21 décembre 2008
Résumons 35 années de foot
Récemment, en zappant en pleine nuit sur une chaîne câblée ouzbèke, je suis tombé par hasard sur la retransmission d’un sport confidentiel et bien sympathique : le football. Les commentaires ne m’ont pas permis de comprendre vraiment les règles, mais j’ai trouvé cela très amusant. Visiblement, vingt joueurs courent après un ballon, sans avoir le droit de le toucher avec la main, tombent en faisant des grimaces de douleur ostentatoires, engueulent un homme en noir qui ne fait rien d’autre que siffler, tandis que deux gus sont enfermés dans une cage et s’emmerdent.
Désireux de me renseigner sur ce sport confidentiel, beaucoup moins médiatisé que le curling féminin ou la belote coinchée, j’ai fait des recherches historiques sur Gnoupédia et je vais vous tracer à grandes lignes l’évolution de ce sport, visiblement né en 1973.
**1973** : des Hollandais aux cheveux longs, certainement sortis tout droit d’un coffeeshop d’Amsterdam, enfument des Turinois peu habitués aux vapeurs de cannabis, grâce à un but de la tête de Johnny Pet’ trompant Dino Zob. Dès l’origine, la drogue, les coups de boule et le sexe marquent ce sport, comme nous le verrons à nouveau.
**1978** : en Argentine, une compétition se déroule dans des stades ayant servi de lieux de détention et de torture. Pour protester, les Français, héritiers des Lumières, se trompent de maillot avant un match. La révolte est menée par un immigré italien, qui décide en outre de faire une grève de la faim à l’envers en se gavant de pâtes depuis. On me dit qu’il pèse aujourd’hui 140 kg et qu’il préside aux destinées du football européen…
**1981** : notre immigré italien, rentrant plus tôt que prévu d’un match, trouve sa femme au lit avec un de ses coéquipiers stéphanois. Il frise de près l’overdose de tagliatelles.
**1982** : un Argentin de 22 ans commence à prendre de la cocaïne à Barcelone. Déçu par la qualité de la drogue locale, il part à Naples en 1984 pour s’approvisionner directement auprès de la Camorra. Il n’a pas cessé depuis de se défoncer, avec des séquelles psychologiques graves : il voit la main de dieu dans une culotte anglaise et croit que Fidel Castro est un humaniste.
**1985** : nous retrouvons notre immigré italien hilare devant des tribunes détruites et 39 corps de supporters piétinés. Quelques jours après, pour se faire pardonner, il prépare des pâtes sauce bolognaise.
**12 juillet 1998** : dans l’indifférence totale, un jeune Kabyle agresse, par deux fois, un innocent ballon de coups de boule rageurs. L’omerta qui règne sur cette affaire serait due aux liens douteux qu’entretient cet individu avec les gangs Danone et Generali.
**2004** : au nom de la discrimination positive, un sélectionneur issu de la minorité opprimée des gros sourcils est nommé à la tête de l’équipe de France.
**2006** : refusant le droit à sa sœur de faire du sexe avec un Italien, notre ami kabyle donne un coup de boule furieux à celui-ci. Mais, trop vieux pour se plier suffisamment, il rate largement les couilles.
**2008** : notre sélectionneur sourcilleux veut se marier. Aux dernières nouvelles, sa dulcinée n’a toujours pas accepté, refusant le mariage avant le sexe.
Cette chronologie lapidaire nous indique qu’en fait, nous savons peu de choses sur ce sport. Mais une activité de drogués, d’obsédés et de voyous mérite-t-elle plus d’intérêt ?
Sur ce, je vous laisse, il y a une compétition de lancer de bouses de gnou en *prime time* à la télé…
21 juillet 2008
Y'a qu'une télé...
« Télévision de premier choix
Faite à la main comme autrefois
La seule qui soit au beurre d'anchois
Y'a qu'une télé, c'est Téléchat
Y'a qu'une télé, c'est Téléchat, Téléchat ! »
D’octobre 1983 à 1986, lorsque le générique de Téléchat retentissait, les enfants branchés sur « Récré A2 » se planquaient pendant cinq minutes sous la table, apeurés qu’ils étaient par la tête de Durallo, le téléphone dormeur, et par le gluon du trou, alors que les ados qui séchaient les cours pour fumer des pétards se branchaient religieusement sur une émission enfantine…
Sortie de l’imagination de trois pointures de l’absurde - un français, Roland Topor ; deux belges, Henri Xhonneux et Eric Van Beuren – Téléchat allait révolutionner tranquillement le PAF, en 234 épisodes journaliers de cinq minutes.
Au départ, les créateurs sont fixés sur l’idée d’une télévision pirate pour enfants. Un numéro zéro et trois épisodes sont mis en boîte, présentés par Groucha (1). Ils réduiront ensuite leurs ambitions pour faire un journal télévisé complètement brindzingue, diffusé sur Antenne 2 et plus tard sur la RTBF.
Au début de la première saison sur Antenne 2, le journal de Téléchat reprend après quelques semaines d’interruption. Lola, une autruche, co-présente désormais l’édition avec Groucha. (2)
Et dès ce premier épisode « officiel » (3), c’est l’explosion, avec
l’invention des éléments, rubriques et personnages récurrents de la
série :
- les gluons : il s’agit de la partie la plus petite de l’atome. Il a
été découvert par Prigogine, prix Nobel de science et ami de Topor et
Xhonneux. Ne vous étonnez pas, si depuis un visionnage collectif du DVD
de la saison 1 de « Téléchat » le 10 mai dernier, vous lisez nombre
d’interventions du gluon du trou sur le wall…
- la Société protectrice des objets (SPO), créée par Lola, qui se penchera souvent sur le cas de Raymonde la fourchette et Sophie la cuillère. Dès cet épisode, l’habitude de célébrer chaque jour la fête d’un objet (en cette occasion des clés) est née (4). A noter que les jours de la semaine avaient été rebaptisés Lourdi, Pardi, Morquidi, Jourdi, Dendrevi, Sordi, Mitanche (5) ;
- *Pub-Pub*, parodie de publicité présentée par un singe vert complètement con (6) ;
- et enfin le grand, l’immense Léguman, plus fort que Spiderman et Mythomane réunis (7).
Ponctuellement, Lola présentera des séquences médicales, jardinage ou cuisine, le gluon du trou une rubrique « gymnastique ».
Derrière un bordel apparent, « Téléchat » cultive un *nonsense* de très bonne facture, mais aussi une critique acerbe des couples vedettes du JT (Yves Mourousi et Marie-Laure Augry à l’époque, puis PPDA et Christine Ockrent) et leurs tics de langage horripilants, la privatisation de la télé (l’émission est censée être sponsorisée par les « Produits Nuls », vantés par Pub-Pub dans ses spots), les reportages bouche-trou…
Faites l’expérience aujourd’hui : regardez six épisodes de « Téléchat »
à la suite entre 19h30 et 20h, puis basculez sur TF1 ou France 2….
Alors, oui ! S’il y a bien trente-six sortes de chats, il n’y a qu’un seule télé regardable : Téléchat.
--
(1) Groucha est une vraie vedette, un présentateur de télévision à
l’ancienne, un baroudeur. Il aime son statut de star, n’hésite jamais à
se mettre en scène. Il est à l’affût des sondages et déprime quand les
chiffres ne sont pas bons. On ne connaîtra jamais le mystère du plâtre
de Groucha…
(2) aux Etats Unis, Disney Channel a refusé de diffuser 18 épisodes sur
les 42 qu’ils avaient achetés parce qu’ils trouvaient le décolleté de
Lola trop plongeant…
(3) http://www.dailymotion.com/video/x18yfx_telechat-episode-complet_events
(4) Eh oui ! Je suis un vil plagiaire…
(5) …mais Moustic aussi…
(6) …regardez ça et vous verrez que c’est le cas aussi des Nuls : http://www.dailymotion.com/video/xr31q_telechat-the-very-best-of-pubpub_animals
(7) http://www.dailymotion.com/video/xc904_telechat-les-aventures-de-leguman_creation
31 décembre 2007
Spécial Réveillon : Maritie et Gilbert Carpentier ....
...sont heureux de vous annoncer...
Rappelez-vous de Maritie et Gilbert Carpentier, le top des émissions avariées des années 80.
Non, évidemment cela ne dira rien aux plus jeunes, quand aux autres ils
auront bien sur effacés de leur mémoire cette période musicale trouble
et ces émissions qui mettaient en scène les plus grands artistes du
moment comme Sacha Distel, Claude François, Chantal Goya, Sylvie Vartan
ou encore Mireille Mathieu…dont la plupart tentent toujours de revenir
sur le devant de la scène à coup de chirurgie pathétique.
Le principe des émissions de variétés était simple, les différentes
chansons étaient entrecoupées par un scénario simple censé être drôle,
joué par les artistes eux-mêmes selon une thématique choisie et
respectant l’univers textuel des morceaux musicaux.
J’ai eu envie de vous replonger dans ces années-là (oui je suis
sadique, je sais) et de le faire à la manière des émissions de variétés.
Imaginez….
Un rideau noir, une pauvre fille triste se demandant que faire de son
argent (genre Paris Hilton) perdue dans la nuit moite d’une journée
sans garçon. Errance capricieuse, la blonde fait les 42 pas autour de
la scène quand soudain arrive une rouquine en caleçon vert. Elle lui
tend une piève de monnaie lui disant que pour combler l’ennuie de sa
jeunesse, rien de tel qu’un voyage improvisé à destination magique : «
Tu peux jouer ta vie à pile ou face ! »
http://www.dailymotion.com/video/x10jnb_corynne-charby-pile-ou-face_music
Destination l’Egypte, où nous retrouvons nos deux jouvencelles, dans un
bar ivre morte dansant de profil en hurlant « Walk like an egyptian »
http://www.dailymotion.com/video/xjcw8_bangles-walk-like-an-egyptian_music
Les deux dindes se font draguer par deux jeunes hommes au brushing
impeccable qui leur demande de les retrouver sur le parking pour
admirer les étoiles. Mais finalement le point de regard rasera les
mottes des canettes de bière jonchant le sol. Pas grave, les deux
pervers les invites à finir la nuit sur une plage et leur propose de se
retrouver plus tard pour les vacances de la saint-Glinglin.
http://www.dailymotion.com/video/xtsuv_david-et-jonathan-les-vacances_fun
Nos deux perruches fatiguées décident de retourner à l’hôtel pour se reposer et le temps de faire une mise au point.
http://www.dailymotion.com/video/xt93k_jakie-quartz-juste-une-mise-au-poin_music
Après une bonne nuit de sommeil entrecoupé des ronflements nécessaires
à toute récupération qui se respecte, les deux autruches sortent enfin
la tête de leur postérieur imposant et décident de reprendre leur
voyage.
http://www.dailymotion.com/video/xk14_desireless-voyage-voyage
Elles optent pour un moyen de locomotion rapide et efficace : le vélo à
roulette pour rejoindre l’aéroport le plus proche, soit 42 000
kilomètres plus tard. Elle arrivent à bon port, euh…non à bon aéroport.
http://www.dailymotion.com/video/x27vwm_veronique-jeannot-aviateur_music
Arrivée à destination, les deux poulettes s’aperçoivent qu’elles sont
retournées chez elles. Soit, elles appellent leur copain en hurlant
leurs noms « chéri, chéri »
http://www.youtube.com/watch?v=AvziJKLwyGw&eurl=http://www.fandesannees80.com/rubriques/karen_cheryl/1.html
Ça tombe bien, c’est la période de noël et il est tant de retrouver
leurs amoureux pour avoir des cadeaux bien sur. Ces pies sont des
petits bouchons adorables, il faut le reconnaître.
http://www.dailymotion.com/video/x3owev_sabine-paturel-ptit-bouchon-noel_music
Le problème c’est que les garçons sont de vrais farceurs et elles ont
beau retourner la ville dans tous les sens aucune miette d’eux. Quand
enfin, elles les retrouvent elles sont un peu énervées et leur
demandent : « Teteou ? »
http://www.dailymotion.com/video/x1qoec_lio-jacky-teteou_music
Franchement agacés, les deux faisans ne font qu’une bouchée de ces
oisillons, n’en laissant que quelques miettes et plumes au vent. Mais
la rumeur dit que les oies ont la peau dure et qu’elles finissent de
rôtir en enfers ou bien sur Vénus…
http://www.dailymotion.com/video/x1clwa_bananarama-venus_music
Générique de fin : Merci à Benabar
http://www.youtube.com/watch?v=uCSC7E4XyW8&feature=related
17 juillet 2007
Des chiffres et des lettres
Je me suis toujours demandé pourquoi on ne parlait pas souvent de cette émission cultissssime dans les conversations entre amis. On évoque pourtant facilement les émissions de télé réalités (toutes sans exceptions alors que tout le monde dit ne pas les regarder), parfois même du journal télévisé ou d’une émission d’investigation (mais je ne suis pas sure que cela existe vraiment), mais jamais de l’émission « des chiffres et des lettres ».
Pourquoi ?
- personne ne la regarde ? Certainement pas, sinon elle n’existerait plus dans le monde impitoyable de l’audimat roi.
- c’est une émission pour les vieux, eux seuls en parlent? Oui il y a de ça ! Mais faut dire qu’on se demande avec la sénilité qui frappe les vieux (il n’y a qu’a voir sur notre beau secteur) comment peuvent-ils jouer à une émission qui nécessite quand même d’avoir toute sa tête (contrairement aux z’amours qui nécessite une mémoire en dessous de la ceinture).
- les cadeaux sont nuls ? C’est vrai que par rapport aux autres jeux télévisés, je suis toujours surprise de voir qu’on ne gagne quasi rien à ce jeu. Une torture des méninges, du calcul mental à faire vomir un adepte du jeu d’échec et tout ça pour repartir avec un dictionnaire. Dire qu’au « juste prix », il suffit du cerveau d’une limace (et je n’ai rien contre les limaces) pour gagner une voiture.
- la musique du jeu endort tous les spectateurs ? Ça j’ai pu le vérifier en effet ! ma grand-mère s’endort devant le stylo à la main (pour les chiffres elle triche, mais chuuut) et se réveille à minuit devant Marilyn Manson (véridique aussi).
- les animateurs sont coincés du cul ? Cette dernière question mérite réflexion.
Rappelons-nous quels sont ces animateurs : facile me direz-vous, ce
sont les mêmes depuis ½ siècle. Vous avez tord ! Il y a eu quelques
changements dans cette émission créée en 1965 par Armand Jammot.
Si la première animatrice fut Christine Fabréga, dont personne ne se
souvient, nous n’avons pas oublié Patrice Laffont qui sévira presque 20
ans dans ce jeu.
Depuis 9 ans, un jeune homme à lunette (portrait du gendre parfait et
mister météo depuis sa naissance) du nom de Laurent Romejko apporte un
brin de jeunesse à cette émission vieillissante. Faut dire que les
autres co-animateurs eux n’ont pas été remplacés et ça se voit.
J’ai nommé bien sur Arielle Boulin-Prat et Bertrand Renard, dont l’humour acerbe a marqué toute mon enfance.
Il faut savoir que Bertrand a commencé comme candidat en 1972, mais
après avoir remporté 12 matchs, il intègre l’équipe de l’émission.
Je ne vous raconte pas ma surprise quand samedi 30 juin, en zappant à
l’heure dites, je suis tombée sur une émission très particulière !
Un match avec Bertrand contre Laurent et Arielle (ben oui parce qu’il
est fort Bertrand donc il joue seul contre deux) animé par Patrice
Laffont !
Oui quelle surprise, non ? On peut juste s’interroger sur le fait que comme plus personne ne s’inscrit à ce jeu et que les animateurs sont menacés de chômages, ils sont obligés de jouer eux même, mais nous dirons que c’est plutôt parce que c’est super drôle comme situation.
J’ai même trouvé un blog, attention c’est le blog de référence des chiffres et des lettres qui en détaille tous les moments forts. Je ne raconterais donc pas toute l’émission (en plus je ne l’ai pas regardé) mais sachez que pour prévenir l’ambiance survolté du public, des vaporisateurs d'eau ont été distribués aux vieux pour qu’ils ne se déshydratent pas trop.
Score final : Bertrand à perdu contre Arielle-Laurent : 72 à 51. Mais seul le jeu compte et nos animateurs se sont bien amusés.
En tout cas moi j’ai kiffé grave !
13 mai 2007
Errorvision : le décryptage !
L’Eurovision c’est un drame en trois actes, qui revient
chaque année. 15 millions d’Européens sont scotchés devant ce suspense
haletant, qui désigne à la fin le titre de chanson la plus moquée en Europe.
Cette année, la France présentait une chanson second degré, qui se moquait du
style eurovisionnesque :
« L’amour à la française » des Fatals Picards.
Les Fatals Picards Eurovision 2007
envoyé par skizocorp
J’avais déjà regardé l’année dernière l’Eurovision »,
et même fait un post sur ce rendez-vous hilarant, avec une bonne bouteille au
frais, pour supporter cette émission il faut mieux boire un peu.
Lordi ayant gagné l’an dernier, on espérait assister ce soir au sacre des Fatals.
- Petit résumé des différents candidats :
Ça commence fort avec la Bosnie, c'est une plante verte qui
chante
Espagne : un boys band habillé comme les frères Ripolin ;
Belarus : le fils à Fillon et sa mère est présidente du fan
club de Lady Diana ;
Irlande : une reprise de blanche neige et les sept nains ;
Finland : Morticia Addams avec des bourrelets.
Macédoine : le sosie de Clara Morgane et qui chante
aussi mal.
Slovénie : Wonder Woman sortie d’une nuit agitée avec
Spiderman, elle a encore des toiles d’araignées sur le bras.
Hongrie : superbe mise en scène : la chanteuse
attend à un arrêt de bus, avec une valise à la main. Destination l’oubli
Lituanie : ils n’osent même pas montrer les musiciens
Grèce : Pyjama et ses pyjamettes : les filles à
moitié à poil, çà paye…
Géorgie : elle a engagé des anciens de l’Armée rouge
comme danseurs
Suède : le boys band du 21ème siècle avec un
épouvantail high tech.
France : Les meilleurs !!!!
Lettonie: un groupe de croque-mort, déjà décédés avant de
chanter
Russie : 3 actrices porno qui jouent le trip écolières
Allemagne : Cotton Club revisité choucroute
Serbie : Les meilleurs en coiffures : le (la)
chanteur (euse) a les cheveux aussi gras que Gérard Langue de pute
Ukraine : une drag-queen extra-terrestre danse la bourrée
Angleterre : des garçons coiffeurs et des
contractuelles. Le groupe s’appelle Scotch : ils n’auraient jamais dû se
recoller…
Roumanie : les Village People enfin reformés
Bulgarie : le mystère des voix bulgares version techno
Turquie : Chaud ! Un torero qui se prend pour Shakira
Arménie : pour un groupe de chiottes, une bonne idée : accrocher du PQ à des arbres
Moldavie : Boy George a réussi son opération. Il chante maintenant pour les L 5
- Résultat :
C‘est la Serbie qui a gagné avec une chanteuse qui ressemble à Balasko.
La France a fini antépénultième (avant avant dernière) comme l’an dernier mais avec 19 voix.
Pour rappel, Virginie Pouchain représentait la france en 2006 avec une chanson écrite par Corneille : "Il était temps" et qui avait marqué 5 points.
On est rassurés, l’Eurovision a repris son activité normale
: la chanson lauréate est toujours nulle !!!
25 mai 2006
Horrorvision
Il y a des soirs où sans savoir pourquoi on décide de regarder une grosse daube à la télé. C’est donc comme ça que j’ai atterri le samedi 20 mai sur france3 pour regarder le 51ème Concours de l’Eurovision.
Je crois bien que je n’avais pas regardé cette émission depuis mon enfance et dans mes souvenirs le plus drôle était de découvrir les types de variétés de certains pays qui me donnait l’illusion que la variété française est loin d’être la plus mauvaise.
J’ai donc été d’abord déçu par les candidats, qui pour la plupart chantaient en Anglais, et les différences ethniques plus du tout marquées : la variété devient uniforme d’un bout à l’autre de l’Europe, uniforme et de plus en plus inécoutable à mon goût bien sur !
Puis de drôle de bonhommes sont venus sur scène, des Finlandais qui se nomment Lordi : un groupe de heavy metal. Maquillage digne d’un film d’horreur de dernière zone avec même des ailes dans le dos pour le chanteur. Voilà quelques paroles tirées de leur titre "Hard rock hallelujah" pour vous donner une idée : "j’ai des ailes dans le dos, et des cornes au front, j’ai des crocs acérés, j’ai les yeux rouges, je ne suis pas vraiment un ange, ou alors l’ange déchu, viens avec nous ou va en enfer". Bref un bon instant de rire, tout en me demandant ce qu’ils faisaient dans ce concours ringard.
Quelle a été ma surprise, quand à la fin de l’émission, les votes ont consacré ce groupe vainqueur avec 292 points!!! Je m’y attendais pas et finalement je vais garder un souvenir surréaliste de cette soirée que je ne regrette pas d’avoir passer comme les 5,2 millions de téléspectateurs devant la télé (jamais il y a eu autant de téléspectateurs pour cette émission)
Sinon la France a fini 21ème sur 24 pays avec tout juste 5 points, je pense que c’était mérité ….
11 avril 2006
Quand la précarité se fait star
Le CPE est mort et enterré mais la précarité est toujours là, parmi nous, après le CPE, c’est le CNE, le CDD, l’intérim etc.…qui nous faut combattre.
Et, en cette soirée de victoire pour la population et de recul pour le gouvernement, je ne peux m’empêcher de penser à une autre forme de précarité, elle est teintée de rêve, et de surcroît acceptée par tous, une précarité qui ne choque pas, les postes y sont en nombre restreint mais les candidats sont légions.
Vous avez devinez où je veux en venir ?
Non ?
Et pourtant, on leur promet à eux aussi un CDI et mieux encore, la célébrité et la richesse, voire une renommée au delà de la mort.
Vous ne voyez toujours pas ?
Alors que vous suivez leurs aventures devant votre petit écran, vous contribuez à leur éjection, vous payez même pour cela, pour choisir lequel d’entre eux caressera l’espoir pendant quelques mois (voire quelques jours) d’atteindre les étoiles.
Vous comprenez à présent ?
Je parle bien sur des candidats de la télé-réalité et notamment ceux de la « Nouvelle Star ».
J’ai, et je l’avoue, moi-même regarder mercredi dernier ce jeu. J’ai trouvé que certains avaient du talent, mais que la plupart chantaient faux. Pourtant le jury de « professionnel » (il parait) ne tarissait pas d’éloge sur ces infortunés candidats, les laissant dans le rêve et l’illusion qu’un jour peut être ils auront la chance de démarrer une carrière.
C’est possible, le talent n’étant pas le seul critère pour réussir mais la durée d’existence de ces « chanteurs » post émission, n’atteint pas pour la majorité d’entre eux la période d’essais de feu CPE.
Alors ne sommes nous pas complice, de cette précarisation sous fond de jet set, des désillusions de ces jeunes, qu’ils aient ou pas du talent ?
Une fois consommés, ils tomberont dans l’oubli et pour certains la chute sera proportionnelle à l’encensement que la presse people leur aura consacré en nombre de couvertures, avant de chercher de nouvelles proies plus rentables.
Culture consommable, salariés jetables, tout est liée…vous ne croyez pas ?







