Remue Méninge

Remuer sans faire tourner la mayonnaise… Une envie de partager quelques réflexions sur le monde qui nous entoure, de titiller votre vision de la vie, d’échanger et débattre sur des sujets variés…sur un ton léger et décalé.

01 janvier 2009

L’horoscope 2009 de Madame Irma

Bonne année 2009 !

Et pour commencer l'année en beauté, un horoscope absurde de Madame Irma, qui apporte depuis quarante ans le bonheur aux pauvres hères qui la croisent sur son carré de bitume de Pigalle ou au « Bar des Arpenteuses », où elle dispense ses consultations astrologiques.

Surströmming (22 décembre au 21 janvier)
Si vous êtes né(e) sous le signe du surströmming, restez chez vous durant le premier trimestre. En effet, dès que vous passerez la porte de votre demeure, des ados hystériques se jetteront sur vous pour vous lécher les narines en vous prenant pour le chanteur de Tokio Hotel, Godzilla voudra vous féconder et Martine Aubry vous proposera une motion de synthèse.
D’avril à juillet, le calme reviendra et vous gagnerez l’estime de vos voisins en épilant les ânes. En août vous partirez en vacances en Tchétchénie, où vous choperez une gastro qui vous occupera sainement jusqu’en octobre.
La fin de l’année marquera un grand changement pour vous, puisque vous jouerez tous les soirs de la chasse d’eau dans un orchestre de free jazz au festival d’Outreaux.

Crinière de fourmi (22 janvier au 21 février)
Si vous êtes né(e) sous le signe de la crinière de fourmi, vous aurez les poils qui poussent à l’intérieur. Cela vous rendra follement séduisant(e) auprès des pangolins, avec qui vous vivrez des moments torrides.
Le mois d’avril sera à marquer d’une bouse blanche, puisque vous gagnerez une ventouse à chiottes lors d’une partie de bingo. Votre patron, subjugué, vous proposera immédiatement un poste de responsabilité correspondant à vos nouvelles compétences.
En octobre, vous resterez sobre, mais au réveillon vous engloutirez douze douzaines de noix de coco, arrosées d’essence de térébenthine.

Perroquet télépathe (22 février au 21 mars)
Les natifs du signe du perroquet télépathe chanteront chaque matin de l’année du Nicolas Peyrac à tue-tête. Cela leur permettra d’être expulsés de leur logement dès la fin de la trêve hivernale. Ne pouvant plus accéder aux douches, ils se feront virer de leur emploi et, enfin, ils pourront goûter la vraie liberté !
Sous le pont où ils dormiront, ils rencontreront le vrai amour avec un brochet égaré et le mariage sera célébré en juillet devant une assistance de gnous drogués.
La fin de l’année sera une embellie permanente, puisque les perroquets télépathes se régaleront de boutons d’uniformes d’uhlans.

Trou de nez (22 mars au 21 avril)
Les natifs du signe du trou de nez verront dès janvier la Musareille entrer dans le troisième quartier du Fémur. Leurs orteils croîtront et se multiplieront, ce qui leur permettra de manger les œufs à la coque avec les pieds.
A partir de juin, vous vous en roulerez un et resterez en permanence dans un brouillard suave et embaumant la rose, qui vous ménagera les rencontres sexuelles les plus inattendues avec une colonne Morris ou bien un chapeau mou.
La fin de l’année sera marquée par un psoriasis de première classe, qui vous permettra d’entrer gratuitement aux premières des concerts de Carla Bruni.

Tord-boyaux (22 avril au 21 mai)
Si vous êtes né(e) sous le signe du tord-boyaux, votre chemin sera jonché des roses lancées sous vos pas par vos admirateurs éperdus. Vous daignerez, de temps en temps, leur faire un geste discret de la main qui les fera s’évanouir.
En 2009, pour vous délasser de vos préoccupations vitales pour la planète, vous découvrirez le vaccin contre le SIDA, résoudrez la crise financière, annulerez la dette du tiers-monde et réussirez l’exploit insensé de réconcilier Roux et Combaluzier.
Dans votre  vie de couple, vous irez d’orgasmes extatiques en orgasmes explosifs…

Ces prévisions sont surtout valables si vous êtes né(e)  le 9 mai. Et que vous fêtez en 2009 vos 43 ans.

Blanc manger (22 mai au 21 juin)
Les blanc manger passeront le premier trimestre à rire bêtement. En effet, des trolls de la planète Kuyoku leur chatouilleront les pseudopodes.
Au printemps, leurs croquettes favorites reviendront à la mode et ils se coucheront les quatre fers en l’air dans la rue en sifflant You are the sunshine of my life.
En septembre, ils attaqueront les doryphores en justice pour harcèlement textuel et passeront le réveillon avec Maître Vergès.

Canapé Chesterfield (22 juin au 21 juillet)
Si vous êtes un canapé Chesterfield, mangez des pommes : les coiffes bigoudènes tenteront en effet de vous convertir à l’hindouisme. Au solstice d’été, vous avancerez de trois otaries, tomberez sur la case « Jérôme Kerviel » et rachèterez le Titanic au prix de gros.
L’automne vous apportera son lot de lettres d’amour anonymes et d’anthrax parfumé à la fraise. Epousez le facteur et déménagez sur la planète Zion. Vous pourrez ainsi vous reconvertir en planteur de ganja galactique.

Slip (22 juillet au 21 août)
Si vous êtes né(e) sous le signe du slip, entonnez durant le premier trimestre L’internationale en breton, accompagné(e) par les Gipsy Kings. La présence de Barbarella dans la troisième maison de Cendrillon risquera en effet de vous conduire à La Courneuve sans passer par Opéra.
En août, allez joyeusement vous faire foutre, les hamsters n’étant pas en été ce que l’on croit. Il sera bien temps pour vous, après l’équinoxe d’automne, de manger des timbres poste.
Le jour de Noël, habillez-vous chaudement : vous vous transformerez en effet à cette occasion en soldat trop connu et serez de garde toute la nuit.

Serviette (22 août au 21 septembre)
Les serviettes connaîtront en 2009 une révélation essentielle. Après une partie de belote coinchée avec le Dalaï Lama au bar-PMU « Chez Abdel », trois tétons leur pousseront dans le dos et ils commenceront à entendre la voix de Rika Zaraï leur demandant de brouter les Anglais.
En juin, ils tenteront la traversée du Channel en mikado, mais s’échoueront sur les plages de Nouvelle-Guinée. Ils créeront une communauté célébrant le culte du cargo. On n’entendra plus parler d’eux pendant trente ans, jusqu’à ce qu’ils soient découverts par l’équipe de Koh Lanta.

Vodka au cumin (22 septembre au 21 octobre)
Si vous êtes né(e) sous le signe de la vodka au cumin, l’ornithorynque de votre père vous poursuivra dans les couloirs de la maison familiale, habillé en taliban. Ce n’est qu’en mars, lorsque Gargamel percutera la troisième lune de Ganymède, qu’il s’arrêtera tout net devant une horloge nymphomane.
Profitez de ce répit jusqu’en octobre. A ce moment-là, vous aurez Uranus en enfilade et vous suinterez de la morve verte par tous les pores. Seul un bain de sang de chapka lors de la dernière pleine lune de l’année vous délivrera du mal.

Guacamole (22 octobre au 21 novembre)
Les natifs du signe du guacamole passeront beaucoup de temps à manger les chaussures des nonnes. Vers le mois de juin, une excroissance de guêtres blanches leur poussera au milieu du front et ils pourront alors postuler avec succès pour les minimas sociaux.
Ce tour heureux leur permettra d’entamer une relation réjouissante avec une tronçonneuse. Cette idylle durera jusqu’en décembre, lorsque le loup-garou montrera sa cuillère.

Agité avant de se servir (22 novembre au 21 décembre)
Les agités avant de se servir connaîtront une année douce et mouillée. La mère Denis leur ramènera leur linge du lavoir, Maïté les aspergera de tofu frais.
En mai, ils tricoteront un plaid et en août, ils s’envoleront en robe de mariée. Le dernier trimestre sera l’occasion de faire des bocaux de couilles d’orang outang et décembre les trouvera rose, vert et mauve sous les aisselles.

Pour tous les signes, l’ascendant sera cette année l’oryctérope misanthrope, avec ses effets habituels. Tous les quinze jours, un Australien vous offrira une bière et à chaque déclaration de Sarkozy, vous ferez le poirier nu(e) dans les jardins communaux.

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24 décembre 2008

Pom pom pom pom

Un texte de noël ...ou bien de pâques...

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On nous répète à longueur de journée qu’il faut manger 5 fruits et légumes par jour.
Pourtant il est de source sure que certains fruits peuvent être extrêmement dangereux pour l’homme comme pour la femme.
L’Histoire avec un grand H, celle qui ne peut être remise en cause, nous a pourtant prévenus de ses dangers depuis l’aube des temps.

D’ailleurs que se passa t-il à l’aube des temps ?
Adam et Eve batifolaient dans leur jardin à Eden, une ville africaine, puisque comme tout le monde le sait le berceau de l’humanité est en Afrique.
Adam qui cueillait des pommes depuis l’aube décida d’en manger une. Or l’homme qui n’était pas très malin trouva le moyen de s’étrangler avec. Un morceau du fruit lui resta coincé dans la gorge. Eve voyant le désespéré rougir et verdir à tour de rôle voulu l’aider en lui donnant une grande tape dans le dos. Celui-ci prenant ce geste pour une menace frappa Eve de grands coups de pied dans le ventre ce qui lui provoqua des saignements.

Quand il put enfin recracher le morceau, il était de forte mauvaise humeur. Eve regretta que ce ne fut pas des noisettes qu’il mangea, elle aurait pu lui en casser quelques-unes dans l’entrejambe.
Et c’est ainsi que les rapports hommes-femmes se dégradèrent. Effectivement chaque mois alors qu’Adam avalait de travers le fruit, il frappait sa compagne et lui provoquait des saignements menstruels.

Il faut noter dès à présent l’hérésie manifeste de l’Histoire (celle avec un grand H, vous savez celle qui se fume avec de la moquette).
Comment Eve a pu enfanter l’humanité si elle saignait à intervalle régulier ?

Et oui, face à l’impossibilité de donner naissance à des enfants à une époque où l’adoption d’enfants africains n’était pas encore à la mode, il faudra attendra Sainte Madonna et Sainte Angelina pour cela, Eve telle un ver solitaire aurait dû errer de pomme en pomme, y tomber dedans et sombrer dans une grave dépression.
Pourtant l’humanité est là, et paraît tous les jours même le dimanche.

Alors que s’est-il réellement passé ?

La Normandie qui rageuse de ne pas avoir annexé la Bretagne a réussi à rouler dans la farine pour une question de blé l’humanité entière. Elle en a fait son beurre salé pendant deux millénaires. La Vérité, la vraie celle avec un grand V, c’est qu’il ne s’agissait pas de pomme.
Réfléchissons un peu, nous sommes en Afrique, vous avez déjà vu des hirondelles africaines transporter autre chose que des noix de coco ?

Non ? Alors le fruit que mangeait Adam n’était pas la pomme mais bien évidemment….

*roulement de tamtam*

La banane !

Pourquoi la banane ? Mais parce que c’est un fruit qui pousse sous le soleil du midi, qui est beaucoup plus énergétique que la pomme et meilleur pour la santé.
Il est bien connu que pomme donne la diarrhée, et que la dysenterie est un fléau pour les pays africains. Il est donc inconcevable qu’Adam ait pu consommer un tel poison pour le corps.

Reprenons donc l’Histoire, avec un grand H comme Hector par exemple ou Harthur.
Adam qui cueillait des bananes depuis l’aube décida d’en manger une. Il trouva le fruit délicieux et sa forme aphrodisiaque. Il appela Eve et s’amusa avec elle à rire de la forme de l’objet qui n’était pas sans rappeler la forme du morceau de chair qui pendouillait entre ses jambes. Eve trouva la comparaison fort à propos et voulut approfondir la question.

Ils découvrirent l’énorme potentiel de leur morphologie et s’amusèrent beaucoup.
Ils eurent beaucoup d’enfants, toute une humanité d’ailleurs et n’eurent jamais la diarrhée puisque la banane contrairement à la pomme constipe.

Cette révélation est d’ailleurs reprise par les prophètes contemporains, comme par exemple Lio qui n’est pas reconnue à sa juste valeur (42).

Aujourd’hui, fort heureusement, avec l’évolution des technologies, l’homme peut diversifier son alimentation et ne plus consommer de fruit, sauf au moment des rapports sexuels pour perpétuer une tradition encore mal connue.

Par contre, tout comme le ver est dans le fruit, le fruit est dans le verre et seule l’eau de vie peut sauver l’humanité.
Qu’on se le dise !


(42)  http://www.youtube.com/watch?v=SzTb9s8jKD4

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19 octobre 2008

La mort ne siffle jamais trois fois

Même exercice que pour Mezcal : écrire un texte différents à partir des mêmes notes de bas de page.

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Il a frappé un matin de bonne heure.
Il avait mis son masque de mort (1) et emporté sa faucille (et son marteau ?) qu’il tenait fièrement à la main, ce qui n’est pas pratique pour frapper une porte, surtout quand celle-ci n’a rien demandé.
Vu qu’elle dormait profondément, elle n’a rien entendu même pas le jet de pierre qu’il jeta à sa fenêtre d’un air agacé. Faut dire que ces immondes bouts de rocher retombaient systématiquement sur sa tête, comme attirés par quelques forces obscures (2).
Il était pressé d’en finir, d’autant plus qu’il voulait l’emmener manger un bout vite fait bien fait avant de passer aux choses sérieuses (3).
Dépité il s’appuya à la porte qui s’entrouvrit en le narguant. Décidemment la journée commençait mal comme pour la plupart des gens se dit-il en ricanant bêtement, voire même comme pour la plupart des civilisations depuis que les milliards d’espèces existaient (4).

Il grimpa quatre à quatre les escaliers grinçants et dans un geste d’une amplitude démesurée il ouvrit la porte de sa chambre.
- Me voilà ! s’exclama t-il.
- Comme si je m’en étais pas rendue compte dit-elle dans un bâillement d’ennui. J’avais prévu ta visite(5).
A peine décontenancé, il s’élança vers elle et l’enlaça.
- Bas les pattes, où tu te crois. De plus je ne peux pas j’ai mes ragnagnas (6). Et elle rejeta ses avances illico-presto.
Cherchant à reprendre le dessus suite à la perte de ce premier combat, il lui proposa donc de l’emmener manger dans un restaurant de la ville. En cas d’échec il faut toujours revenir à la première étape, après tout il n’avait pas cherché un peu trop rapidement à conclure en s’exonérant de tous les préliminaires d’usage ? (7)
Elle semblait indifférente à ses efforts mais s’habilla avec toute la nonchalance de sa jeunesse. Il était moche avec son masque et sa faucille, tellement pas original comme…(8).

Il marchait à grande enjambée au moins quatre bons mètres devant elle. Haussant des sourcils elle se demandait ce qu’elle pouvait bien faire là, à le suivre au lieu de tourner les talons et s’enfuir. Mais elle savait que quoiqu’elle fasse, il la retrouverait toujours et reviendrait encore et encore désespérément (9). Elle ne pouvait pas lui échapper. Alors autant profiter d’un bon repas et ne plus s’en faire. C’était sa vérité à elle (10), sa façon de réagir au désastre.
Ils s’assirent à la table avec la petite nappe rouge à carreaux. La serveuse arriva rapidement, il n’y avait pas beaucoup de travail à cette heure matinale, ils étaient ses premiers clients.
Il regarda nerveusement autour de lui et réclama d’une voix caverneuse la carte de menu.

- Nous avons une formule petit déjeuner avec café, jus d’orange, bacon, œuf coque, beurre et pain grillé, récita par cœur fièrement la serveuse.
- Mettez-en nous deux.
Elle n’eut pas le temps de riposter que la serveuse était déjà repartie. Elle avait senti l’appétit disparaître quand il l’avait regardé fixement avec ses yeux de fous.
Autant regarder la fenêtre et attendre mon heure, pensait-elle en coupant un bout de bacon huileux avec dégoût (11).
Il souriait en montrant ses dents toute jaunes.
Elle se retint de vomir, elle ne lui donnerait pas ce plaisir et prit sa décision. Autant jouer le jeu jusqu’au bout et ne rien lâcher, aucune peur, aucune parcelle d’émotion.
Misant sur son plus beau sourire angevin, elle enfourna un bon bout de bacon. Elle sut immédiatement qu’elle avait gagné cette nouvelle bataille (12). Son geste l’avait désarçonné. Elle en était sure.
Fière d’elle, l’appétit revenu elle pouvait se concentrer à nouveau sur son assiette et trempa un bout de pain grillé et beurré dans le jaune de l’œuf chaud. La colère lui monta au nez, le blanc était mal cuit et son pain était tout baveux de cette substance. Elle eut de la haine envers la serveuse qui ne savait même pas faire cuire des œufs à la coque et repensa au beau berger qui un jour lui avait préparé le plus bel œuf à la coque qu’elle ait jamais mangé. C’était dans les montagnes profondes du Tibet. (13)

Perdue dans ses pensées elle n’avait pas vu la lame usée de la faucille s’approcher de sa tête. A nouveau dans le présent, sa première réaction fut de se demander si la vieille lame qui avait coupé des milliards de tête n’était pas un véritable nid à microbes, d’autant plus qu’elle n’était pas certaine que cette même lame n’ait pas tué des espèces très différentes d’elle. C’était un vrai problème, si la lame contenait des microbes venus d’ailleurs, est-ce qu’ils ne dévoreraient pas son corps le privant de la sépulture qu’il méritait ? (14)
Elle avait quand même fait tout le nécessaire pour que son corps repose dans le coin le plus ombragé du cimetière.

Une fois la lame nettoyée, il se sentit un peu déçu quand même. Avec son masque ridicule de farces et attrapes elle l’avait vraiment pris pour la Mort venant la cueillir et n’avait même pas émis une vague protestation à son assassinat.
Cette mort ne lui avait procuré aucune satisfaction, il aimait bien quand elles crient et se débattent. Heureusement la serveuse avait eu l’air un peu plus surprise, mais cette mort là était facile et ne pouvait lui faire oublier son échec. Quelle journée !
Il fallait qu’il trouve un autre déguisement. Moins voyant, moins démodé. Il jeta son masque dédaigneusement dans la poubelle à côté du comptoir. Oui c’est ça, un truc de son temps, un costume de Superman, de Batman ou encore mieux un masque d’Albator le pirate de l’espace. (15)


(1) Car la Mort est mâle, c’est un fait acquis.
(2) Façon de parler. Elles se produisent parce qu’elles obéissent aux règles de l’univers. Un caillou n’a pas d’avis mesurable sur la gravité.
(3) Si vous ne voyez pas du tout de quoi nous parlons, demandez à papa et maman
(4) D’accord, « la plupart des civilisations », ce n’est pas « la plupart des gens ». Durant l’histoire, « la plupart des gens » n’avaient nul besoin de se soucier de la forme du monde tant que le repas suivant se trouvait dessus.
(5) Cette conclusion nécessite de poser quelques hypothèses spécifiques, comme le caractère chronique et irréversible de la bêtise.
(6) De plus, beaucoup de femmes n’ont de cycle menstruel que depuis quelques décennies. Avant cela, la plupart du temps, elles étaient soit enceintes, soit en lactation.
(7) Si oui, félicitations ! Vous êtes un être humain : vous raisonnez de façon narrative.
(8) Euh…de la plupart des gens.
(9) « Désespérément » est un autre privatif : « sans espoir »
(10) « Vérité » est un privatif au même titre que « sobre »-tant que vous n’inventez pas de mensonges, vous ignorez ce qu’elle recouvre. La nature semble le savoir, sinon les animaux n’auraient pas investi tant d’efforts pour se doter de camouflages très efficaces.
(11) La quantité de bacon produite par jambon est en moyenne légèrement supérieure au quart de la quantité produite à partir de l’individu entier.
(12) C’est d’ailleurs un principe fondamental de narration. Si le héros ne triomphait pas d’obstacles insurmontables, où serait l’intérêt ?
(13) Combien de livres de cuisine dictent de mettre de l’eau à bouillir mais ne précisent jamais à quelle altitude le faire ? Le détail a pourtant son importance : à plus haute altitude, la température d’ébullition baisse.
(14) Il s’agit probablement d’un autre mensonge. Il est peu probable que des microbes extraterrestres nous trouvent comestibles.
(15) Toutes nos excuses aux vrais dieux.

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18 octobre 2008

Chronique des notes de bas de page

Texte issu d'un petit jeu d'écriture. A partir de notes de bas de pages imposées, écrire un texte. Mezcal a choisi de le faire à la façon de Vialatte.

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Les couilles de la Mort – Cheveux qui tombent – La société de civilisation des nains épileptiques – Se gratter la tête rend con – Réhabilitons Eve grâce à Hérodote – Le bouclier de la vérité absurde – Les bouchers vikings – Dans les nuages, Nikos Alliagas n’existe pas – Une rasade de cervoise – Divinités rigolardes – Grandeur consécutive du *nonsense*.

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Il arrive, même au sage, de s’arrêter au bord du chemin, effrayé de voir apparaître entre chien et loup les génitoires velus de la Mort (1). C’est dans ces moments-là qu’une bonne dose de *nonsense* est nécessaire, afin de rire du cheminement réfléchi des péripéties du temps qui passe (2).

Pourquoi en effet se laisser abattre par les cheveux qui tombent inéluctablement et les poils de cul qui blanchissent ? A tout âge, désormais, il est possible de batifoler et de connaître de délicieuses extases (3). Dans notre *société de civilisation*, nous ne sommes en rien tenus, malgré les exhortations d’un nain épileptique, à renoncer à cueillir le jour pour cogiter avec un pli soucieux à l’avenir des normes et idées reçues qui dirigent les rapports sociaux. Remarquons d’ailleurs que c’est pour avoir développé ce genre de débats sentencieux que la plupart des civilisations se sont écroulées (4).

Bien au contraire, une étude approfondie de l’histoire des peuples qui ont successivement brandi le sceptre de la domination planétaire nous montre qu’ils sont tous devenus cons à force de se gratter la tête (5). J’en profite d’ailleurs pour pourfendre et réduire au silence certains ethnologues de l’école créationniste qui attribuent la chute des empires à Eve et ses descendantes, sécrétant d’après eux tous les vingt huit jours un flot de sang perverti inondant les mondes (6). Je me doute d’ailleurs que vous êtes toutes et tous suffisamment au fait de la science d’Hérodote pour rejeter ces théories saumâtres (7).

Par contre, ceux qui ont hérité de la plupart des civilisations (8) un goût immodéré des débats oiseux seront privés de ressort et désespérément (9) hermétiques à l’humour raffiné et décalé. Ils ne pourront se protéger du désarroi existentiel devant la Mort derrière le bouclier de la vérité absurde (10). Ils ne sauront compter sur la compagnie rassurante des Vikings découpant des porcs entiers pour remplir des boîtes de spam (11). Ils n’accompagneront pas non plus *Captain Fantastic* dans ses aventures tumultueuses mais victorieuses contre Mrs Black (12)…

Lorsque l’esprit s’élève, grâce à la philosophie adamsienne ou pratchettienne, jusqu’à la hauteur des nuages, toutes les données changent (13). A défaut, l’homme croit sans recul à la santé du CAC 40, à l’existence de Nikos Alliagas ou la haine carnivore des Aliens pour l’espèce humaine (14). Pas surprenant, alors, qu’il parte en courant lorsque la Mort s’approche de lui dans le but innocent de lui payer une cervoise…

La conclusion est donc limpide : pour finir bourrés, préférez les dieux que sont Douglas, Terry ou les Monty (15)

Et c’est ainsi que le *nonsense* est grand.

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(1) Car la Mort est mâle, c’est un fait acquis.
(2) Façon de parler. Elles se produisent parce qu’elles obéissent aux règles de l’univers. Un caillou n’a pas d’avis mesurable sur la gravité.
(3) Si vous ne voyez pas du tout de quoi nous parlons, demandez à papa et maman
(4) D’accord, « la plupart des civilisations », ce n’est pas « la plupart des gens ». Durant l’histoire, « la plupart des gens » n’avaient nul besoin de se soucier de la forme du monde tant que le repas suivant se trouvait dessus.
(5) Cette conclusion nécessite de poser quelques hypothèses spécifiques, comme le caractère chronique et irréversible de la bêtise.
(6) De plus, beaucoup de femmes n’ont de cycle menstruel que depuis quelques décennies. Avant cela, la plupart du temps, elles étaient soit enceintes, soit en lactation.
(7) Si oui, félicitations ! Vous êtes un être humain : vous raisonnez de façon narrative.
(8) Euh…de la plupart des gens.
(9) « Désespérément » est un autre privatif : « sans espoir »
(10) « Vérité » est un privatif au même titre que « sobre »-tant que vous n’inventez pas de mensonges, vous ignorez ce qu’elle recouvre. La nature semble le savoir, sinon les animaux n’auraient pas investi tant d’efforts pour se doter de camouflages très efficaces.
(11) La quantité de bacon produite par jambon est en moyenne légèrement supérieure au quart de la quantité produite à partir de l’individu entier.
(12) C’est d’ailleurs un principe fondamental de narration. Si le héros ne triomphait pas d’obstacles insurmontables, où serait l’intérêt ?
(13) Combien de livres de cuisine dictent de mettre de l’eau à bouillir mais ne précisent jamais à quelle altitude le faire ? Le détail a pourtant son importance : à plus haute altitude, la température d’ébullition baisse.
(14) Il s’agit probablement d’un autre mensonge. Il est peu probable que des microbes extraterrestres nous trouvent comestibles.
(15) Toutes nos excuses aux vrais dieux.

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16 octobre 2008

Notes de bas de page.

On a eu l'idée d'un jeu d'écriture imposé amusant avec Mezcal.
On aime bien les challenge absurde.

Pour rendre plus savoureux l’exercice, j’ai utilisé de vraies notes de bas de page d’un livre très quarantedeuxien :
*« La science du disque-monde »* de Terry Pratchett.

Voilà les notes en question et bientôt...les deux textes !
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(1) Car la Mort est mâle, c’est un fait acquis.

(2) Façon de parler. Elles se produisent parce qu’elles obéissent aux règles de l’univers. Un caillou n’a pas d’avis mesurable sur la gravité.

(3) Si vous ne voyez pas du tout de quoi nous parlons, demandez à papa et maman

(4) D’accord, « la plupart des civilisations », ce n’est pas « la plupart des gens ». Durant l’histoire, « la plupart des gens » n’avaient nul besoin de se soucier de la forme du monde tant que le repas suivant se trouvait dessus.

(5) Cette conclusion nécessite de poser quelques hypothèses spécifiques, comme le caractère chronique et irréversible de la bêtise.

(6) De plus, beaucoup de femmes n’ont de cycle menstruel que depuis quelques décennies. Avant cela, la plupart du temps, elles étaient soit enceintes, soit en lactation.

(7) Si oui, félicitations ! Vous êtes un être humain : vous raisonnez de façon narrative.

(8) Euh…de la plupart des gens.

(9) « Désespérément » est un autre privatif : « sans espoir »

(10) « Vérité » est un privatif au même titre que « sobre »-tant que vous n’inventez pas de mensonges, vous ignorez ce qu’elle recouvre. La nature semble le savoir, sinon les animaux n’auraient pas investi tant d’efforts pour se doter de camouflages très efficaces.

(11) La quantité de bacon produite par jambon est en moyenne légèrement supérieure au quart de la quantité produite à partir de l’individu entier.

(12) C’est d’ailleurs un principe fondamental de narration. Si le héros ne triomphait pas d’obstacles insurmontables, où serait l’intérêt ?

(13) Combien de livres de cuisine dictent de mettre de l’eau à bouillir mais ne précisent jamais à quelle altitude le faire ? Le détail a pourtant son importance : à plus haute altitude, la température d’ébullition baisse.

(14) Il s’agit probablement d’un autre mensonge. Il est peu probable que des microbes extraterrestres nous trouvent comestibles.

(15) Toutes nos excuses aux vrais dieux.

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07 octobre 2008

L’iconographie braille

Ce texte a été écrit pour un autre blog, basé sur le principe des Cacopédies de Umberto Eco.

Si le savoir s'encyclopède alors pourquoi ne pas compiler aussi l'anti-savoir. C'est le but de la Cacopédie qu'Umberto Eco décrit dans son livre absurde « Comment voyager avec un saumon ?».

La Cacopédie c'est « la somme négative du savoir ou une somme du savoir négatif. Sa tâche cognitive se proposait d'être un inventaire exhaustif de l'anti-savoir ».

Toute entrée devant répondre à plusieurs critères dont le principal est de partir d'un titre représentant l'inversion symétrique d'une entrée d'encyclopédie normale et veiller que personne ne développe un thème cacopédique en le proposant comme digne de foi ou comme une théorie scientifique sérieuse.

Le blog : Cacopédia

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Comme chacun le sait maintenant, le futur influe le passé et le présent. Ainsi, ce n’est pas du chevalier Barbier de la Serre que Louis Braille s’est inspiré en 1829 pour mettre au point sa méthode d’écriture codée pour aveugles, mais bien de Paul Muad’Dib. Celui-ci, enfermé dans sa cécité et dans les grottes de Jacurutu a, en fait, inventé cette technique dans le but peu avouable d’envoyer des lettres cochonnes à ses maîtresses Fremen et pouvoir lire, d’une main, leurs réponses enfiévrées.

Mais comme il se défonçait en permanence à l’Epice, aux trips psychédéliques dévastateurs, ses correspondantes, lorsqu’elles caressaient ses missives écrites sur des rectangles de peau de ver, ne rêvaient pas d’heures de voltige à plusieurs, mais étaient prises d’une envie furieuse d’organiser des réunions Tupperware… La vie sexuelle du Prêcheur en pâtissait, mais l’analyse de ses lettres a donné naissance à une discipline nouvelle : l’iconographie braille, qui s’attache à interpréter les sensations subliminales provoquées tactilement par la lecture d’un texte ainsi rédigé.

Par un ricochet spatio-temporel tout à fait anodin pour quiconque a un jour croisé Zaphod Beeblebrox, l’iconographie braille a connu un engouement remarquable durant tout le XXème siècle, révélant des significations savoureuses cachées sous les œuvres d’aveugles célèbres.

Ainsi, quand on palpe la partition originale de Georgia on my mind apparaît à l’esprit Marilyn Monroe nue, celle de Sous les sunlights des Tropiques Karol Wojtyla, enfant, en short moulant et quand on frôle à regret du doigt les discours de George W. Bush une patate en robe de chambre s’impose à vous (1).

Des écrivains non-non voyants, désireux d’explorer toutes les voies de l’esthétique, se sont livrés aux mêmes jeux, et c’est précisément une phrase célèbre d’un entre eux que je prendrai en exemple pour illustrer cette technique merveilleuse qu’est l’iconographie braille.

Veuillez maintenant caresser votre écran ci-dessous


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La première strophe vous précipite immanquablement dans un marasme extrême. La pointe de violence sous-jacente de la première ligne a une tête de poing américain dans le foie, impression accentuée par la déliquescence vomitive des deux lignes suivantes. Les images les plus repoussantes viennent à l’esprit : but de Materazzi, rappel de Christophe Maé, JT de 13 heures sur TF1… Cette strophe chute sur l’angoisse ancestrale de l’homme devant l’inconnu menaçant…

Sa colère s’exprime crescendo dans les deux premières lignes de la seconde strophe, pleines d’images de fureur, de loups baveux hurlant à la Lune, de combats effrénés du pilier de bistro contre les machines à Rapido trop lentes… Mais le souffle épique tombe brutalement à la dernière ligne, laissant l’être humain seul face à son tiers prévisionnel.

Quel contraste avec la dernière strophe, toute en harmonie, évocatrice de nymphes se baignant nues sous une cascade, de peaux de bêtes devant une cheminée, de coup de boule dans la tronche de cet enfoiré de Materazzi ! La plénitude est atteinte, les angoisses envolées.

Et c’est somme toute normal, quand on sait que la phrase traduite en braille est « La réponse à la Vie, l’Univers et le Reste ». Et cette réponse, vous la connaissez…

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(1) Comment ça, il n’est pas aveugle ? Et son commentaire sur l’attentat du 11 septembre, je cite, « J’ai rien vu, j’étais de dos », alors ?

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22 septembre 2008

Le pâté de Pâques à la Mezcal

Texte qui fait suite à une soirée arrosée entre amis...

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Oui, après de nombreuses années à ne cuisiner que des pâtes et du jambon sous cellophane, je me suis lancé dans l’art culinaire. Coiffé d’une toque et vêtu d’un simple tablier dévoilant mes fesses au grand plaisir de Sayya, j’expérimente les combinaisons gustatives les plus hardies et en fait profiter mes convives. Il y a quelques temps, j’ai préparé pour la venue de Planète, Grey, Anankè et son matou de l’époque une adaptation très personnelle du pâté de Pâques à la tourangelle, le « pâté de Pâques à la Mezcal »

**Ingrédients** (pour 6 personnes) :

- 400 g de hampe de gnou
- 400 g de foie de castor
- 1 litre de Zubrowka glacée

**Marinade** :

- 2 clous de girafe (ce sont des clous de girofle en plus gros)
- 4 branches de persil
- thym, laurier
- 10 oignons
- 1 litre de Vouvray blanc sec
- 1 litre de cognac

**Pâte** :

- 400 g de houblon
- 200 g de beurre de Marrakech
- 1 jaune d'oeuf

**Farce** :

- 100 g de lard fumé
- 5 oeufs
- 400 g de surströmming
- persil
- 1/2 cuillère à café de mélange 4 épices
- piment

**Préparation** (1h)

Préparer la marinade et y laisser les viandes 12 heures au frais. Attention : n’utiliser que 10 cl de cognac. Boire le reste.

Vous pouvez, pour rajouter du goût, faire flamber le foie de castor à la Boukha. N’utiliser que 10 cl de Boukha, buvez le reste avec Faust (pensez alors à l’inviter, en lui disant où vous habitez, sinon il va errer dans les rues et finir assis devant la supérette à boire du vin en bouteille plastique)

Préparer la pâte et la laisser reposer 12 heures au frais. Bien pétrir le beurre de Marrakech avec les mains, puis se lécher les doigts. Vous devriez alors vous écrouler sur le canapé en faisant des rêves peuplés de chimpanzés en smoking qui dansent, cela pendant les 12h d’attente (1)

Vous lever. Commencer à boire la Zubrowka.

Faire cuire les oeufs durs. Hacher les viandes et le lard avec le persil, le sel, le poivre et les épices. Ouvrir la boîte de surströmming, boire un autre verre de Zubrowka pour supporter l’odeur, mélanger.

Etaler la moitié de la pâte en rectangle (2). Verser dessus la moitié de la farce en laissant 4,2 cm de bordure.

Et hop ! Un autre verre…

Poser les oeufs écalés sur la farce, recouvrir du reste de farce, badigeonner avec un oeuf battu (au choix par ses parents, par ses camarades de classe,…), ainsi que la bordure.

Mettre un CD de Nicolas Peyrac en buvant un verre.

Etaler le reste de la pâte et la poser sur la farce. Pincer les bords pour souder. Faire deux trous de 1 cm de diamètre.

Faire chauffer le four à 420°C. Mettre le pâté dans le four chaud et laisser cuire 1 h. en finissant la vodka.

Puis, manger la paille une fois la bouteille vidée, chanter « So far away from LA », s’écrouler tête première dans la bibliothèque.

Donner le pâté à manger au chien et sortir le jambon sous cellophane pour vos invités.

Ce plat délicieux s’accompagne d’un Château Haut Margaux 1966 (compter deux bouteilles par personne).

Et si, par hasard, vos convives reviennent, faites-leur une tarte aux poils…

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(1) oui, c’est vrai quoi ! Qu’est-ce qu’on s’emmerde d’habitude pendant que la viande marine…
(2) pour faire un rectangle, faites un carré et tirez dessus.

Posté par mezcal à 19:32 - Création absurdeloquente - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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20 septembre 2008

4,2 idées pour être un chou de Bruxelles

Récemment, j’ai été invité à animer un débat dans le cadre du département de philosophie de l’université de Woolloomooloo, débat qui s’est terminé en pugilat tellement les arguments de mes contradicteurs (détracteurs serait un terme plus exact) étaient malhonnêtes et fallacieux.

Il faut dire que la thèse que j’avançais était perturbante pour des esprits étroits : « le chou de Bruxelles, stade suprême de la métaphysique potagère. »

Désireux de rétablir les bases d’un débat serein, face aux tombereaux de calomnies répandues par la presse internationale depuis cet épisode, je vais donc résumer ma thèse (1) en vous indiquant les 4,2 raisons essentielles pour devenir un chou de Bruxelles.

La première idée s’appuie sur le caractère voluptueux du chou. De tous temps, et sous toutes les contrées, le chou a été associé à la beauté, aux plaisirs simples, à la gourmandise. Ainsi le chou s’accouple frénétiquement avec la fleur, symbole évocateur de siestes délicieuses, seul ou à plusieurs, dans les champs au printemps, d’effeuillages de marguerite qui précèdent l’effeuillage des robes à carreaux, de roses qui s’entrouvrent en distillant un nectar savoureux, comme… aaaaaahhhh !!!!! Rhâââ lovely !!!!! Excusez-moi, je reviens, je vais m’essuyer…

Hem… Le chou s’accorde aussi avec la crème (pâtissière, je le précise immédiatement, bande de cochons) et à la pinette (choupinette ! Humour ! Même les penseurs les plus doctes s’autorisent parfois à faire fienter l’esprit qui vole). Et la trousse-pinette, c’est bon à boire sous un chêne, en effeuillant une marguerite, avant de… bon, passons de suite au prochain argument.

En deuxième point, il y a Bruxelles, ville mystérieuse et révolutionnaire. Place de Brouckère on y voit des vitrines, avec des hommes et des femmes en crinoline, mais aussi l'omnibus, avec des femmes, des messieurs en gibus, ce qui prouve bien l’acuité de la lutte de classes dans cette ville. D’ailleurs, Place de Brouckère, les néons scintillent, les Léon s’esclaffent, les "nom di d'ju" résonnent dans une sublime décadence, une danse des panses autour du ministère de la bière, artère vers l'enfer de l’exploitation salariée. (2)

Certes, me direz-vous, mais quel est le rapport. Et bien, mon troisième argument réside en un documentaire choc, qui cloue le bec à tous les Bruce de la terre qui ricanent derrière mon dos. Oui, le chou symbolise avec éclat les valeurs de la révolution rouge sang, de l’amour, des nonnes qui donnent des coups de pied dans les burnes des flics, du cinéma d’avant-garde dont le but est de réveiller nos consciences… contrairement à la laitue, symbole d’oppression, de guerre et de mort :
http://fr.youtube.com/watch?v=t99MiSFM8UY

Si Jean-Luc Godard le dit, c’est que c’est forcément vrai…

S’il reste encore des sceptiques qui n’ont pas été foudroyés par cette démonstration, une quatrième évidence vient signifier la victoire sans partage du chou de Bruxelles sur les autres habitants du potager. En effet, les choux sont des bijoux, alors que les hiboux, qui ne sont pas ce que l’on croit, font joujou en lançant des cailloux sur les genoux des poux.

Le débat est clos, la philosophie légumière l’emporte sur l’obscurantisme kangouroutier et, magnanime, concède pour la beauté du geste encore 0,2 idée, en hommage au bon sens et à l’art auvergnat du jeu de mots bête :
« Un chou, ch’est un chou ! »

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(1) publiée en 5 volumes aux Editions du Castor à plumes
(2) merci, pour cet argument, à Jacques Brel et Dick Annegarn

Posté par mezcal à 19:30 - Création absurdeloquente - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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19 septembre 2008

4,2 idées pour mettre quelqu’un dans sa poche.

Les expressions m'amusent et j'aime les prendre au premier degré. Petit exemple ici...

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Dans ce début de siècle sombre et égocentrique, il est important de connaître quelques techniques faciles pour avoir des amis.

Il ne suffit pas de plaisanter avec d’autres humains, de converser et de les écouter quand ils parlent tout seul pour qu’ils vous soient redevables, fiables, aimables voire amiables.
Non, cette première approche incomplète sera insuffisante pour un vrai rapport de confiance.

Avoir quelqu’un dans sa poche sous entend que cette personne vous suivra où vous irez tant que vous ne retournerez pas votre veste, ce qui peut immanquablement causer votre perte et celle de votre veste.

Il existe plusieurs moyens de mettre quelqu’un dans sa poche, mais nous en étudieront que 4,2, évidemment ce chiffre est choisi par hasard.

Préalable :
Trouver un humain pas trop grand : comme vous avez pu le remarquer la poche de votre veston ou de votre pantalon est trop petite pour contenir la corpulence d’un être humain. Veillez à choisir vos amis de petites tailles et pas trop gras, vous m’en serez reconnaissant pour la suite.
Faire copain/copain et désirer approfondir cette amitié.

1ère idée : Agrandir la poche.
Même si votre choix se porte sur une personne à la verticalité défaillante, vous n’aurez toute de même pas d’autres choix que de modifier la taille de votre poche.
Il faut dès lors choisir dans quelle poche vous allez mettre votre ami(e). Il n’est pas impossible que votre vêtement soit un peu abimé par l’opération donc ne prenez pas votre veste la plus chère. Le vieux gilet de votre adolescence, tricoté avec amour par votre grand-mère suffira amplement.
Ensuite, un peu de couture, quelques pelotes de laine et des aiguilles et construisez une poche capable de contenir un être humain.
Une fois le travail fini, vous n’aurez qu’à coudre votre poche à votre gilet et vous pourrez alors promener votre pote aisément.
L’inconvénient de la méthode est que le port d’un humain même de petite taille s’avère fatiguant.
Pour remédier au problème, privilégiez le choix du Kangourou et placer la poche sur votre ventre, comme sur l’illustration suivante.
http://img207.imageshack.us/img207/3222/kangourouto0.jpg

2eme idée : rétrécir l’humain.
Si vous êtes plus porté sur les méthodes chamaniques de réduction des corps que par la couture et le tricotage, cette méthode est pour vous.
Appliquer la technique du Tsantza au corps entier. Cela peut paraitre complexe dans un premier temps, mais cette méthode traditionnelle des indiens Jivaros est à la portée de tous. Vous pourrez même faire participer vos enfants, cela peut constituer un amusement autant pédagogique et culturel que récréatif.
Pour gagner du volume il suffit de retirer tous les os un à un ainsi que les organes vitaux. Il faut coudre ensuite les orifices et plonger le corps dans une décoction de baies pour rendre la peau caoutchouteuse.
Un corps mou se plie plus facilement qu’un corps dur, profiter pour plier votre Tsantza en quatre, comme un mouchoir et glisser le dans votre poche.
L’inconvénient de la méthode est de bien vider le corps sinon vous risquerez de salir votre belle veste que votre femme vous a offerte à noël. Si cette technique vous effraye un peu vous pouvez toujours demander de la potion au lapin d’Alice, il se peut qu’il accède à votre demande s’il n’est pas trop en retard, le résultat est tout aussi acceptable.

3eme idée : devenir un géant.
Si vous maitrisez la technique de Hulk, du géant vert ou que vous soyez amis avec quelques dieux grecs, cette méthode est donc faite pour vous.
Le seul problème est de vous trouver ensuite des vêtements à votre taille. Privilégiez les magasins spécialisés en grande taille pour vos achats. Evitez les promotions du type « prix au kilo de tissu ».
Si vous devenez un grand homme, vous pourrez peut-être avoir plusieurs amis dans votre poche.
C’est l’avantage majeur de cette méthode.
Là encore, si vous êtes hyper sympa, il se peut que le lapin d’Alice vous aide aussi.

4eme idée : le découpage
Si vous ne possédez aucun talent de couture, de décoction, d’amis parmi un dieu grec, ne vous inquiétez pas, vous aussi pourrez vous mettre quelqu’un dans la poche ou du moins en partie.
Il suffit de vous armer d’un couteau de boucher bien affuté, de demander la permission auparavant à votre ami et de procéder au découpage de celui-ci une fois la formalité de son accord reçue.
Si Osiris fut découpé en 14 morceaux, vous pouvez choisir le nombre de morceaux selon le choix de la partie du corps que vous garderez dans votre poche.
Evitez de garder la langue dans votre poche, vous pourriez avec le temps trouver votre nouvel ami aigri et celui-ci pourrait commencer à se plaindre.
Choisissez plutôt un morceau parfaitement noble comme les mains. Avoir les mains dans ses poches vous rend incontestablement plus cool aux yeux de tous.

0,2 idée :
Excusez-moi quelques secondes, on sonne à ma porte.

« Oui…oui…ah bon, ben d’accord on y va… ».

Je suis vraiment désolée mais la police est venue me chercher pour une sombre histoire de pied frontal, je dois remettre la fin de cet exposé à une autre fois.
Je vous présente toute mes confuses et mes hommages à votre mère.

Posté par sayyadina à 19:24 - Création absurdeloquente - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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17 septembre 2008

Le branleur d’étoiles.

J'ai écrit ça pour un ami du net, une de ces personnes qu'on est heureux de rencontrer et qu'on espère revoir rapidement. Il habite en Suède ce qui ne facilite pas les rencontres et c'est un scientifique rêveur, amoureux des jeux de mots bêtes show !
Évidement hors contexte le texte perd de son intérêt mais je tenais à le sauvegarder ici pour en garder une trace...

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Il y a fort longtemps, une époque où les bouteilles de coca-cola n’existaient pas, où « papillons de lumière » n’était pas fredonné sur toutes les lèvres, où les poules avaient des dents.

Donc, un âge d’or pour les hommes qui n’avaient pas à se raser les aisselles.

Un jour pourtant, une catastrophe arriva...

Les étoiles du ciel se rebellèrent contre la toute puissance du soleil et quelques unes d’entre elles décidèrent de se cacher au fond des océans.

Le soleil furieux, déjà qu’il avait raté son rendez-vous avec la lune, s’enflamma et lança une malédiction : ceux qui aideraient les étoiles verraient leur membre se rétrécir immédiatement.

Pourtant un jour, un homme se baladant sur la plage, en regardant les filles, eut le regard attiré par une lumière brillant dans la mer.
Croyant que sa fortune était faite au vu de la grosseur de ce qu’il pensait être une pépite d’or, il se précipita et ramassa l’objet.

Quelle ne fut pas sa surprise quand il reconnu la forme d’une étoile du ciel.

- Mais que fais-tu là ? demanda t-il surpris.
- Aide-moi s’il te plait, je me cache du soleil depuis des millénaires, il retient mes sœurs prisonnières et m’empêche d’échanger des mails avec elles. Je suis si malheureuse, j’ai besoin d’amour.

Fort ému de cette révélation et un peu émoustillé par les filles qui marchaient sur la plage qu’il avait croisées il y a quelques instants, l’homme comprit que sa destinée était faite.
Il deviendrait branleur d’étoiles de mer pour qu’elles se reproduisent et deviennent autant nombreuses que les étoiles restées dans le ciel.

Ce choix fut d’autant plus facilité par la malédiction qui le foudroya. Il ne pouvait plus s’abandonner à son passe temps favori, son sexe avait considérablement rétréci et ressemblait à une petite saucisse apéritif.

Il parcourut le monde à la recherche d’autres étoiles pour leur dispenser le bonheur. Le message se diffusa partout sur la planète et même sur le complexe Alpha, c’est pour vous dire !

L’homme était heureux, il partit s’exiler sur une petite île suédoise avec toutes ses nouvelles amies, loin du soleil mais sa passion lui valait bien quelques sacrifices.
Mais son bonheur n’était pas complet, il ne pouvait pas s’unir avec ces êtres merveilleux. Il lui fallait trouver des sponsors pour concrétiser son envie.

Il commença par raconter son projet à la télévision, mais cette perfide le fit passer pour un fou. Comment un homme pourrait-il s’unir à une étoile ? Rêve inaccessible, fut qualifié son espoir.
Il reste juste un témoignage audiovisuel de sa courte carrière médiatique :
http://fr.youtube.com/watch?v=AHjCTMU-x2Q

Puis il rencontra Marvin, un robot curieux, très intelligent qui lui donna une idée. Partir à la conquête du complexe Alpha, créer un secteur dédié à l’humour absurde, se faire plein d’amis et trouver une personne pour écrire son histoire.

Dès lors, tout était possible. Seuls des rêveurs comme lui pouvait rendre possible par les mots son union avec ses étoiles de mer.

Seul le nonsense pouvait donner du sens à sa quête.

Une fois accompli, il partit heureux au bord de la mer et se recouvrit le corps de Surströmming pour ajouter une touche d’érotisme à son sexe à pile car en plus d’avoir perdu en taille, ce dernier avait aussi perdu en vigueur et seule la technologie pouvait encore lui assurer un fonctionnement correct.

Il s’unit sous un soleil froid et vert de rage avec la plus belle des étoiles de mer.

Posté par sayyadina à 19:24 - Création absurdeloquente - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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