sur le
bitume pour gagner une économie sur l’arrosage quotidien. Evidemment je
vous incite à adopter la démarche radicale qui consiste à ne plus boire
de l’eau en la remplaçant par de l’alcool. Je
ne vous ferais pas l’affront d’en décrire tous les bienfaits et préfère
vous inviter à une dégustation en fin d’exposé.
3) La terre : on la piétine, on s’y roule dedans, on la malaxe, on la viole tous les jours et sans respect sous prétexte qu’elle est sale. Il est temps d’adopter un comportement d’adultes responsables. Et comment me demanderez-vous ? En marchant sur un pied tout bêtement. Économisez vos chaussures. Adoptez la démarche ridicule des maîtres du « Silly walk » bien sûr !(4)
4)Le feu : la chaleur est dans le cœur, nous n’avons pas besoin de chaleur extérieure. Arrêtez donc d’allumer vos chauffages l’hiver et préférez la chaleur naturelle d’une peau nue contre la vôtre, un regard de braise, le cœur qui s’enflamme et l’estomac irradiant d’une lumière sensuelle. Soyez chaudes Mesdames et Mesdemoiselles, l’avenir de l’homme en dépend ! Mettez-y un peu du vôtre, inspirez-vous des icônes du glamour, comme Marylin Monroe ou Bill de Tokio Hotel. Faites votre la philosophie Lynchienne (qui s’y connaissait en chienne en chaleur) : le feu marche avec moi ! (5) Vous aussi devenez un fakir ardent, marchez avec le feu.
0,2)Le nonsense : parce que l’humour et l’absurde sauveront le monde avec l'apéro bien sur ...
(1) non je n’ai pas une petite bite.
(2) http://www.dailymotion.com/video/x5merm_8-200-200-la-chanson-du-dimanche-s0_music
(3) 
(4) http://fr.youtube.com/watch?v=FQaypso2KyI
(5) 
18 mai 2008
¡No pasarán!
Un petit délire inspiré par l'actualité de ces dernières semaines, sur les jeux olympiques écrit par Mezcal. Attention c'est décapant et très second degré !
--
Vous le savez, je suis un homme engagé. Cela m’amène à éprouver le plus profond respect pour les femmes et les hommes courageux (1) qui osent se lever contre l’injustice et à fulminer lorsque leur juste combat est jugulé.
C’est pourquoi mon sang, et l’alcool qu’il y a dedans, n’ont fait qu’un tour récemment (2), lorsqu’un de nos plus héroïques hérauts de la liberté a été confronté à la répression brutale.
Car, à part ceux qui, comme Bolloré ou Arnault, n’utilisent jamais de petite monnaie, qui pourra prétendre que le roi des pièces jaunes, le bon David Douillet, n’est pas la fierté de la France, patrie des droits de l’Homme ? (3)
Quelle sandale, quelle avarie, quelle Françoise (4) lorsqu’un espèce de nabot à casquette vint agresser brutalement deux champions du monde de judo poids lourds sans défense et éteindre la flamme olympique, tout ça parce qu’ils arboraient un badge ultra-subversif, avec marqué dessus «Pour un monde meilleur».
Et pourtant, dans ce noble combat, notre David national ne faisait qu’appliquer ce principe de la Charte olympique qui dit: «Le Mouvement Olympique a pour but de contribuer à bâtir un monde pacifique et meilleur en éduquant la jeunesse par le moyen du sport pratiqué sans discrimination d'aucune sorte.» On comprend mieux que notre Teddy Bear ait été colère et déception.
Mais la lutte ne doit pas s’arrêter ! Quitte à arriver à pied par la Chine (5), les athlètes français porteront fièrement à Pékin le drapeau de la liberté ! Puisqu’ils s’y rendront…
Ainsi, pour apporter ma pierre à cette juste cause et rasséréner notre
gros nounours, voici quelques propositions de nouveaux slogans
révolutionnaires à apposer sur des badges :
-«Mangez des fibres !» ou bien «Danacol, j’adore !», inspirés de ce paragraphe de la Charte : «L'Olympisme
est une philosophie de la vie, exaltant et combinant en un ensemble
équilibré les qualités du corps, de la volonté et de l'esprit»;
- «J’en chie, mais c’est bon !», inspiré du principe : «Alliant le sport à la culture et à l'éducation, l'Olympisme se veut créateur d'un style de vie fondé sur la joie dans l'effort» ;
- «Fainéant de Tibétain, cours plus vite !», traduction de l’envol : «La
pratique du sport est un droit de l'Homme (3). Tout individu doit avoir
la possibilité de pratiquer le sport selon ses besoins» ;
- «Marathoniens, mettez du déodorant !», qui respecte le rôle du mouvement olympique qui «veille
à ce que les Jeux Olympiques se déroulent dans des conditions qui
prennent en compte d'une manière responsable les problèmes
d'environnement» ;
- et enfin, le plus osé : «Attila, t’es caca !», véritable cri de révolte pour rappeler que «toute
forme de discrimination à l'égard d'un pays ou d'une personne, qu'elle
soit pour des raisons raciales, religieuses, politiques, de sexe ou
autres est incompatible avec l'appartenance au Mouvement olympique.»
Nul doute que devant cette campagne résolue pour la défense des droits de l’Homme (3), le gouvernement chinois va plier et, enfin, autoriser les athlètes à se raser le crâne et à porter des tongs et des robes orange au village olympique. Parce que tout de même, cette interdiction est inadmissible…
--
(1) Mesdames, si la prédominance du masculin sur le féminin au pluriel vous révolte, allez casser la gueule à Vauvenargues.
(2) Ca a donné du boudin au Ricard.
(3) Mesdames, si le grand H de ‘Homme’ vous gonfle, allez casser la gueule aux représentants de l’Assemblée Constituante.
(4) Je vais prendre mes gouttes et je reviens.
(5) Je sais, c’est nul. Et alors ?
27 mars 2008
Petite chronique de la chanteuse à succès
Pyjama à pompons – Propos inconséquents dans Télérama – Le whisky est un faux ami – Merguez communistes – M’as-tu-bien shootée ? – Le rap n’est pas toujours bon pour les ventes – La couperose ne passera pas – Quart d’heure de célébrité – Disney est un maquereau - Masque au concombre et doigt dans la bouche – Chanson Kleenex – Lavabo électrique – Jamais de culotte ! – Auchan de gloire – Grandeur consécutive du Box office.
--
Lorsqu’elle se lève, vers quinze heures, la chanteuse à succès enfile son pyjama des Trois Suisses. Avec des pompons. Elle évite les miroirs, qui seraient susceptibles de lui renvoyer l’inanité de sa condition, en même temps que le reflet de son teint fané par ses excès nocturnes.
Elle se traîne jusqu’à sa cuisine - américaine, bien sûr, même si elle ne manque jamais de fustiger Bush le second à chaque interview dans Télérama - et se fait couler une cafetière de Robusta équitable.
Le nez dans son bol, pour une fois vierge de poudre blanche, elle fait le point. Que de chemin parcouru depuis ses débuts ! Elle frissonne en se remémorant ses débuts, les MJC glaciales, les appétits libidineux des propriétaires des premières salles où elle s’est produite, à l’heure où le whisky venait fugacement leur donner l’illusion d’un retour de virilité. Et elle réprime un hoquet quand lui revient la mémoire olfactive de la fumée des merguez, poussée par le vent, qu’elle inhalait sur la scène des fêtes provinciales du Parti communiste.
Une angoisse intense l’étreint soudain : a-t-elle bien pensé à négocier avec le paparazzi de permanence hier soir à la sortie des Bains ? Les photos savamment floutées où on la voit, riant à gorge déployée, au bras de ce ministre potentiel, sortiront-elles bien en même temps que son second single ? Son prod a été très clair : il faut qu’elle donne de sa personne pour booster les ventes. Et son escapade avec ce rappeur de mauvaise réputation a plombé les ventes de l’album…
Il est temps qu’elle se bouge, qu’elle se ravale la façade. Aujourd’hui, c’est du live. Certes, le maquillage masquera son début de couperose. Certes, la caméra la grandira et l’amincira. Mais il y aura dans la salle des gens du même milieu qui, puisqu’ils usent des mêmes artifices quand les spotlights viennent se braquer sur eux pour leur quart d’heure de célébrité, détecteront de leurs regards laser la moindre hésitation, le moindre pas mal assuré. Et combien de carrières ont été brisées par le bruissement des racontars du show bizz ! Ce n’est pas parce qu’elle a elle aussi commencé à se prostituer chez Disney qu’elle doit connaître le même sort que Britney…
Un bain aux huiles essentielles, un masque au concombre, une assiette de tofu immédiatement régurgitée aux toilettes avec un doigt dans la bouche, et il est temps de s’habiller, de se maquiller, de revêtir la carapace coolissime de la bonne copine, qui rit à tous les jeux de mots, même les plus lourds, et qui pousse gentiment la chansonnette quand on lui demande. Bankable elle est, bankable elle doit demeurer…
Ce soir, c’est le grand soir. Nagui l’attend de pied ferme. Elle est nommée aux Victoires de la musique, dans la catégorie « Chanson Kleenex ». Si, par bonheur, elle arrive à obtenir le trophée, non seulement elle arrivera à niquer Koxie, mais elle lui soufflera sous le nez le lauréat du prix de la musique de lavabo électrique. Paraît qu’il a le meilleur acide de Paris !
Oups ! Perdue dans ses rêves érotiques, elle a failli oublier l’essentiel. Juste avant de quitter son loft, elle rebrousse chemin et pose sa culotte. Pas de telle faute de goût, tout de même, devant les caméras !
Puis elle va son chemin, vers une gloire fugitive et son avenir d’animations chez Auchan.
Et c’est ainsi que le Box office est grand.
29 octobre 2007
De l’inutilité de la beauté dans l’érotisme
L’érotisme, ah ! Que n’a-thon pas écrit sur ce sujet depuis l’antiquité.
L'érotisme c’est la recherche de la jouissance sexuelle, séparée de la fonction reproductrice.
Pour cela la femme doit être désirable, pour susciter chez son homme l’envie et le désir.
Dès lors, la beauté et l’érotisme semblent liés, en tout cas compatibles.
Mais qu’est-ce que la beauté ?
On a tous en tête les canons de beauté, le culte du corps frôlant l’obsession, comme si pour plaire il fallait ressembler à une statue grecque ou aux filles qui font la couv sur Playboy.
Franchement quelle idée idiote !
L’érotisme est dans la graisse bien huileuse. Celle du foie gras, qu’on tartine en couche bien épaisse sur une bonne tranche de pain grillé (comment ça j’ai des drôles de fantasmes !)
D’ailleurs en Mauritanie, ils ont bien compris. Pour plaire les femmes doivent être grosses, pas qu’un peu, pas juste obèses, non …énooooormes !
Mais comment fait-on, me diriez-vous pour devenir énoooorme, vous qui avez la phobie du pèse personne et qui comptez les calories pour garder la ligne?
C’est simple, il suffit d’adopter le gavage comme mode de vie.
Laissez tomber votre ligne à l’eau, et écoutez bien les conseils de Madame Sayyadina :
- commencez entre 5 et 12 ans pour un résultat plus pertinent
- n’allez pas à l’école car le gavage doit être continu
- mettez-vous des menottes en bois au niveau des tibias (pour vous empêcher d’aller courir aux toilettes)
- disposez de grandes calebasses d’eau ou de lait et buvez-les
- remplir à nouveau le récipient et buvez
- si vous vomissez, buvez votre vomi car point de perte l’objectif
étant d’agrandir l’estomac pour que puissiez manger de très grandes
quantités de nourriture.
- pendant une semaine mangez du pain dans du lait, des dattes, du thô
(pâte à base de céréale) ou encore du riz avec quelques morceaux de
viande de mouton, mais sans sauce.
- puis ensuite mangez toute la journée de la soupe de mouton bien grasse.
Le résultat se fera sentir au bout de quelques années, vous deviendrez appétissante le jour où vous ne pourrez plus vous lever pour aller aux toilettes. Vous serez enfin bonne…à marier et donc à copuler.
Ces conseils qui évidemment ne sont pas de moi, sont bien réels ainsi que la pratique du gavage.
Au delà de la sensibilisation à cette barbarie, j’aimerais simplement qu’on arrête avec le culte du corps, la femme objet, la beauté qui doit tailler du 36 ou du 78. D’un peuple à un autre, d’un extrême à un autre, le corps est fait pour sexer parce qu’il en a les organes. Point !
Qu’il s’agisse ne pas manger ou de trop manger pour le plaisir de plaire, que ce soit volontaire ou forcé, le culte de la beauté comme valeur érotique n’est-il pas un non sens, alors que pour coucher on a juste besoin d’organes qui fonctionnent et qui sont de taille acceptable (désolé Owen) ?
Donc cessez de fantasmer sur Clara Morgane, Ophélie Winter et Dorothée alors que Maïté ou la mère Michel possèdent elles aussi les attributs féminins nécessaire à une bonne partie de jambe en l’air avec tranche de foie gras pour pimenter vos jeux érotiques (oui je sais j’ai un problème avec le foie gras, mais c’est depuis que j’ai quitté le sud ouest, je ressens un manque réel, j’en tremble, j’ai des tics, le foie gras c’est éro-tic).

05 octobre 2007
Has been or not has been
Quand les filles parlent entres elles, elles discutent mec ou fringue.
Donc deux copines discutant de fringues disent :
-« waaa il est trop mimi ton top mini »
-« voui, mais j’ai pris 42 grammes et il me moule un peu trop mes fesses, non ? »
-« bah ça va elles sont encore pas trop ramollis par l’age »
-« tu crois qu’a 70 ans on pourra encore s’habiller chez Jenyrouille ? »
-« Ptdr, bah non on mettra des trucs de vieux…ahahaha… »
J’ai souvent entendue dire que les vieux s’habillaient en vieux.
Moi quand je serais vieille (et le premier qui dit que 38 ans c’est vieux goûtera à ma main leste sur ses fesses rabougries) je m’habillerais comme aujourd’hui et je ne porterais pas de bigoudis !
Certitude ou bien comme ces jeunettes ci-dessus je crois encore au pouvoir de l’addiction à la mode ou au moins au plaisir d’être bien dans des vêtements qui me donne envie de m’habiller le matin ?
Peut-on dire que l’image de soi n’est qu’une préoccupation de djeuns, alors que finalement c’est avec l’âge que l’on devrait se soucier plus de son apparence ?
Donc je serais une mémé néo-punk-baba-cool, point barre parce que je fais ce qu’il me plait.
J’ai quand même voulu voir le rapport entre l’âge et les fringues, pourquoi les personnes âgées s’habillent chez Blanche-Porte ? Pourquoi les hommes d’un certain age préfèrent le tergal à tout autre matière ? Pourquoi les femmes de 70 ans aiment le rose et le bleu pale ?
Parce que si les midinettes s’habillent toute pareil, il en va ainsi
des personnes plus âgées, comme si la mode finalement n’était pas si
temporelle que veut bien nous le faire croire les créateurs. Donc à
chaque âge un habit différent…d’ailleurs peu d’enfants porte
volontairement le costard-cravatte. Bizarre quand même…
Et oui, après des journées de recherches sur le net (bon j’exagère un
peu sans doute) j’ai découvert avec stupéfaction que les vieux ont bien
une mode à eux, des catalogues, des sites dédiés (1) et même des
défilés dans les maisons de retraites.
Eux aussi sont donc accro à la mode, et quelle mode, le paradis de l’enfer vestimentaire.
Je sais bien que tout est affaire de goût et de couleur, mais quand
même comment peut-on en manquer à ce point (de goût et de couleur) ?

Les petites cellules grises qui ont tendance à diminuer avec le
vieillissement sont-elles responsables du mauvais goût de nos aînés ?
Ou bien est-ce les pilules roses et bleues qu’avalent les femmes à
partir de la ménopause qui détruit à ce point les valeurs esthétiques
les plus simplistes ?
Ou alors est-ce nous qui ne comprenons rien à la mode de ces
sexagénaires, abrutis que nous sommes par le désir de plaire et ne
voyons pas le confort des matières grattantes et des couleurs ternes ?
Rien à faire on ne m’ôtera pas de la tête et de mes neurones (certes
peu nombreux) que les vieux en plus de sentir mauvais ont mauvais goût.
(1) http://www.facilenfil.fr/ on y apprend même comment enfiler un vêtement ! Il n’est jamais trop tard pour savoir commet s’habiller.
23 juillet 2007
Le procès de Walt Disney
Cour d’appel de Paris, 18 janvier 2007.
« - Accusé, veuillez décliner votre identité.
- Walter Elias Disney, dit Walt Disney, né le 5 décembre 1901 à Chicago.
- Monsieur Disney, vous êtes accusé d’injures publiques envers une administration publique, en l’occurrence la Police nationale. Monsieur le Procureur, veuillez lire l’acte d’accusation.
- Merci, Monsieur le président. Mesdames et messieurs de la Cour, l’individu qui se trouve devant vous ne doit pas vous attendrir, malgré son âge avancé. Depuis des décennies, sous couvert de faire rire nos chères têtes blondes, il instille dans leurs esprits innocents les graines de l’anarchisme, de la contestation des valeurs morales traditionnelles et de la haine des autorités.
Oh, certes, il a su donner des gages en dénonçant des syndicalistes de son entreprise comme communistes devant la Commission des activités anti-américaines en 1947, mais c’était pour mieux détourner l’attention de son entreprise séditieuse.
La traque fut longue, les efforts déployés pour amener cet individu devant vous innombrables. Mais le mur du silence est enfin brisé et je vous demanderai de ne pas faire bénéficier ce manipulateur de la mansuétude toute légitime dont le pauvre Maurice Papon a fait preuve au crépuscule de sa vie. Après tout, la Justice française, dans sa grande sagesse, maintient les anciens membres d’Action Directe en prison après la fin de leur temps de peine incompressible, sans se soucier de leur état de santé. Eh bien, les crimes commis par le sieur Disney atteignent la même gravité que l’assassinat d’un général de l’OTAN ou d’un PDG de Renault…
Il serait trop long de détailler les crimes de Walt Disney ; attachons-nous au plus grave, celui qui nous amène aujourd’hui dans cette salle.
Une société ne peut être viable que s’il existe une police reconnue, libre d’agir, crainte ou encore mieux respectée. Sans cela, tout peut arriver, y compris – j’en tremble à cette perspective – l’élection d’un Président soucieux du progrès social, un anarchiste pour résumer…
Cela, l’ignoble Walt Disney l’a bien compris, et c’est pourquoi il traîne depuis des décennies l’honneur de la police dans la fange.
Vous connaissez certainement tous le personnage ridicule dessiné par ce monsieur : la souris Mickey Mouse. Notons que Walt Disney dote cet animal répugnant d’une intelligence et d’une débrouillardise supérieures, à l’instar du sieur Douglas Adams dont nous devrons bien nous occuper un jour.
Eh bien, dans les aventures de cette souris, pseudo-détective pour énigmes ridicules, une bande de frères cambrioleurs, les Rapetous, et un malfrat psychopathe, Pat Hibulaire, ridiculisent en permanence la police, et seule l’intervention hasardeuse du sus-nommé Mickey permet leur arrestation.
Et, me direz-vous, comment est représenté le valeureux chef de la police, le commissaire Finot ?
Sous les traits d’un COCHON !!!!
Passe encore que notre vénéré Nicolas Sarkozy (que 1 000 fleurs jonchent son passage) apporte son soutien à ces impies de « Charlie Hebdo » dans le procès que leur intentent nos amis intégristes musulmans. Après tout, un peu de liberté d’expression ne fait pas de mal, tant qu’elle est bien encadrée…
Mais, concernant le sieur Disney, nous devons être intraitables. C’est un acte grave de dénigrer nos héroïques policiers, qui accumulent des heures supplémentaires, qu’ils savent perdues, pour pratiquer la seule procédure qui permet d’endiguer la déferlante de miséreux qui viennent manger notre pain : le contrôle au faciès.
Représenter un policier sous des traits porcins, c’est comme défigurer Marianne, profaner la tombe du maréchal Pétain, boycotter le 13 h de Jean-Pierre Pernaut… C’est bafouer les valeurs essentielles de la communauté : le Travail, la Famille, la Patrie !
Monsieur le Président, j’espère que la peine que vous prononcerez sera exemplaire.
- Merci, Monsieur le Procureur, vous m’avez convaincu, je condamne Walt Disney à 500 euros d’amende. La séance est levée. »
--
Vous pensez que j’ai trop fait l’apéro et que je délire…
Après la parution en 2001 du livre « Vos papiers ! Que faire face à la Police ? » (chez l’Esprit Frappeur), le ministre de l’Intérieur de l’époque, le socialiste Daniel Vaillant, a porté plainte contre le dessinateur Placid dont une caricature représentant un flic aux traits porcins ornait la couverture de l’ouvrage.
Ses successeurs, Villepin et Sarkozy, ont relayé cette plainte, qui a abouti le 18 janvier dernier à cette condamnation de 500 euros. L’auteur du livre et l’éditeur ont été également condamnés.
350 dessinateurs ont apporté leur soutien aux condamnés avec le blog "Nous sommes tous des cochons" (1)
Le dessinateur Yan Lindingre a été licencié en mai de son emploi de vacataire à l'Ecole municipale des beaux-arts de Metz, pour des faits similaires (2)
La BD « Vilebrequin », avec Obion au dessin et Arnaud Le Gouëfflec au scénario a été délibérément sabotée par l’éditeur pour raisons d’économies.
On pourrait croire ces exemples tirés d'un unvers absurde. Mais, comme me le demandait récemment un ami devant un verre, la vie réelle est-elle vraiment normale ?
(1) http://touscochons.blogspot.com/
(2) http://soutienlindingre.blogspot.com/
14 juillet 2007
Résultat 100% garanti en 3 jours
La science se trouve partout, mais surtout dans les beaux livres,
ceux qui sentent le cuir et la reliure dorée à la main, dans les revues
spécialisées comme « Nature ».
D’ailleurs la science n’est pas que chiffres, elle est langue (rappelez
vous celle qu’Einstein tire sur la photo célèbre, non je déconne) mais
pas n’importe quelle langue : l’anglais. Si vous voulez écrire de la
science, il vous faut maîtriser ce langage barbare.
Pour être accessible, toutefois la science se vulgarise, se met à la portée du quidam que nous sommes et c’est tant mieux !
Elle a une visée universelle, d’amélioration de nos capacités de réflexion et de notre esprit critique.
Mais parfois on a tendance à confondre vulgarisation et (r)abêtisation
: c’est ce qu’on appelle la science au rabais (oui je sais c’est nul).
En fait, disons plutôt que quand la science n’en est pas une mais
essaye de nous tromper (l’œil), on parle de pseudoscience, voire de
charlatanisme.
Généralement, pour nous faire avaler les couleuvres, on a droit à du
100% prouvé, 100% satisfait ou remboursé, 100% testé, bref de la
culture du résultat un peu comme en politique.
J’adore lire les pubs sur les magazines télé, vantant les mérites de
tel produit, satisfait ou remboursé, testé par le professeur trucmuche,
certifié sans supercherie.
Prouvé scientifiquement ! Ah quel beau mot, pour vendre des miracles.
La science flirterait presque avec la religion …Incrédule que nous
sommes, nous nous précipitons (pas nous mais les autres, c’est toujours
les autres d’ailleurs) sur ces produits magiques.
Comble du charlatanisme, les annonces des médiums dans les magazines,
on y croirait presque tant on essaye de nous persuader de leur réalité,
la surenchère pousse la supercherie à aller plus loin que l’admissible
ou l’entendable.
Quelques exemples de ces petites annonces (100% vrai) :
- Professeur Fodeba : très connu pour ses excellents travaux et
l’efficacité de ses dons. L’honnêteté est à la base de son travail
sérieux et rapide, spécialiste du retour de l’être aimé, même dans les
cas les plus désespérés ; impuissance sexuelle, examen, désenvoûtement,
amélioration financière. Résultat dans tous les domaines. Pas de
problèmes sans solutions. 25 années d’expérience. Efficacité en 5
jours, 100% réussite.
- Professeur Fana : grand voyant médium, très très efficace quels que
soient vos problèmes. Réussir là où les autres ont échoué. Dès la
première consultation, vous serez satisfait, spécialiste du retour de
l’être aimé(e), amour, travail, chance, protection. Guérit
l’impuissance. Travail sérieux garanti. Résultat dans les 3 jours, 100%
de réussite.
- Mme Hadja : je travaille n’importe quelle difficulté, même si avez du
mal qui circule dans votre corps. Je vous l’enlève dans deux jours
devant vous. Pour vous donner la chance, je le fais dans la semaine.
Vrais résultats. Affection retrouvée, désenvoûtement, chance, réussite
dans tous les domaines, protection contre les ennemis, fidélité entre
époux, attraction de clientèle pour vendeur. Travail solide, résultat
garanti. Réussit là ou les autres ont échoué.
Amusant, non ?
Certes, mais comment face à ces arguments 100% garanti, la science
peut-elle être crédible ? Elle qui avoue ne jamais avoir LA solution,
mais être perfectible, n’être que remise en question, que tâtonnement.
Qui avons-nous envie de croire, ceux qui affirment ou ceux qui doutent ?
La réponse est dans la question : la croyance. L’être humain est hélas plus enclin à croire qu’a douter.
Esprit critique, où est-tu ?
08 juin 2007
Paris Hilton 5 petits jours et puis s’en vont…
La justice n’est pas à deux vitesses, la pauvre starlette milliardaire est dans un état psychologique inquiétant qui nécessite la remise en liberté surveillée.
Elle a du se casser un ongle en prison et elle n’a pas
supporté le choc !
Parce que, oui vous avez bien lu, Paris Hilton ne sera pas restée une semaine complète en prison.
Résumons les événements de ces derniers jours :
- à l'origine, Hilton a été
condamnée à une sentence de 45 jours de prison. Elle avait conduit avec un
permis suspendu. Puis la peine annoncée (avec les remises pour bonne conduite) devait
être que de 23 jours. Courageuse (d’après la presse), elle avait accepté (faut
dire elle n’avait pas trop le choix…).
- avant son entrée en prison, il parait qu’elle était
traumatisée. Oh pas au point de ne pas sortir, ni faire du shopping, mais
c’était pour se changer les idées (on se demande bien lesquelles, mais bon…)
qu’elle faisait la fête (sinon c’est une fille sage…). Dépenser ses millions,
ça remonte le moral.
-dimanche 3 juin, la voilà dans sa cellule…enfin justice est rendue…
- mardi 5 juin, elle reçoit son psychiatre et son avocat
pour un entretient, c’est vrai que la vie carcérale est ennuyeuse pour la bimbo toute seule dans sa cellule de starlette.
People, le journal de l’actualité
des paillettes nous informe que Paris
pleure constamment: «Elle semble ne pas s'être lavée. Elle ne porte pas de
maquillage et ses cheveux sont mêlés. On l'a entendu pleurer les deux premières
nuits».
- jeudi 7 juin, elle sort de prison
et on apprend qu’elle purgera sa peine à la maison pour raison de santé. Elle
portera un bracelet à la cheville (je me demande s’il sera serti de diamants)
pour contrôler ses allées et venues et sera confinée à son domicile pendant 45
jours. La raison de son état de santé : elle a frôlé la dépression !
On apprend par la presse que le procureur Rocky Delgadillo,
veut que Paris Hilton purge la totalité de sa peine et estime que le bureau du
shérif, en décidant unilatéralement de la libérer, pourrait avoir commis un
"outrage à la Cour".
"Si les forces de l'ordre veulent être respectées par
ceux que nous sommes chargés de protéger, nous ne pouvons pas tolérer un
système carcéral à deux vitesses où les riches et les puissants sont traités spécialement",
a martelé M. Delgadillo.
- vendredi 8 juin, le juge Michael Sauer, qui l’avait condamné lui a donné rendez-vous, ainsi qu'aux représentants du procureur et du shérif, dans son tribunal vendredi à 9H00…de puis on attend avec impatience le résultat de l’entrevue (non ? moi non plus…)
De toute façon son séjour, qu’il soit court ou long, va lui rapporter 2 millions de dollars avec la publication de son journal de prison et même somme pour une entrevue exclusive sur son passage en prison. N’est-ce pas …je trouve pas les mots…dégoûtants ?
Oui, j’ai bien conscience que ce sujet vous passionne autant
que moi et c’est pour ça que je me suis dévouée corps et âme pour vous en faire
un billet.
Il faut mieux en rire qu’en pleurer, même si le dégoût laisse un sale goût dans la bouche, bref, ouvrons les paris (pour Paris…huhu) ?
Alors, va-t-elle retourner en prison ou rester chez elle et démontrer que la justice n’est qu’une faste illusion ?
Edit du samedi matin :
Selon le
Tremblante, Paris
Hilton a sangloté tout au long de l'audience avant d'exploser en pleurs
lorsque le juge a ordonné son retour derrière les barreaux. "Maman,
maman, ce n'est pas juste", gémissait-elle alors qu'on la conduisait
hors de la salle d'audience. Sa mère, Kathy Hilton, sanglotait elle
aussi."
07 juin 2007
Un régime ? Pourquoi faire ?!
C’est bientôt la saison des couvertures des magazines féminin avec des filles en maillot et des gros titres racoleurs : « perdez 5 kilos en une semaine, comment être maigre avant l’été, maigrir sans faire d’effort, maigrir devant sa télé… ».
Enfin, quand je dis bientôt, au moment même où j’écris ça j’ai la polaire sur moi et j’hésite encore à rajouter un pull par-dessus.
Les hommes vont pouvoir recommencer à loucher sur les jolies filles en maillot de la couverture pendant que Madame achète le magazine sous l’œil moqueur de la vendeuse anorexique qui pensera sans doute « c’est pas 5 kilos mais 10 que tu as à perdre, hihihihihihi, toi tu risques pas de porter des hauts courts avec le bide que tu as, il y a du boulot pour que tu deviennes autant désirable que moi ».
Petite note : cet article ne s’adresse pas aux personnes qui ont de véritables problèmes de poids, l’obésité est un problème de société, il ne sera pas abordé ici, cet article s’adresse bien à toute personne qui cherche à perdre les quelques kilos pris pendant l’hiver.
Quoi de plus absurde qu’un régime ?
D’abord parce que ça coûte encore plus cher de moins manger, pour un résultat contraire à celui attendu : vous mincirez peut être mais une fois vos privations quotidiennes terminées, vous engloutirez trois fois plus de nourritures et regagnerez en un temps record les 3 kilos durement perdus.
Bonjour, les kilos vous revoilà ? Oh mais vous avez ramené quelques amis…
Dire qu’avec tout cet argent perdu, vous auriez pu vous acheter d’énormes coupes de glace ou de la choucroute royale.
Ensuite, ça sert à rien, ça peut avoir des effets néfastes sur votre alimentation et modifier votre métabolisme.
Pourquoi ça existe alors ?
Mais pour vendre des produits « miracles » car ils enrichissent considérablement leurs producteurs et vendeurs.
Vous croyez que ces personnes là s’intéressent réellement à votre souci principal à savoir ne plus pouvoir rentrer dans votre pantalon préféré ? La cure amincissante aura par contre très bien fonctionné sur votre portefeuille
Finalement, maigrir vous coûte de l’argent alors que moins manger devrait au contraire diminuer vos dépenses.
Quel non-sens !
Donc, Vous avez dépensé de l’argent pour un magazine qui va vous culpabiliser et vous inciter à faire des efforts, sinon pourquoi acheter un numéro spécial régime si ce n’est pas par pure nécessité masochiste ?
L’étape suivante est le choix du régime en lui-même. Evidemment comme vous souhaitez maigrir le plus possible tout en faisant le moins d’effort, vous allez opter pour le régime le plus cher, 100% pour les plus feignantes d’entre nous, et qui évidemment ne marchera jamais (car un régime sans sport et sans restrictions alimentaires : ce n’est rien de plus que ce que vous êtes déjà en train de faire).
Si vous êtes courageuse et pleine de volonté, prête à courir 42 kilomètres par jour et réduire votre consommation de substances interdites dans tout régime (graisse, sucre…et alcool), vous devrez choisir entre des centaines, voir des milliers de régimes, tantôt monomaniaques (manger un seul aliment style pomme ou raisin et ce pendant des jours), soit pour un régime pseudo scientifique (régime selon le groupe sanguin, qui vous aide à éliminer les aliments qui ne vous correspondent pas, si vous avez un groupe « z » vous êtes des animaux préhistoriques et vous pouvez manger de la viande, si vous avez le groupe « w » vous êtes une plante et vous ne vous nourrissez pas), soit un régime basé sur des produits de substitution qui vous donneront l’illusion d’être un astronaute dans la station MIR (constitués de matière gluantes parfumées à la fraise, à la vanille ou au chocolat, à boire à la place d’un repas).
Vous pourrez aussi si vous le souhaitez, compléter avec des exercices sportifs, toujours sans le moindre effort, là aussi plusieurs types d’électrodes pour stimuler vos muscles vous seront offertes moyennant une somme rondelette (le prix ne maigrit jamais lui).
Donc, vous aller dépenser votre argent, pour acheter d’autres revues, étape nécessaire pour bien faire votre choix, dépenser de l’argent pour acheter des centaines de produits (puisque vous avez la tête embrouillée par toute ces lectures, autant essayer tous les produits), vous couvrir le corps d’électrodes, voire vous envelopper dans du cellophane, ce qui vous le noterez ne vous rendra pas plus sexy auprès de Monsieur.
Vous me répondrez que beaucoup de régimes ne coûtent pas cher (30 euros pour des patchs amincissants, encore moins pour les produits de substitution) mais cela vous reviendra toujours plus cher que de faire vos propres soupes de légumes, de manger équilibré ou de courir en forêt, et si on ajoute à cela qu’au bout de 5 jours, vous en aurez marre de manger une purée rose fluo tous les midis, et que vos sachets vont finir par moisir au fond de votre placard, vous aurez perdu de l’argent pour rien.
Alors, que faire un peu d’exercice, manger plus équilibré et sainement en ne vous gavant pas à chaque repas (s’arrêter avant satiété), ne pas manger en dehors des repas, cela est suffisant pour perdre les quelques kilos pris pendant l’hiver.
Et cela ne vous coûtera rien, à part un peu d’effort. Mais surtout, aimez-vous telle que vous êtes ! Ne cherchez pas à ressembler à toutes ces mannequines anorexiques, les hommes préfèrent les rondes !!!
Ceci dit, si vous avez découvert une solution qui MARCHE et sans effort, je suis preneuse.
30 mai 2007
[dé]finition de la femme
Aucun garçon n’arrive à comprendre que madame ne sache pas s’orienter
dans son propre quartier, sinon comment expliquer qu’elle mette deux
heures pour ramener une baguette de pain de la boulangerie en face ?!
Ni d’ailleurs qu’elle s’y prenne à huit fois avant de faire un créneau
et qu’elle trouve ridicule de regarder la F1 ou lire Tuning magazine.
Et puis, qu’est-ce qu’elle est bavarde, la preuve, regardez un peu la longueur de ce post…
Non, la femme est différente de l’homme sans aucun doute, pour preuve elle n’a pas de zizi.
De grands spécialistes se sont penché sur cette question, ont disséqué
de pauvres cerveaux, assassiné des chats, mangé du rat, nous ont mis
des électrodes partout pour conclure :
Le cerveau de l’homme et de la femme est différent !
Je parle bien sur de ces pseudo-scientifiques qui à coup de romans à l’eau de (désodorisant à la) rose remplissent les rayons de supermarchés de leur imbécilité :
Prenons un exemple, « Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus », de John Gray.
Vous savez, Mars, l’homme, le vrai, le guerrier aux muscles saillants
et huilés, et Vénus la femme des magazines, anorexique aux gros seins.
Mars et Venus s’aiment
Mars et Vénus ont un amant
Mars et Vénus divorcent
Mars et Vénus sont dans un bateau…
Mars et Vénus mangent des carottes…et blablabla…
Et John Gray, il vient de quelle planète à votre avis ?
John Gray, c’est pas n’importe qui, cet homme qui se proclame conseiller conjugal est diplômé en « intelligence créative » par le gourou de la secte de la méditation transcendantale. Total respect !
J’ai eu la (mal)chance un jour de tomber sur le premier opus. Nous avons passé avec Mezcal un grand moment d’hilarité. Et comme le rire est aphrodisiaque, je ne vous compterais pas la suite…
Petits morceaux de choix, d’après mes souvenirs, vous ne pensez quand même pas que j’ai gardé ce livre :
Déjà, l’auteur explique qu’il a eu l’idée de ce livre un jour où
refusant d’aller chercher du lait à l’épicerie, sa femme l’a mal
pris…faut dire qu’elle était enceinte, avec complications et donc
interdiction de bouger. Donc, il a écrit ce livre pour gommer
l’incompréhension de sa femme : un homme ça n’aime pas aller chercher
le lait, c’est inné…
C’est à ce moment-là qu’il a inventé une méthode révolutionnaire pour
régler les conflits : si vous êtes fâchés, donnez-vous rendez-vous par
écrit…
« Ma chérie, je t’informe que je suis très en colère contre toi mais
j’accepte toutefois, afin de te donner une chance de te faire
pardonner, de te rencontrer pour résoudre nos différents et ensuite
d’aller b….Je suis disponible pour ce rendez-vous demain à 17h ; si tu
l’es aussi, laisse un mot sur le bureau du salon. »
Mais si Mars et Vénus sont très très fâchés alors le mieux c’est que Mars se planque dans sa caverne tandis que Vénus reste au fond de son puits. John Gray précise que lorsque Vénus est dans son puits, elle fait du shopping, boit ou prend des anxiolytiques. Mars, lui dans sa caverne, se tait et lit le journal. Je n’ai toujours pas trouvé l’explication freudienne à ceci mais si un psy passe par ici, l’analyse est bien venue.
Bref, laissons tomber…
L’homme et la femme seront toujours différents, et à quelques rares
expressions la femme n’a toujours pas de zizi, mais franchement
qu’est-ce qu’on s’en fout, non ?
Et le plus absurde dans tout çà ne serait-il pas les chiffres de vente de ces bouquins ?







