06 octobre 2007

Les locutions introuvables

Je vous ai déjà entretenu de mon amour pour les jeux oulipiens sur le langage, ici ou bien ici . Aujourd’hui, je veux vous parler d’une création de Marcel Bénabou, inventeur de la Littérature Semi-Défitionnelle (LSD). Cette création, ce sont les locutions introuvables. Cela consiste à fabriquer, à partir de locutions ou proverbes familiers, de nouvelles locutions. Exemple : avec «tirer le diable par la queue» et «bâtir des châteaux en Espagne», on obtient deux «locutions introuvables» : «tirer le Diable en Espagne» et... [Lire la suite]
Posté par mezcal à 12:41 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :

17 septembre 2007

Poèmes fondus

Depuis ma tendre enfance, je suis un amoureux des richesses de la langue française, que je n’ai de cesse d’explorer. Depuis une vingtaine d’années, je me suis aussi entiché de ceux qui la font sortir de ses gonds, qui l’explosent, qui la renouvellent : surréalistes, ‘pataphysiciens, oulipiens…Artaud, Desnos, Vian, Queneau, Pérec, Le Tellier, Le Lionnais… Jeux et contraintes linguistiques et sémantiques, explorations hardies, vous trouverez tout cela à foison dans les travaux de l’OUvroir de LIttérature POtentielle... [Lire la suite]
Posté par mezcal à 18:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
22 août 2007

Défense de l'infini

De Louis Aragon, on retient, au choix selon son humeur et sa sensibilité : - le poète dont les textes ont été popularisés par Ferré, Ferrat, Montand,… - l’amoureux éperdu d’Elsa Triolet et ce poème merveilleux, « Les yeux d’Elsa » (1) - l’auteur de poèmes hagiographiques et répugnants sur Staline - le dictateur, avec Elsa, des lettres françaises pendant plus de 20 ans - l’homme brisé, après la mort d’Elsa, qui se lança dans une bringue sans fin et des dépenses somptuaires (2) - etc, etc,… J’ai pour ma part une tendresse... [Lire la suite]
Posté par mezcal à 19:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
20 août 2007

Le mythe de Sisyphe

L’absurde est une question sérieuse, voire grave. C’est bien ce qu’avait compris Albert Camus, lorsqu’il publia en 1942 « Le mythe de Sisyphe ». Cet essai fait partie de son cycle de l'absurde, avec « l'Étranger » (roman), «Caligula » (pièce de théâtre) et « Le Malentendu » (pièce de théâtre). Il rédigea ensuite un cycle de la révolte avec « l’Homme révolté » (essai), « La Peste » (roman) et deux pièces de théâtre, « Les Justes » et « Etat de siège ». Il devait ensuite rédiger un cycle sur le bonheur, mais à la place il y eut... [Lire la suite]
Posté par mezcal à 19:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
18 août 2007

Le théâtre de l’absurde selon Eugène Ionesco

Eugène Ionesco (né Eugen Ionescu), Roumain né le 26 novembre 1909 et mort à Paris le 28 mars 1994, est un auteur dramatique lié au «théâtre de dérision» tout comme Samuel Beckett qui le considère comme le père du théâtre de l'absurde (résumable par cette citation : «sur un texte burlesque un jeu dramatique ; sur un texte dramatique, un jeu burlesque»). Lui qui disait « vouloir être de son temps, c'est déjà être dépassé » est effectivement considéré aujourd’hui comme un classique. Il fut pourtant dans les années 50 un... [Lire la suite]
Posté par sayyadina à 19:28 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags :
25 juillet 2007

L’engouement autour d’Harry Potter

La série Harry Potter ne laisse pas indifférent. Il n’y a qu’à voir l’engouement sur le 7ème et dernier tome et les queues impressionnantes aux librairies qu’a occasionné sa sortie. Si on interroge les fans de ce petit sorcier, ils sont quasi tous unanimes sur l’universalité de la série. On peut lire Harry Potter de 7 à 77 ans. Pourtant l’histoire cible plutôt un public jeune, me direz-vous ? Oui mais la grande qualité de J.K Rowling est de captiver les lecteurs au-delà des clivages de l’âge. Les plus jeunes vont... [Lire la suite]
Posté par sayyadina à 16:56 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

19 juillet 2007

Et c’est ainsi qu’Allah est grand

Je ne vous l’ai peut-être pas dit, mais je suis bourbonnais. C’est quoi cette maladie, me dites-vous ? Le Bourbonnais est constitué d’une partie de l’Allier [je tiens à préciser que les habitants de l’Allier ne sont pas des aliénés, mais des Alitérins], entre Montluçon, Tronçais, Saint-Pourçain en gros. La préfecture, Moulins, ce n’est pas le Bourbonnais : c’est la ville, l’endroit des gens qui pètent plus haut que leur c*. Et je ne vous parle même pas de Vichy… Surtout, le Bourbonnais n’a RIEN à voir avec l’Auvergne, à... [Lire la suite]
Posté par mezcal à 19:48 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
21 juin 2007

Umberto Eco : comment voyager avec un saumon

Umberto Eco est considéré comme l’un des grands érudits de notre époque. Né dans le Piémont en 1932, il cumule les distinctions pour ses romans dont le prix Strega et Médicis pour le « Nom de la rose ». Professeur en sémiotique, il a enseigné aux Etats-Unis, en France, en Italie, sans oublier l’école normale et le collège de France. Plus connu pour ses romans dont « le Nom de la rose » (1981) et « le pendule de Foucault » (1990) il est aussi l’auteur de nombreux essais. Je ne m’attendais pas à le retrouver dans un registre... [Lire la suite]
Posté par sayyadina à 21:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
26 mai 2007

Théodore Roszak : le diable et Daniel Silverman

Il y a des livres qui vous émeuvent… Il y a des livres qui vous enrichissent… Il y a des livres qui vous détendent… Il y a des livres qui vous amusent… Il y a des livres qui vous bouleversent…   Et il y a des livres dont l’écriture vous parle, dont le sujet vous intéresse, dont l’essence des sujets abordés vous conforte, et « le diable et Daniel Silverman » de Théodore Roszak fait partit de ceux-là pour moi. Theodore Roszak, né en 1933 est historien et romancier, il est l’auteur d’essais dont « La... [Lire la suite]
Posté par sayyadina à 20:57 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
09 mai 2007

Ibid.

Loin d’être un adverbe latin, Ibidem, le plus souvent appelé Ibid., était en réalité un critique et biographe romain éminent, dont le vrai nom était Caïus Anicius Magnus Furius Camillus Aemilianus Cornelius Valerius Pompeius Julius Ibidus. Sa longévité (il mourut en 587 à l’âge de 101 ans) et son œuvre la plus mémorable, « Op.Cit. », firent que ses reliques furent soigneusement conservées à Ravenne. Mais dans ces temps de troubles, un soudard lombard profana la sainte sépulture et offrit le crâne... [Lire la suite]
Posté par mezcal à 10:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :