Remue Méninge

Remuer sans faire tourner la mayonnaise… Une envie de partager quelques réflexions sur le monde qui nous entoure, de titiller votre vision de la vie, d’échanger et débattre sur des sujets variés…sur un ton léger et décalé.

26 janvier 2009

Jean Thomas Jobin, humour glacial ?

L’humour absurde a-t-il une frontière ?

Non pas dans le sens (nonsense?) d’une frontière du type qui peut nous arrêter avec un « tout dans la tête et rien dans les poches » à la Léo Ferré, mais plutôt à un niveau géographique ?
Est-ce que ce type d’humour est uniquement pluvieux ou peut-il aussi survivre en milieu plus hostile ?
Les franchouillards avec leur humour caustique (oui j’ai regardé le "Père Noël est une ordure" dernièrement) et les Belges avec leur humour belge…bon ok… ont contribué eux aussi à l’humour décalé et nonsense c’est un acquis.

Mais qu'en est-il du côté du grand pays hivernal, j’ai nommé le Québec ?
Difficile de réfléchir à une référence absurde sans se geler le cerveau. Et pourtant il est un homme bien décalé qui correspond à ce que l’on pourrait qualifier de mangeur de poutine à la jelly de petit pois à la menthe ou au pudding sans artichaut.

*neige* (ne réglez pas votre écran tout est maîtrisé) J’avais envie de vous parler de Jean Thomas Jobin (JTJ pour les intimes c’est comme JTN sans le N mais avec un J en plus).

Sa biographie : on apprend sur son site (42) les événements majeurs qui ont marqué sa carrière autant que sa vie personnelle.
Voici quelques exemples :
- Il s'est acheté un sundae le 5 avril 1986;
- Son four à micro-ondes est un Toshiba;
- Il n'a aucun autre appareil de marque Toshiba à la maison;
- Il a 3 chiens dont 2 sont des chats, et le troisième aussi, il a donc 3 chats, aucun chien;
- Oupsss c'est vrai, il a aussi deux hamsters, dont un est aussi un chat, il a donc 4 chats, un hamster et aucun chien ;
- Il aime les blocs-notes, mais ça dépend lesquels, il ne les aime pas tous, il veut les voir avant de dire : j'aime ce bloc-notes.

Tout n’est pas bon mais ces petites vidéos de la vie quotidiennes sont instructives.

Comment se réveiller rapidement

Etude du comportement félin

Parce que les maths c’est la vie

Et bien sur le goûteur d’électroménager (que je trouve énorme, le sketch pas l’électroménager bien sûr même si j’ai un micro-onde, un four et un mixeur)/

Le gars a aussi des références Paix-y-z’agissent bien évidemment !
http://fr.youtube.com/watch?v=hgbN87PKUJU&feature=related

Et comme tous les humoristes revendicatifs, il se bat pour la culture, jugez vous-même et bonne diarrhée ! http://fr.youtube.com/watch?v=LMCjsji5bVY&feature=related

-- (42) http://www.jeanthomasjobin.com

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12 janvier 2009

Rognez l’Os !

Le 13 mai 1938 naissait en France un hebdomadaire dénommé L’Os à Moelle. Pourquoi le rédacteur en chef, le remarquable Pierre Dac, a-t-il choisi ce titre ?

Laissons-le s’expliquer :

« Au temps des Gaulois, le fameux gui qu'adoraient ces derniers n'était autre que l'os à moelle qui, à l'époque, n'était pas encore passé du règne végétal au règne minéral: les campagnes celtes verdissaient à l'ombre des ossamoelliers, au pied desquels les comiques en vogue chantaient leurs plus désopilants refrains dont l'un des plus célèbres, "Le druide a perdu son dolmen", est parvenu jusqu'à nous.
Voilà pourquoi, amis lecteurs, nous avons choisi ce titre: "L'Os à Moelle"! Nous tâcherons de nous en montrer dignes et de le maintenir sur le chemin du sourire et de la saine plaisanterie; nous éviterons évidemment toute bifurcation politique, car nous voulons bien être loufoques mais pas fous. »

Etrangement, cette profession de foi prudente me rappelle un blog un peu particulier. D’autant plus que la ligne éditoriale du dit hebdomadaire était ainsi résumée par le rédac’chef :
« Tout ce qui est d’un ordre général tout en restant particulier est nôtre ».

A la une des 109 numéros de ce journal – dont le premier fut vendu à 400 000 exemplaires en une semaine – trônait : « L’Os à Moelle, organe officiel des loufoques ». La ligne de conduite des dits loufoques était la suivante :
« Les loufoques se comportent, parlent, pensent autrement que le reste des hommes et se regroupent pour fuir pendant quelques heures les ennuis de l’existence, les petits comme les grands. »

Dans chacun des numéros, un résumé de la semaine écoulée, intitulé « Drol’ de s’maine » et rédigé par Redis-le Moelleux, permettait un retour décalé sur l’actualité. Des décrets-lois, édictés par un gouvernement aux portefeuilles tels le ministère des bas et chaussettes ou celui du bœuf en daube, décidaient par exemple qu’on ne travaillerait plus désormais le lendemain des jours de repos, mais, à titre de compensation, on se reposerait la veille.

J’arrête là les coïncidences, ou les plagiats par anticipation, en citant ce mot de Pierre Dac dans le second exemplaire du journal :
« Pourquoi notre second numéro porte-t-il le chiffre 2 ? En tant qu’organe des loufoques, ce deuxième numéro eût dû normalement être numéroté 42 ou 126. »

Au bout de 109 numéros, le journal cessa de paraître le 7 juin 1940, une semaine avant l’arrivée des Allemands à Paris. Cela était plus prudent : le journal ayant largement brocardé aussi bien Hitler que Mussolini, il valait mieux que Pierre Dac, né André Isaac, prît le maquis. Après moultes péripéties, il rejoint Londres et devient l'humoriste des émissions en français de Radio Londres à partir de 1943. Interrogé après la guerre sur cette disparition forcée de L’Os à Moelle, il eut cette belle phrase :
« Il est bien connu que l’os à moelle se décompose au contact du vert-de-gris… »

Je finirai en plaçant en exergue, pour vous inciter à un petit jeu, une rubrique permanente du journal, les offres d’emplois.

Cette rubrique, souvent alimentée par Pierre Dac lui-même, l’était aussi, entre autres, par un jeune poète de 17 ans, tellement idolâtre du maître et tellement timide qu’il passait pour déposer ses billets sans jamais oser frapper à sa porte pour se présenter. Il se rattrapera, après avoir lié connaissance en 1949 : ce jeune homme s’appelait Francis Blanche…

Quelques exemples, parmi les plus fameux, de ces offres d’emplois :
- On demande cheval sérieux connaissant bien Paris pour faire livraisons seul ;
- On demande sonneur de cloches, ayant notions menuiserie, pour déménagement à la cloche de bois ;
- Importante compagnie d’autobus demande messieurs chauves pour servir de rétroviseurs ;
- On demande espions doubles, atteints de strabisme divergent, pour observer les deux côtés de la frontière.

Posté par mezcal à 23:59 - Le chemin des mots - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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01 novembre 2008

Du balai !

Qui n’a jamais rêvé d’attraper un homme politique par les pieds et de s’en servir comme balai-brosse à récurer les WC ? Personnellement c’est un fantasme que je trouve très plaisant surtout le moment de tirer la chasse en imaginant la coupe de cheveux que cela pourrait faire à Bernadette Chirac, par exemple.

Je ne suis pas de nature violente pourtant mais faut bien trouver une utilité aux hommes politiques sur le déclin. Et bien ça existe et pour seulement 19.95 $ ! Ce n’est pas cher pour un fantasme ! Hélas pour l’instant il n’y a que trois modèles : W., Hillary Clinton et Ben-Laden ! Vivement que ça sorte en France avec Le Pen ou Bernadette Chirac (j’y tiens mais ce n’est pas ma faute si ses cheveux sont faits pour récurer les WC).

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30 octobre 2008

Martyr, c'est pourrir un peu

Attention ! Texte à lire en écoutant ce morceau de musique.
http://www.deezer.com/track/92767

Ce qu’il y a de bien avec les martyrs c’est qu’ils sont morts.
Vous me direz qu’il y a plein de gens morts qui ne sont pas des martyrs. Et vous auriez raison.
Mais pour les martyrs leur raison de vivre c’est de mourir. C’est très absurde comme parcours professionnel.

- Tu veux être quoi toi dans la vie ?
- Martyr, parce que je veux mourir. C’est ma vocation, j’aime trop ce métier, c’est hyper fun.
- Ah ouais cool !

Le martyr il aime tellement ce qu’il fait qu’il n’hésite pas à faire des heures supplémentaires et à mourir plus vite ou souffrir plus. Puis il est consciencieux il met du cœur à l’ouvrage à faire cesser son cœur de battre.
Faut dire, c’est un peu con un martyr. Le mec il se laisse tuer pour témoigner de sa foi, plutôt que d’abjurer. Et après il ne peut même pas aller au bistrot en fin de journée, taper un billard en buvant du pastis.
Non après son travail ben il est mort de fatigue puis un jour mort tout court, puis après il pourrit tranquillement.
Faut reconnaître que martyr c’est un métier pénible sans reconnaissance ni retraite anticipée.
Quand ils sont morts les martyrs à part pourrir un peu ils ne servent plus à grand-chose. On les recycle bien dans les calendriers, mais même là personne ne sait plus qui ils sont ni pourquoi ils sont morts. Il ne leur reste que le martyrologe, sorte de Who’s who de l’église catholique.
Le paradoxe de l’inutilité de leur action.

- Pourquoi tu veux mourir ?
- Pour mes idées, pour qu’on se rappelle de mon geste dans les générations futures à la différence du suicidé anonyme, moi on mettra mon nom dans un calendrier.
- Ah ouais, la classe mec !

D’ailleurs, parlons-en des martyrs. C’est un catalogue des horreurs, pire qu’un roman de Patricia Cornwell.
Etienne à été lapidé, Ignace le Théophore bouffé par les lions (faut dire qu’avec un nom pareil il l’avait un peu mérité), Denys dit l'Aréopagite brûlé vif (je me demande si avec son aérophagie le feu crépitait plus en un joli spectacle d’artifice), Barthélemy écorché vif, Cyprien de Carthage a été décapité, Catherine d'Alexandrie suppliciée sur la roue et comme elle avait les os solides elle fut décapitée aussi, ou encore Christine de Tyr qui eut la langue coupée et le corps percé de flèches.
Remarquez il n’y a pas de chômage chez les martyrs et un taux d’embauche stable depuis deux millénaires quand-même, c’est signe du sérieux de l’entreprise.

Les DRH ne sont pas très regardants sur le profil psychologique. Pas besoin d’un QI très développés et des séjours à l’hôpital psychiatrique ne vous empêcheraient pas de devenir martyrs.
Là aussi, les exemples historiques sont édifiants.
Alexis de Rome dit « l'Homme de Dieu », mendiant de son premier métier, vécut sous un escalier pendant dix-sept ans. Isaac le Reclus vivait emmuré dans une grotte. Basile le Bienheureux, qui portait bien son nom, déambulait toute l'année dévêtu, couchait à la belle étoile, observait constamment le carême et portait des chaînes, supportait les privations.
Xénia de Saint-Pétersbourg avait revêtu le costume militaire de son défunt mari, sans gîte, pieds nus elle n’acceptait pas l’aumône et mangeait peu. La nuit elle allait dans un champ à l'extérieur de la ville, où elle restait à genoux en prière jusqu'au lever du soleil.
Isidora d'Égypte faisait croire qu’elle était impure et travaillait dans un monastère demandant d’accomplir toutes les tâches les plus sales et les plus pénibles. Elle se couvrait la tête avec un simple linge de cuisine, et au lieu de plats cuisinés, elle buvait l'eau savonneuse restant dans les pots et plats.

- Bon alors, Martyr ça sert à quoi ?
- Mes reliques seront adorées dans les églises du monde entier.
- Ah ouais, moi mon chien il aime bien enterrer ses os !

Ah oui, parce que Martyrs on ne les enterre pas simplement, on les désosse un peu avant, on les démembre puis on garde leurs restes dans de jolis coffres en ébène ou en ivoire.
Il faut savoir que dans la hiérarchie des reliques, les restes de martyrs sont plus prisés que ceux des autres saints avec les corps qui paraissent avoir été miraculeusement préservés de la corruption. Le top du top c’est que le membre soit en lien avec l’histoire du martyr comme par exemple le bras d'un roi ou la tête d'un théologien.
Faut pas avoir peur de l’odeur, un mort ça sent pas les roses même les plus épineuses. Parce que mourir c’est quand-même pourrir un peu…

La liste des postes vacant est mise à jour annuellement sur ce site :
http://www.aed-france.org/observatoire/martyrologe.htm

Vous pouvez la consulter gratuitement, dieu est miséricorde on ne cesse de vous le répéter.

Posté par sayyadina à 13:29 - Et Dieu dans tout ça ? - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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28 octobre 2008

Victor Hugo réchauffe la planète

« Loin des verdâtres imams de l'écolomanie
J'aim'rais encore te voir sensuelle et sulfureuse
J'aim'rais encore renaître à ton ventre meurtri
Là où ta peau devient humide et granuleuse
Terre Terre Terre
Dans quel état t'erres ? »


Je suis d’accord avec vous : Thiéfaine nous a habitués à mieux que le jeu de mots totalement nul du dernier vers. Heureusement que, musicalement, ça tient la route (1).

Mais cette chanson « écolo » d’HFT m’a permis de me rendre compte d’une chose. Le « jeu de mots bêtes show »,  est une solution pour sauver la planète.

Evidemment, l’autre pisse-froid de Victor Hugo prétend que « le calembour est la fiente de l’esprit qui vole. » Mais nous n’allons pas nous censurer parce qu’un pigeon a chié sur la tête de ce vieux Totor…

En creusant dans le florilège des jeux de mots les plus douteux, je me suis aperçu qu’ils conjuguent la force écologique du discours de Mickey 3D et le lyrisme vert de Francis Lalanne. Par exemple :
- « Comment vas-tu, yau de poêle ? » : on se trouve immédiatement transporté dans l’ambiance séculaire du bois qu’on coupe au petit matin dans la forêt, en frissonnant de froid, pour alimenter le poêle autour duquel toute la communauté va se réunir en chantant du Maxime Le Forestier. Et sans polluer l’atmosphère avec des fumées chimiques…
- « Dans le Doubs, absinthe-toi » : suivant ce conseil salutaire, notre Nitoyen exemplaire agzagorot part dans les forêts autour de Besançon pour picoler et pêcher à la main des brochets de 35 kg.
- « Une pie vit un appât,
Elle voulut le happer
Mais ne le happa pas.
Moralité : quel bel appât que la pie n’happa pas. »
D’évidence, nous touchons la quinte essence de la vie au grand air, faite d’oiseaux espiègles et de sensualité exubérante.

Cela m’a donné l’idée du petit jeu suivant :
A vous de faire les pires jeux de mots en réplique, et d’expliquer en quoi ils militent pour le retour vers Mère Nature, pour une vie plus éco-responsable.

Et ça pourra donner de très belles paroles pour une chanson de Lalanne…



--
(1) http://www.deezer.com/track/894793

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24 septembre 2008

Les Pythons avant les Pythons

C’est une vérité maintes fois prouvée : les Monty Python ont tout inventé. Mais, me direz-vous, comment se sont-ils eux-mêmes inventés ?

Après avoir entamé leurs carrières d’auteurs comiques de façon séparée dans diverses émissions radio de la BBC au début des années 60, les collaborations à la télé entre les futurs Pythons devinrent de plus en plus fréquentes à partir de 1966, tout d’abord plus dans l’ombre qu’au premier plan.

Dans The Frost Report, émission dédiée à la vedette anglaise David Frost diffusée de 1966 à 1967, Chapman, Jones, Palin et Cleese faisaient partie de l’équipe des auteurs – Cleese jouant également dans de très courts sketches – Idle faisant le « nègre » pour les longs monologues de David Frost sans être toujours crédité au générique… (1)

Rapidement, les compères s’impliquent dans des projets où leur rôle est plus marqué et leurs apparitions plus régulières.

En 1967, Cleese et Chapman, accompagnés du génial Marty Feldman, imposent leur patte dans le show At last the 1948 Show, ainsi dénommé pour se moquer de l’habitude qu’avait la BBC de programmer les émissions très longtemps après leur conception… Eric Idle apparaît dans quelques émissions.

L’habitude de la télé britannique à l’époque étant de réutiliser les bandes après diffusion des émissions, seuls deux épisodes de la série ont pu être sauvés (par John Cleese lui-même…) ainsi qu’une compilation de sketches réalisée pour une télé suédoise.

Mais, dans le maigre matériel disponible, figurent tout de même des pépites :
- une des premières grandes « confrontations » entre Cleese et Chapman, qui firent la gloire du Flying Circus : http://fr.youtube.com/watch?v=Yqwnwk6LZFs
- « The Four Yorkshiremen » sketch, qui sera repris ensuite par les Pythons (les deux versions figurent à la suite dans l’extrait) : http://fr.youtube.com/watch?v=A77ABcfMCQg&feature=related

Parallèlement, entre décembre 1967 et mai 1969, est diffusé Do Not Adjust Your Set (désigné par son acronyme DNAYS), au titre qui évoque la phrase inaugurale de la Quatrième Dimension. Dès l’origine de cette série, qui comptera deux saisons et 27 épisodes et qui était théoriquement destinée aux enfants, Idle, Palin et Jones sont responsables du scénario et de l’écriture des sketches (dans lesquels ils jouent avec David Jason et Denise Coffey), ils seront rejoints à la fin de la série par Terry Gilliam (rencontré par Cleese à New York en 1963), pour ses animations qui deviendront célèbres avec le Flying Circus (2)

Une petite compilation de sketches pour vous mettre l’eau à la bouche : http://fr.youtube.com/watch?v=XymIMgMvOvI&feature=related

Dans chaque épisode apparaissait un super-héros joué par David Jason, « Captain Fantastic » (3), qui combattait la diabolique Mrs Black, dans une ambiance parodiant The Avengers. Voici l’épisode 5 (le meilleur à mon avis) et le thème musical du feuilleton interprété par toute la troupe :
http://fr.youtube.com/watch?v=ghzqPjlCpjM&feature=related
http://fr.youtube.com/watch?v=-GadImlFPwQ

Le groupe qui accompagne Idle est le Bonzo Dog Doo-Dah Band, qui apparaissait dans chaque épisode. Créé par Neil Innes, qu’on retrouvera plus tard avec Idle à l’origine des Rutles (groupe parodiant les Beatles), son influence sera multiforme. Pour preuve, revoyons cet extrait du Rocky Horror Picture Show :

http://fr.youtube.com/watch?v=icqnmDafkj0&feature=related

Et maintenant, regardez avec attention cette chanson du Bonzo Dog Doo-Dah Band :

http://fr.youtube.com/watch?v=hKvrbu7xJbA

Un chanteur efféminé, un éclairage défaillant, les mêmes bruitages extra-terrestres, la naissance du monstre… Etonnant, non ?

Une émission spéciale de DNAYS fut diffusée pour Noël 1968, intitulée Do not adjust your stocking Si, comme moi, vous êtes devenus des aficionados, vous pourrez aisément supporter ce long visionnage :
http://fr.youtube.com/watch?v=ovJzRXdZbNM&feature=related
http://fr.youtube.com/watch?v=TNJ7n5KvQlE&feature=related
http://fr.youtube.com/watch?v=lja8StuaLiU&feature=related

Le dernier épisode de la série fut diffusé le 14 mai 1969. Le premier épisode du Flying Circus le 5 octobre. Entre-temps, les six compères avaient marché sur la Lune…

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(1) C’est le cas dans cet extrait, où on voit aussi John Cleese couper un gâteau de mariage : http://fr.youtube.com/watch?v=tsv7dQVENgs&feature=related
(2) Toujours pour les mêmes raisons, seulement neuf épisodes de la 1ère saison on été sauvés, dans lesquels ne figurent pas les créations de Gilliam, contrairement à ce qu’affirme la jaquette du DVD qui les regroupe. Mais achetez-le quand même, il y a une version sous-titrée en français…
(3) Fan de la série, Elton John appela quelques années plus tard un des ses albums Captain Fantastic And the Brown Dirt Cowboy

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22 juin 2008

Magie de la mythologie grecque

Interlude musical...

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Parfois, de fieffés impertinents m'interpellent en ces termes : "Ah, ah, ah ! Cronos c'est un has been, il n'a plus de dents pour manger ses mômes ! Et Aphrodite, elle a les seins qui pendent jusqu'aux genoux..."

Mon sang bout lorsque j'écoute ces propos séditieux. Non ! La mythologie grecque est d'une brûlante actualité. La preuve...

La magie des mystères d'Éleusis est toujours aussi vivace. Les Grecs font la ronde et, par la seule force de leurs chemises blanches et de leurs moustaches, font apparaître des otaries perruquées au rouge à lèvres de travers et des baleines de mer avec des oiseaux tatoués sur le torse, qui entament des parades nuptiales...

URL : http://www.youtube.com/watch?v=NRWbsKSF6wE

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19 juin 2008

L'avenir du rock

Pardon chers lecteurs....

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Comme vous, je suis désespéré depuis que Johnny Hallyday a annoncé sa retraite pour 2009. Qui nous fera vibrer, transpirer sous les aisselles durant les concerts, quel nom marquerons-nous sur le pare-soleil de notre DS ?

Heureusement, la relève est là...

Artiste : Passe partout

Titre : Allumez le feu

URL: http://fr.youtube.com/watch?v=SkroeLtj4L8&feature=related

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18 juin 2008

Lucky Luke, serial tireur

L'autre jour, j'étais accoudé au comptoir du saloon à boire de l'eau-de-feu avec mon ami Pisse-de-Bison, lorsque Lucky Luke est entré, la mèche de travers, hirsute et des traces de vomi sur les bottes. Il a commandé un double-whisky, alors qu'il tourne habituellement au lait-fraise. Inquiet, je me suis enquis de lui.

"-P'tain ! Avec ce printemps pourri, je suis réduit au chômage.
- Pourquoi ? Les pilleurs de diligences restent chez eux ?
- Non, ce n'est pas ça : au contraire ils en profitent. Tu es au courant que je tire plus vite que mon ombre ?
- Oui, Calamity Braun me l'a dit. C'est pour ça qu'elle t'appelle mon lapinou.
- Eh bien, pas de soleil, pas d'ombre et je ne peux plus tirer. Les Dalton se sont évadés et ils écument la région en toute impunité, je passe pour un con.
- Tu n'as pas demandé des conseils à tes amis ?
- Ne m'en parle pas : Jolly Jumper est bête à manger du foin et Rantanplan se prend pour Jésus..."

Interloqué, je réfléchissais, sans trouver de solution pour éviter à mon pote Luke le déshonneur et la déchéance éthylique. Mais pas d'éclair de génie...

C'est pour cela que je me tourne vers vous :

Comment aider Lucky Luke à tirer plus vite que son ombre quand il n'y a pas de soleil ?

Merci d'avance pour lui...

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10 juin 2008

To be or not to be absurd?

Un petit jeu...pas si évident que ça!

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L'autre jour, dans mon bouiboui préféré, j'ai sympathisé avec un retraité truculent et loufoque. Le fait qu'il lisait Les fonds de tiroir de Desproges a facilité le rapprochement.

Dans la conversation, il m'a narré un épisode absurde de sa vie. Participant à un salon européen du meuble à Copenhague dans les années 80, il avait remarqué la grande hospitalité des organisateurs danois, toujours à l'écoute des attentes et besoins de leurs invités.

le dernier jour du salon, un hôte demande à notre visiteur français ce qu'il souhaiterait emmener comme souvenir. Celui-ci lui répond :
"Moi? Eh bien, en tant que Français, je veux ramener du Danemark un yoyo."

Sans sourciller ni faire de commentaires, l'hôte danois a parcouru tout le salon et a fini par trouver un yoyo qu'il offrit à notre Français...

Cette anecdote m'a beaucoup fait rire, mais m'a également fait penser que, pour ce qui me concerne, je n'ai pas ce genre de don pour provoquer des situations farfelues.

Certes, sous l'effet de l'alcool, je suis en capacité de créer et vivre des situations picaresques (faire une corrida avec les voitures tout nu à part ma veste que je brandis, histoire d'aller plus loin que Belmondo dans Un singe en hiver, acheter une panière entière de roses dans un bistro et les manger avec mes potes...)

Sous l'effet de substances illicites, j'ai pu dans ma jeunesse jouer au tarot sans cartes pendant deux heures avec des amis, en comptant les atouts et les points, mais ce genre de délire absurde ne me vient pas naturellement, contrairement à cette personne que j'ai rencontrée.

Et vous? Appliquez-vous, plus que moi, l'esprit nonsense dans votre vie?

Quelles anecdotes absurdes, quels moments de folie douce pouvez-vous nous raconter?

Posté par mezcal à 12:33 - De bonne humour - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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