Remue Méninge

Remuer sans faire tourner la mayonnaise… Une envie de partager quelques réflexions sur le monde qui nous entoure, de titiller votre vision de la vie, d’échanger et débattre sur des sujets variés…sur un ton léger et décalé.

29 octobre 2009

De l'usage du vibromasseur en bois de renne.

 ...durant la fin du Paléolithique supérieur

(je sens que ce texte va m'apporter un lot intéressant de recherche Gogole.
Ce sujet m'a été imposé, ne me demandez pas pourquoi !)


Dans toute société même primitive, chacun se positionne différemment dans la hiérarchie du clan, chacun à sa place avec des privilèges et des obligations (un peu comme les fonctionnaires aujourd’hui, vous voyez ?).
Il en est de même au paléolithique et surtout quand celui-ci est supérieur de part l’utilisation plus fréquente de rituels sexuels donnant lieu à la naissance de l’industrie pornographique.
Line Renaud, d’ailleurs que l’on associe à tord au néolithique a pourtant tourné ses premiers films x durant la fin du paléolithique supérieur.
D’ailleurs comme on peut le voir sur la photo ci-dessous, elle arbore fièrement des boucles d’oreilles en coprolithe séchée d’antilope très prisées durant cette période.



Une des fonctions les plus respectées à cette époque est celle du tailleur de pierre.
Pourquoi me direz-vous et vous auriez bien raison de poser cette question, alors qu’on aurait pu penser que le peintre pariétal ou encore le chasseur avait un rôle clé dans la société préhistorique. Certes vous répondrais-je, mais l’artiste recouvert d’ocres et le chasseur aux ongles incrustés de boyaux ne sont pas encore (cela viendra un peu plus tard) des figures érotiques.

Le tailleur de pierre possède un vrai pouvoir de séduction, qui passe par son accoutrement dans un premier temps. Pour éviter les éclats de silex lors de son travail de taille, il se revêt entièrement de cuir. On connait l’attrait sexuel de cette matière sur les jeunes femmes, qui est le pendant de celui des hommes pour le vinyle (d’ailleurs à ce propos, vous a-t-on déjà parlé de la tante de Faust ?).

Donc voilà une photo d’un tailleur de pierre du paléolithique supérieur, vous remarquez la sensualité de son regard.



Mais ce n’est pas tout, l’habit ne fait pas le moine, même si le curé de Camaret avait les couilles qui pendent.

En plus, évitons de généraliser, tous les tailleurs de pierre ne sont pas sexy !!!
Pourtant, tous avaient un pouvoir sur les jeunes femmes qui raffolaient de leurs caresses et surtout de leurs outils, oui tous !!! Même lui !



Regardons de plus près l’attirail du tailleur de pierre.
Il est composé de silex dont l’attrait sexuel est limité de par sa propriété coupante.
Évidemment cet inconvénient de la matière trouvera une solution plus tard quand les tailleurs apprendront à polir la pierre expérimentant de nouvelles découvertes sexuelles appelées boules de geisha, mais ceci ne concerne pas le paléolithique mais la période lui succédant, le néolithique.

Revenons donc à notre tailleur paléolithique.
Celui-ci jouissait d’un statut particulier, rester dans le village avec les femmes pendant que les autres hommes partaient à la chasse.
Taper sur des galets à longueur de journée lui donnait des envies érotiques qui malheureusement ne trouvaient pas de concrétisation.
Un jour, le tailleur écoutait la dernière chanson à la mode, tout en exerçant son art.

http://www.wat.tv/video/philippe-lavil-il-tape-sur-z2ut_o9de.html

Les paroles « il tape sur des bambous et il est numéro 1 », « il y a des filles de partout qui lui veulent du bien » lui donnèrent une idée qui bouleversa la préhistoire et donna naissance au paléolithique supérieur. Le bois était la réponse à ses problèmes.

De cette révolution culturelle, naitra toute une gamme d’outil pour le tailleur : les percuteurs en bois de rennes.
De forme allongée, le bout rond et massif, cet outil permettait des possibilités infinies en taille de silex, une rationalisation de la matière première, de meilleurs outils et armes au qui donnait au tailleur un rôle encore plus important dans la communauté et un statut d’artiste et de magicien.
Comment pouvait-il avec du bois casser une matière aussi dure que le silex, cette constatation émerveillait les jeunes filles qui profitèrent de l’absence de leurs hommes pour aller visiter l’atelier du tailleur de silex.

Très vite, dans la hutte du tailleur, les jeux sexuels les plus pervers commencèrent.
Les bois de rennes constituaient de très bon sex toy. On les appela percuteur tendre en référence aux jeux de l’amour, mais dans la tiédeur de la couche du tailleur, les jeunes filles leur préféraient le nom de vibromasseur.

On peut distinguer différents types de vibromasseur du paléolithique supérieur.

Vibromasseur simple de forme courbe, vibromasseur à double pénétration :



Vibromasseur simple à large tête et à bosse spéciale point G.



Pour les plus pervers, la version harpon à pointe, dérivé des ustensiles de pêche que ce mirent à proposer les tailleurs de silex et qui eu un succès florissant à la fin du paléolithique supérieur.



Oui, une nouvelle époque était née, de plaisirs variés, cachés des autres membres masculins de la communauté qui ne comprenaient pas que les tailleurs de silex restaient célibataires trop occupé pensaient-ils au bien être de la communauté, procurant de nouveaux outils tous plus révolutionnaires les uns des autres. Ils n’avaient pas tout à fait tord, les tailleurs étaient bien préoccupés par le bien être et le bonheur de la gente féminine.

Je dédicace ce texte à Gnomax, grand tailleur de silex, qui j’espère ne m’en voudra pas d’avoir révélé par ce texte une des clés de connaissance de la préhistoire, malgré le devoir de réserve qui sied à notre profession. Je compte sur vous pour ne pas diffuser ses informations.

Posté par sayyadina à 20:46 - Création absurdeloquente - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 octobre 2009

Parano.be

Journée porte ouverte sur Parano.be pour son 6e anniversaire... Ce site social est en principe sous invitation, c'est le moment d'en profiter si vous voulez vous faire un compte.

Vous pouvez donc vous y inscrire via un code inscription.

Mais c'est quoi Parano.be?

On lis beaucoup de connerie sur ce site sur le net : ce qui reviens le plus souvent c'est Parano.be c'est une secte car on doit adorer l'Ordinateur.

Déjà ceux qui me connaisse un peu (et qui ont l'habitude de mes textes sur la religion) savent que je ne ferais jamais de pub pour une secte ou un site dangereux.

Non, Parano.be n'est pas une secte c'est un site dont le fonctionnement est issus du jeu de rôle Paranoïa ! Basé sur un jeu de rôle ne signifie pas pour autant que le site soit un jeu de rôle, c'est un forum où l'on parle de tout avec des échanges entre membres (messagerie privé, chat de discussion) mais avec des règles ludiques et marrantes.

Il faut donc avoir un minimum de second degré pour en apprécier les règles, et ne pas être pressé pour en comprendre le fonctionnement car un des principes du site est que l'on découvre petit à petit comment ça marche en passant des étapes de couleurs (liées à la participation et à la volonté de s'investir), l'interface n'est pas au premier abord attractive, on ne comprend pas tout mais Don't Panic, les modos des secteurs sont là pour vous guider ce qui permet des échanges dès le départ avec d'autres utilisateurs du site !

Donc si vous aimez découvrir un site original, pas prise de tête, avec des gens super sympa, profitez-en !!!

Les portes ouvertes sur Parano.be sont rares et c'est maintenant !

Sur Parano.be, pour les amoureux du nonsense et de l'humour absurde il y a un secteur qui s'appelle R42 où vous pourrez nous rencontrer là-bas !

Alors si vous aimez les textes de ce blog (quasiment tous publiés sur R42), les Monty Python, Terry Pratchett et Douglas Adams.

Je vous donne rendez-vous sur :

http://www.parano.be

code d'inscription : PDG042

Vous arriverez directement sur le secteur R42 !!!

(vous pouvez ensuite changer de secteur)


Pour ceux qui voudrait venir sur Parano.be mais pas sur R42

Code d'inscription: 2QT2BSTR8

Posté par sayyadina à 19:17 - Farfouillage sur la toile - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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03 octobre 2009

Super-héros à mi-temps

On n’a pas fini de parler de la crise financière et de ses conséquences dans tous les domaines. Bien sûr, par facilité, le feu des projecteurs s’est porté d’abord sur les plus faibles et les plus geignards : les Américains surendettés expulsés de chez eux dès potron-minet, les ouvriers licenciés qui menacent de faire sauter leur usine, Paris Hilton qui s’est cassé un ongle...

Mais il y a des afflictions dignes et silencieuses, qu’il serait ingrat d’oublier. Pensons, en particulier aux super-héros. Eux qui ont comblé notre enfance de rêves, est-il normal aujourd’hui de leur tourner le dos et de rire de leur gêne ?

Bref rappel historique : au temps de l’argent-roi et de la spéculation souriante, les super-héros, fatigués de leurs années d’exploits pour le bien de la communauté, ont cédé au chant des sirènes. Aveuglément confiants envers la loi du marché, ils ont confié leurs économies au fonds de pension de cet aigrefin de Lex Luthor et, alléchés par les premiers retours sur investissement, ont pris leur retraite pour goûter enfin au repos et à l’égoïsme.

Seulement, patatras ! Dès que la crise des subprimes a éclaté, les emprunts toxiques du sieur Lex ont pété au nez des cotisants. Notons que l’escroc, lui, s’en est bien sorti et qu’il se la coule douce aux Seychelles, dégustant de vieux Corton-Charlemagne en compagnie de ravissantes call-girls, qui fument joyeuses en dégrafant leurs pagnes, de la sinsemilla dans son brûle-gueule. (1)

Les pauvres super-héros, trop naïfs, se sont trouvés d’un coup tellement démunis qu’ils ont dû reprendre leurs anciennes missions, en les monnayant cependant. Mais, dans un contexte de restriction pour tous les salariés et, surtout, de perte des valeurs du rêve, ils emportent peu de succès. En effet, comment faire recette avec ses super-pouvoirs à une époque où n’importe quel idiot tout juste sorti de la crise acnéique passe à la télé 24/24 pendant trois mois, enfermé dans un « château » ? Comment faire valoir la défense de la veuve et l’orphelin, lorsque chacune détourne les yeux en passant devant plus pauvre que soi, serrant les fesses pour ne pas être le prochain locataire d’un carton ?

Et puis, avouons-le, les héros de nos jeunes années ont pris un sacré coup de vieux...

Ainsi, les anciennes étoiles au collant ultra-moulant doivent, pour survivre, exercer leur art à temps partiel, complétant leurs maigres revenus grâce à des emplois peu reluisants, vaguement inspirés de leur couverture du temps de leur gloire.

Ne soyez donc pas étonnés si vous vous faites « traiter » chez la manucure par un Wolverine honteux aux cheveux ébouriffés, pensez même à lui glisser discrètement un pourboire dans la patte, avant d’aller soigner vos mains déchiquetées.

Ne rabrouez pas le pauvre hère en uniforme rouge et bleu tout rapiécé qui vous propose en chuchotant des photos floues de la petite culotte de Britney Spears ou du dernier coma d’Amy Winehouse. Peter Parker n’a gardé de ses années dorées que son appareil photo et il est bien obligé pour survivre de se rabattre sur ce qui, reconnaissez-le, vous intéresse en fait beaucoup plus que des clichés d’un homme-araignée sauvant les passagers d’un bus...

N’ayez par contre aucune pitié pour Clark Kent ! La panade financière ne justifie pas de vendre son honneur de journaliste pour trente deniers. Comme si Le Figaro n’avait pas déjà assez de chroniqueurs économiques...

Soyez par contre charitables, Messieurs, quand vous croisez Wonder Woman au coin de votre rue. Bon, d’accord, elle est vieille et flasque maintenant mais, en fermant les yeux, vous vous rappellerez aisément qu’elle fut la cause de vos premiers émois adolescents...

En ces temps de galère, ne fermez pas votre cœur, redevenez le petit enfant qui rêvait devant les Marvel Comics !

Ou bien, donnez un bon coup de pied dans le ventre de ces super-héros en panade, descendus de leur piédestal. Après tout, qu’est-ce qu’ils étaient chiants avec leurs exploits toujours renouvelés, leur physique parfait et leur sens du triomphe faussement modeste...

Allez, je vais me revoir le générique des Watchmen, juste pour le plaisir :

“Your old road is
Rapidly agin'.
Please get out of the new one
If you can't lend your hand
For the times they are a-changin'.”

---
(1) il faudra qu’un jour j’arrête de saisir toutes les occasions pour citer du Thiéfaine...

Posté par mezcal à 13:13 - Création absurdeloquente - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 octobre 2009

Flashman

Il faut toujours une première fois dans la vie. Et ça m’est arrivé, à plus de quarante trois ans, grâce à un pote.

« Un homme qui a été expulsé du collège de Rugby pour ivrognerie, qui a vicieusement séduit la maîtresse de son père, qui a menti, trompé et prouvé sa couardise sur le champ de bataille ; qui a tracé sa route des boudoirs de l’Angleterre victorienne jusqu’aux frontières les plus érotiques de l’Empire, cet homme peut-il être totalement mauvais ? »

Certes, mais quel est le rapport, me dites-vous ?

Jusqu’à présent j’avais toujours hésité à lire un bouquin directement en anglais, tout en sachant pertinemment que les traductions en franchouillard font généralement perdre 60 % de l’intérêt et de la subtilité du texte d’origine, surtout s’il est nonsense.

Devisant en MP avec l’individu suce visé, celui-ci me dit :
« - Tu as lu Flashman ? Ca n’a pas été traduit en français, mais fais un effort…
- Mais euh ! Je ne lis rien en anglais…
- Ta gueule ! File-moi ton adresse postale, je commande chez HarperCollins et je fais envoyer chez toi… »

C’est ainsi que je me suis fait dépuceler et que j’ai lu un livre directement dans la langue de Lady Diana et Amy Winehouse…

C’est quoi l’histoire ?

George Mac Donald Fraser, connu entre autres pour avoir co-scénarisé Octopussy, a créé en 1969 un personnage de légende : Flashman.

Celui-ci est censé être un héros de l’armée britannique du 19ème siècle, dont les « exploits » s’étalent en douze livres. Mais s’il a acquis une renommée de héros, c’est surtout grâce à sa capacité à cacher sa lâcheté et à profiter de circonstances heureuses pour retourner les événements en faveur de sa gloire factice.

Le livre que j’ai lu – le premier de la série – narre ses aventures à partir du moment où il se fait virer du collège de Rugby après une méga-cuite, que son père lui achète son poste d’officier de la glorieuse armée britannique et, qu’après s’être marié contraint et forcé en Ecosse, il part servir en Inde, puis en Afghanistan.

Il avait déjà su se faire une réputation indue jusque-là (ses compétences principales consistant à se planquer, bringuer et culbuter le maximum de femmes), mais son destin rencontre l’histoire en Afghanistan en 1842.

Il faut dire que ce fut une des plus belles branlées que la perfide Albion connut dans son histoire : partie occuper ce pays pour de sombres raisons géopolitiques en 1841, l’armée britannique repartit la queue basse en 1842, après une retraite honteuse où ne survécurent que quelques hommes sur 16 000 soldats…

Ce désastre fut surtout dû à un modèle d’incompétence, le Général-Major William George Keith Elphinstone, décrit ainsi (1) :
« I still state unhesitatingly, that for pure, vacillating stupidity, for superb incompetence to command, for ignorance combined with bad judgement – in short, for the true talent for catastrophe – he stood alone. »

Croisant les vrais événements militaires, dans un mélange d’aventures picaresques et fictives appuyées sur une narration très documentée du déroulement de la catastrophe et sur une description pointue de la vie quotidienne des officiers anglais des lointaines colonies, ce livre nous dévoile surtout un parangon de la lâcheté, un opportuniste sans scrupule... un mec fascinant, quoi !

Je ne prétendrai pas avoir tout compris à ma lecture dans l’idiome de Harry Potter (2) et Eric Cantona, d’autant plus que des préciosités de langage de l’époque fourmillent dans le texte, mais le rythme du récit et sa verve balaient les quelques incompréhensions.

Et j’en sors réjoui : je vais enfin comprendre les paroles des chansons des Spice Girls !

--

(1) tant qu’à faire, démerdez-vous vous aussi avec ça.
(2) à la fin, il meurt, mais pas vraiment, et Dumblemore est un vieux phoque.

Posté par mezcal à 12:41 - Le chemin des mots - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 septembre 2009

Les enfants du rauque

Générique

- Salut les petits clous ! C’est Phil au Man, tout juste rescapé, de La nouvelle daube, qui revient vous présenter ce soir la 42ème émission des «Enfants du Rauque », l’émission dédiée aux chanteurs à la voix cassée par la bière, les clopes et la dope…

Ce soir, nous nous pencherons sur deux ensembles vocaux : Hélicon comme la lune et le Doc et ses Poulpettes. Ces deux groupes mythiques de l’underground corpobatracien (on se rappelle leur bœuf sur « Nathalie des JMJ »), ont choisi de revisiter à leur façon le patrimoine artistique français.

Avant de l’interviewer, écoutons le premier morceau d’Hélicon comme la lune.

- Hélicon, pourquoi « Bali Balo » ? Pourquoi « Black Dog » ?

En fait, l’autre jour, je me suis aperçu que mon chien, qu’on voit au début du clip, a des grosses couilles. Le CSA ayant interdit la diffusion d’un clip le montrant en train de se les lécher, j’ai décidé de leur faire la nique, comme le vrai rebelle que je suis, en chantant « Bali Balo » sur l’air de cette chanson de Led Zep. Hin, hin, hin… Je suis le Che Guevara du rauque, bientôt moi aussi je vendrai plein de T-shirts avec ma tronche dessus!

- Les connaisseurs auront remarqué que tu prends des licences bien venues avec le texte. Pourquoi, dans l’avion, Bali Balo encule-t-il un mouton et pas un cochon ?

C’est un clin d’œil à un pote zoophile, tragiquement décédé dans une explosion récemment… C’était son dernier gig, c’était son dernier acte, parti en souriant histoire de noyer son trac…

- Parle-nous de ton deuxième morceau, que nous allons écouter tout de suite.

- J’en ai marre de ces chanteurs à la noix qui font de l’humanitaire pour des causes évidentes : la faim dans le monde, les victimes de tsunamis, les enfants sidéens d’Afrique… Fuck ! Il y a des drames dans notre pays, des gens qui plongent dans le désespoir et qu’il faut soutenir…

- Ecoutons ça tout de suite…


- Dernière question : où en es-tu avec la pisse de gnou ?

- No comment ! C'est une démarche intérieure qui m'ouvre les chakras, alors que je suis en rapport avec mon moi... You see? Des fois, tu sais, si l'air s'arrête, les ULM ils tombent, you see what I mean? Je te parle, tu me parles, mais en fait on n'est pas là... Mais un jour, il y aura du kung fu!

- Maintenant, le Doc !
Doc, merci d’être venu ce soir pour nous parler d’une expérience dodécaphonique qui tient à la fois de Boulez et de Bézu. Peux-tu nous en parler ?

Tout est parti d'une simple observation entre amis mélomanes amateur de rauque and roll: il était neuf heures six. Nous avons bu jusqu'à ce que la fibre patriotique nous pousse en dedans. La fibre patriotique c'est un peu comme un papillon ça commence par une chenille. Alors ça nous a fortement inspiré et nous avons abandonné le hard rauque pour un canon sophistiqué et un rythme populaire... La marseillaise sera toujours un hymne populaire.

http://www.youtube.com/watch?v=B89j5NCYBBM

- Pourquoi montres-tu ton torse velu ? Pourquoi cette mutilation capillaire ? Est-ce un hommage à ton ami Marilyn Manson ?

- Marilyn n'a pas voulu se montrer sur la vidéo, je déplore qu'il soit resté dans la salle de bain. Mais du coup il était impossible de prendre une douche (puisqu'il occupait la pièce) et il faisait une chaleur torride dans l'appartement. Une fois les vêtements enlevés il fallait ôter les poils pour faire baisser cette torride température interne.
C'est juste parce que j'ai l'esprit frais et que je souhaite qu'il le demeure que je me fais dépoiler en chantant.

http://www.youtube.com/watch?v=uU14L8mbJKc

- Une question me brûle les grandes lèvres ? Est-il toujours 9h06 à Vera Cruz ?

A Vera Cruz, comme à Nice, comme ailleurs il est toujours neuf heures six quand on cherche un alibi pour boire un coup et se déshabiller.

http://www.youtube.com/watch?v=eA91bhEJY3I

- Le résultat final, que nous allons écouter dans un instant, m’a fait pleurer d’émotion. Petite question people : t’es-tu marié avec le poulpe ?

- Non parce que je me suis engagé déjà avec une limande. Mais nous formons un ménage à trois très émoustillant. On se chante la "maman des poissons" sur l'air de l'internationale et on vit avec le sourire aux lèvres (surtout le poulpe qui est le plus jovial de nous tous).

http://www.youtube.com/watch?v=T3oD-sEgruU

-  Merci les gars, vous êtes vraiment tarés ! La semaine prochaine, une émission spéciale Barry White, revisité par les rockers berrichons !

Posté par mezcal à 12:41 - Se laver les oreilles - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 septembre 2009

Dessine-moi une Utopie

Dis, dis, Sayya, dessine-moi une Utopie ! me demandait un jeune garçon d’un air malheureux.
Tu ne préférerais pas que je te dessine un silex, Uto ? (pour des raisons pratiques appelons donc ce jeune garçon Uto)
Non, une Utopie pleurnicha Uto.

Uto, pie de vache ? Pie qui chante ? Pikachu ? Piaf ?

J’étais d’humeur pinailleuse, faut dire que je n’avais pas envie de me laisser marcher sur les pieds par un jeune pigeon même pas voyageur.

Dis, dis, Sayya, dessine-moi une Utopie !
Tu ne préférerais pas une image d’Épinal ?
Une utopie pour Uto, une utopie pour Uto !!!

Mais ça ne se dessine pas une utopie Uto (note pour le lecteur, remarquez que j’ai bien fait d’appeler le garçon Uto et non Pie, sinon la phrase aurait été « ça ne se dessine pas une utopie Pie »).

Une utopie ça se respire, ça s’imagine, ça se rêve, comment je pourrais dessiner l’indicible, imbécile.

Le jeune garçon s’effondra en larmes, je cherchai alors un moyen de lui décrire mon utopie, enfin d’en créer une rapidement histoire qu’il s’en ail : mon utopie ce n’était pas ses oignons.
Difficile d’ut opier quand on n’a pas la partition musicale qui va avec.

Une vie de chien, regarde les animaux, mon garçon lui dis-je. Ils ont la plus belle vie qu’il soit. Ils dorment, mangent, jouent et ne se posent aucune question sur la vie, l’univers et le reste. Ils sont heureux rien qu’en profitant de l’instant présent, tu vois ? Pas besoin de chercher à créer un nouveau monde, suffit de prendre le bon côté de la vie.

Waf waf me répondit-il en me tendant sa feuille et son crayon.

Hum… Il en faudrait plus pour le con vaincre.

Regarde les fleurs, la nature, elle pousse sans se soucier du lendemain. Elle évolue, se transforme et s’adapte même aux pires engrais que l’humain engendre.

Non… Il n’avalerait jamais ces salades et risquait en plus de pisse en lit.

Je ne pouvais pas lui raconter mon utopie, c’était mon jardin secret, si je lui disais mes rêves les plus fous, je perdrais ma vie, mon univers et le reste…

Tu vois, une utopie c’est personnel, c’est un lieu qui n’existe que dans notre cœur, si je t’ouvre mon cœur je vais saigner ensuite et je vais dégueulasser ta feuille blanche.
Alors pour le dessin de l’utopie c’est temps pis, cela m’est impossible, tu ne veux pas que je te dessine un silex, tu sais un silex c’est un peu comme une utopie des temps passés.

D’ailleurs back to the tree, on va vivre dans des tipis et fabriquer des fromages de gnou.
Faut juste que je trouve un moyen de me connecter à Internet en haut de mon tipi perché sur le gnou lui-même au sommet de l’arbre.

Il secoua la tête, cligna des yeux et me tendit la feuille marmonnant :
Dis, dis Sayya dessine-moi une utopie.

C’était désespérant mais où étaient ses parents à ce môme, d’où sortait-il, pourquoi il ne me lâchait pas.

Sors de mon rêve !

Rien à faire il ne me laisserait pas déjeuner en paix.

Je pris la feuille, le crayon, m’appliquai pendant 42 minutes.
Je mis la feuille dans une cage et lui dis :

Voilà je t’ai dessiné un mouton, là il est en cage, ton utopie sera de le libérer de la cage.

Je me réveillais immédiatement, effrayée par ce cauchemar, je regardais sous mon lit… Il y avait bien des moutons !!!

Posté par sayyadina à 13:07 - Création absurdeloquente - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 septembre 2009

Le bide à la française...

... entre tour de ventre et 33 tours.

« Allons à Messine
Pêcher la sardine
Allons à Lorient
Pêcher le hareng. »

Je veux aujourd'hui vous parler très sérieusement, tant ce sujet provoque chez moi de graves questions. Pourquoi parle-t-on seulement du bide à la française, alors qu’il existe tant de bouses éternelles en langue anglaise ? (1) Pourquoi la chanson se serait-elle obligatoirement améliorée depuis l’apparition du CD, puis du mp3 ? Vous n’avez pas écouté le dernier album de Christophe Willem ? Et cette histoire de tour de ventre n’est-elle pas une louche attaque contre le regretté Carlos ?

Je me suis donc plongé dans l’analyse scientifique de l’excellent site de Bide&Musique, dans le but de trouver 4 idées pour grossir grâce à la chanson française. Et cela me permettra de balayer une idée reçue : le bide à la française n’est pas mort avec le 33 tours !

1) Les chansons alimentaires

S’il est une tradition dans la variété bien franchouillarde, c’est de parler de bouffe. D’ailleurs, cette habitude est encore vivace, grâce par exemple aux rappeurs aveyronnais.

Mais rendons hommage à quelques précurseurs illustres, qui auront su éveiller notre appétit avec une exigence mélodique rare.

« Dans la cuisine de maman,
Y'a des papayes et des piments,
Des rôtis de dindonneaux,
Des recettes d'aligots
Et puis aussi, c'est pas tout
Des œufs durs et du mérou
Et dans l'tiroir du frigo

Un truc qui m'a mis K.O. »

mezrahi



















« Ma chouquette royale, n'a pas d'égale
Ma chouquette royale, c'est pas banale
Ma chouquette royale, c'est magistral
Ma chouquette royale, c'est génial. »

tomtom


















Et, bien sûr, je ne saurais passer sous silence que j’aime les bananes parce qu’il n’y a pas d’os dedans. Par contre, j’aime pas les rhododendrons…

2) Fructose et lactose

Il est prouvé depuis longtemps que les sucres simples non-hydrolysables assurent des ventres rebondis et de superbes poignées d’amour. Et il est un liquide naturel, issu de la production bio et équitable, qui en contient deux, le fructose et le lactose :

LE SPERME.

Quel rapport avec la chanson, me direz-vous ? Et bien, même s’il paraît difficile de parler la bouche pleine, des artistes bien de chez nous ont réussi ce tour de force :

« C'est la saga-ga-ga
Des spermatos-tos-tos
Pour les nanas sympas
Et les poteaux-teaux-teaux
C'est la saga-ga-ga
Des spermatos-tos-tos
Pour les papas-pas-pas
Et les gagas go go. »

(Patrick Topaloff)

Et entonnons tous ensemble l’immortel hymne des soirées arrosées, des étreintes furieuses sur le capot de la Simca 1000 avec Miss Comice agricole, après le bal des pompiers :

« J'ai la quéquette qui colle
J'ai les bonbons qui font des bonds
J'ai la quéquette qui colle
Dansons sur le pont d'Avignon. »
(2)

quequette


















3) La bière

Comme nous en discutions il y a peu avec Faust, rien ne vaut pour charmer les vraies femmes que les abdos Kronenbourg. La plasticité et la rondeur stomacales rassurent et font craquer les donzelles en manque de bonhomie rassurante.

Les artistes de goût l’ont bien compris, et cela quel que soit leur style musical de prédilection, comme en attestent ces deux exemples :

« A la pression, en boîte, en canette.
On boit, on fait des rots et on pète.
KRO-NEN-BOURG
ça fait mal à la nuque le lendemain
Mais on va remettre ça sans fin. »

La Bière

« Quand j'étais à la Légion étrangère
Je traversais tous les jours le désert
Le sable chaud, le soleil quelle misère
J'aurais donné ma vie pour boire une bière »

On a soif

4) La danse des baleines

La motivation naît de l’admiration, l’admiration de prestations scéniques époustouflantes. Comment ne pas rêver d’un tour de taille d’éléphanteau quand ceux-ci livrent des performances vocales et chorégraphiques pleines de force et d’émotion ?


Comment ne pas rêver d’un destin de Bibendum quand les baleines viennent bramer harmonieusement, dans leur lente et pesante valse ?

--
(1) Quelques exemples :
http://www.dailymotion.com/relevance/search/kitsch/video/x2v14_kitsch-armidanny
http://www.youtube.com/watch?v=jamJ4-C_TME
http://www.youtube.com/watch?v=XC73PHdQX04
(2) cette chanson figure sur une excellente compilation karaoké

Posté par mezcal à 12:39 - Se laver les oreilles - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 septembre 2009

Les chansons que l'on chante défoncé

Vous l’avez compris, mon propos n’est pas d’évoquer les états lamentables dans lesquels se plongent les junkies, qui comme chacun sait ont les cheveux longs et gras, boivent de la bière et votent à gauche.

Non, je veux parler des moments de divertissement avec des amis proches, quand on se lâche jusqu’à boire deux verres de Champomy, fumer les pelures de cacahuètes, voire inhaler du talc parfumé à la fraise…

Dans ces instants-là, la franche camaraderie nous amène à entonner en chœur d’innocents hymnes ravigotants, d’un goût d’autant plus exquis que les «produits» utilisés sont de bonne qualité.

Laissez-moi vous narrer trois anecdotes amusantes et porteuses d’une morale de bon aloi.

Nous avions invité quelques amis pour savourer une délicieuse spécialité tourangelle : le pâté de Pâques. Pour aiguiser notre appétit, avec un pote, nous nous étions gorgés de sucre de canne et d’herbe de bison. Le bonheur ressenti me poussa alors à me lever (bon, Ok, à me casser la gueule aussi) et à ravir l’assistance avec ce morceau lyrique mémorable.

En une autre occasion, et complètement par hasard, je vis débouler à la maison pour mes 42 ans une dizaine de philosophes. Pendant cinq jours, nous échangeâmes forces propos doctes et nous régalâmes de beignets de fleurs d’acacia, de brochet, buvant pour nous désaltérer les eaux minérales les plus délicieuses, tout en fumant… des Havane bien sûr.

C’est au bout de cette retraite spirituelle que nous avons voulu rendre hommage à une grande cantatrice.

Enfin, un soir d’été, un joyeux compagnon sortant tout juste de sa rivière poissonneuse vint nous visiter, pour nous faire découvrir le parfum délicat des herbes et de la gentiane de Pontarlier. Troubadour des temps modernes, il souhaita nous laisser en souvenir une petite chansonnette.

Et vous, lorsque l’ivresse et la défonce vous gagnent, que chantez-vous ?

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20 septembre 2009

Comment je n'ai pas couché avec Douglas Adams

En 1994, je n’avais jamais entendu parler de Douglas Adams et je n’écoutais pas très souvent les Floyd. C’est donc de façon tout à fait naturelle, en vertu du « théorème du 22 mai » (1), que je me suis retrouvé backstage au Earl’s Court de Londres le 28 octobre 1994. Et que j’étais une blonde aux gros seins, avec une mini-jupe en guise de ceinture et le frifri frétillant.

J’étais venu(e) pour me taper Gilmour, ou à l’extrême rigueur Mason. Mais le gars qui avait joué de la gratte acoustique sur Brain Damage et Eclipse avait une bonne bouille. Et comme les Floyd étaient accaparés par une troupe de femelles blanc manger très envahissantes…

dougpink

















Je m’approchais donc de cet invité inattendu, les hanches ondulantes et le poitrail conquérant, quand je me pris les pieds dans un robot nain :

« - R2D2 ?
- Ah bien sûr, on ne me reconnaît jamais… Bien la peine d’avoir le cerveau de la taille d’une planète… Moi c’est Marvin. Je ne vous démonte pas le moral, au moins ?
- Non, non, mais là je suis pressée d’aller… euh… aux toilettes. »

Durant ce fâcheux intermède, une mince humanoïde, avec de longs cheveux noirs, une bouche, un étrange petit bouton sur le nez et des yeux bruns ridicules, avait commencé à draguer ma proie. Au moment où je me joignais discrètement au petit groupe, elle pérorait :

« Comme toi, Douglas. J’ai fait du stop. Après tout, avec un doctorat en mathématiques et un autre en astrophysique, c’était ça ou retourner faire la queue pour toucher mes allocs chômage dès lundi matin. Désolée d’avoir manqué notre rendez-vous mercredi mais j’étais dans un trou noir toute la matinée. »

Douglas… Un nom de bière, c’était parfait. Il ne restait plus qu’à me débarrasser de ma rivale. L’invitant avec un clin d’œil à « se repoudrer le nez aux toilettes entre filles », je réussis à l’entraîner et à l’assommer contre le lavabo. Faut ce qu’il faut…

Le temps de mon absence, Douglas s’était bien murgé. Il faut dire qu’il était entouré d’un mec bizarre, avec une serviette sur l’épaule, qui lui faisait boire pinte sur pinte avant la fin du monde, et d’un gros en manteau de cuir avec un chapeau rouge tout moche, qui lui proposait de retrouver son chat mort depuis trois ans grâce à l’holistique…

L’avantage, c’est que l’alcool réveillait la libido de Douglas et qu’il commençait à se rapprocher de moi.

C’est au moment où sa main frôlait mon fessier accueillant qu’intervint l’incident.

Une troupe d’affreux armés de lasers fit irruption, pour arrêter tout le monde, car personne n’avait pensé à remplir le formulaire de demande du formulaire permettant de solliciter le droit de boire de la bière dans les coulisses. Douglas, pris en flagrant délit, une énième pinte à la main, fut embarqué pour aller déclamer de la poésie dégueulatoire. Quant à moi…

Au moins, la soirée s’est bien terminée. Quand je suis rentrée à l’hôtel, j’ai lancé ma petite culotte au plafond et elle est restée collée.

Mais je n’ai jamais plus revu Douglas…

--
(1) théorème énoncé par Hubert-Félix Thiéfaine dans *22 mai*, qui édicte qu’on porte secours aux victimes d’un accident dont on n’est pas au courant.

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13 septembre 2009

Objectif 11 juillet 2010

Ne nous laissons pas aller au défaitisme : certes, Lloris a été expulsé sur sa première action, les Serbes nous ont bien croassés et gardent quatre points d'avance, en conséquence le 11 de France va au mieux se faire repêcher. Mais est-ce une raison pour cesser d'espérer ? Domenech sa mère, c'est vrai, mais ne serait-il pas temps toutefois de réfléchir à l'essentiel, à savoir quel hymne officiel exaltera les vertus de nos footballeurs héroïques dans la campagne d'Afrique du Sud 2010 ?

Il est temps d'y penser : on n'improvise pas ce genre de choses. La preuve, quand c'est fait à la va-vite  ( http://www.youtube.com/watch?v=ATNRq90non ne passe pas le premier tour. En 1986, la France signe un exploit mémorable en quart de finale en sortant le Brésil de Zico, Careca et Socrates, et obtient finalement un meilleur résultat qu'en 1982 (1) avec la troisième place. Il faut dire que le clip officiel avait réuni de vrais artistes.


Alors, vous attendez quoi, Christophe Maé, Superbus et Christophe Willem pour commencer à composer ? Si on perd encore contre l'Italie, c'est vous qui mériterez le coup de boule !

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(1) Schumacher, en**** !

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30 août 2009

Halte à la désinformation !

 La presse écrite et en ligne nous apprend, avec force détails et regrets hypocrites, que le groupe Oasis se serait séparé en marge de "Rock en Seine", suite à une énième baston entre les frères Gallagher (aucun rapport avec Rory, malheureusement).


Qu'est-ce qu'on n'essaye pas de nous faire avaler !

Tout le monde sait qu'Oasis n'a plus de chanteur depuis le 17 janvier 2008...

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18 juillet 2009

Gratte-ciel

Il s’appelait Pierrot et n’était pas un bon élève. Faut dire qu’à l’école de la vie, il prêtait sa plume un peu trop souvent.
Sa vie bascula, suite à une erreur d’orientation, il avait confondu le nord du sud, et comme il était un peu à l’ouest comme gars, cela lui valut de se retrouver à l’est derrière un mur.
Muni de son papier ANPE (agence normale des personnes de l’est) il se rendit au bureau d’embauche.

Il enfila la queue, il tira le numéro 42, il était 9h06.
L’attente était insoutenable, au clair de lune son tour vint enfin.
La conseillère lui demanda ce qu’il voulait faire, il lui expliqua sa passion pour les astres, son envie de voyage dans l’espace. Naturellement elle lui répondit que c’était un métier passionnant mais difficile, lui proposa un stage et le reconduisit à la porte.

Muni de son papier qui lui donnait rendez-vous le lendemain il sortit heureux en rêvant à son futur métier.

Le lendemain, tout ce bonheur changea.
Le formateur le reçu au sommet d’un immeuble de 42 étages.

« Vous êtes apprenti gratteur de ciel, le travail est simple, vous devez chatouiller les nuages pour les faire fuir et éveiller le soleil »

Pierrot tomba des nues, il comprit qu’il n’irait pas dans l’espace même s’il le touchait du doigt.

« Mais, je voulais aller sur la lune, plus haut que les nuages, je ne veux pas gratter le ciel mais voler plus haut, toujours plus hauuuuuuuuuut, pour aller plus haut, aller plus haut, où l'on oublie ses souvenirs, aller plus haut, aller plus haut, se rapprocher de l'aveniiiiiir » se plaignit-il d’une voix stridente.

« Vous vouliez la lune, mais il faut commencer petit mon garçon, gratte-ciel est un métier honorable, ensuite vous pourrez devenir secrétaire de la lune pour tenir à jour son carnet de rendez-vous avec le soleil et lui servir son croissant le matin, puis plus tard faire une formation accélérée si vous êtes un bon élève, vous serez dans la lune et vous pourrez la décrocher. Mais en attendant voilà vos outils et grimpez ! » répondit le formateur mal luné.

Pierrot plein d’espoir grimpa en haut de l’immense échelle du temps avec son pinceau chatouilleur.
Tous les jours la tête dans les nuages il apprenait à jouer avec eux.
Il avait compris comment chatouiller les cumulus pour qu’ils éclatent de rire en forme de lapin, de nounours, de fleurs, de monstres hideux.
Il avait un peu peur des cumulonimbus qui avec leur grosse voix prenaient la mouche facilement et parfois éclataient en puissant orages. Il riait alors avec les éclairs menaçants et parfois dansait avec eux ou leur jouait un air de pipeau.

Depuis des lunes, il n’avait par contre plus d’espoir de progresser et d’approcher son rêve. Ça le rendait un peu lunatique et parfois son travail s’en ressentait, laissant des jours entiers les nuages s’accumuler en grisaille nimbostratusienne.

Sans aucune nouvelle de son formateur depuis des mois, il dépérissait en haut de son échelle.

Puis un matin apparut une magnifique cirrus, toute laiteuse, filandreuse et aérienne qui rigolait d’une voix légère à ses chatouilles. Il en tomba fou amoureux, elle lui fit atteindre le septième ciel, ils se marièrent et partirent en lune de miel sous un ciel d’azur.

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16 juillet 2009

Les aventures holistiques de Dirk Gently

Qui porte un grand manteau de cuir, un chapeau, qui fume comme un pompier, qui mange des pizzas et qui dirige une agence de détectives Holistique ?

La réponse pourrait presque être 42, puisqu’il s’agit de Dirk Gently, un personnage de roman de Douglas Adams.
Si Douglas Adams est plus connu pour sa série SF « H2G2 » (que vraiment vous devez lire si ce n’est pas déjà fait) il a écrit aussi les aventures de Dirk Gently qui sont autant excellentes tant par l’écriture inimitable de Douglas que par le ton absurde encore plus présent que dans H2G2 (que vous devez donc lire impérativement).

Deux livres seulement, avec un troisième inachevé (« Le saumon du doute » que vous pouvez lire dans « Fonds de tiroir » un recueil de texte de Douglas), inachevé donc, non pas parce qu’il avait piscine mais tout simplement parce que Douglas est mort avant de pouvoir écrire ce qui aurait pu être le troisième tome des aventures de Dirk Gently, alors que plusieurs versions existeraient et des rapprochements avec H2G2 étaient envisagés dans certaines.
Il est très difficile de raconter ces deux livres mais juste pour vous donner quelques pistes et l’eau à la bouche, voilà un résumé non exhaustif de ce que l’on peut trouver dans ces deux chefs d’œuvre.

-   Un cheval dans la salle de bain (1987)

Tout commence avec un moine électrique. Tout comme il y a des lave-vaisselle qui lavent la vaisselle, les moines électriques sont là pour croire à votre place des tas de choses. Celui-là croit que tout est rose pâle (vous commencez à comprendre la difficulté de raconter un livre de Douglas Adams). Le moine a un cheval, le dit cheval quelques pages plus loin se retrouve dans une salle de bain d’un professeur du collège Saint Cedd de Cambridge. Évidemment le monde se retrouve très vite en danger et un jeune passionné d’informatique fait appel à Dirk Gently. La fin est particulièrement alambiquée et donne lieu à différentes interprétations.

- Beau comme un aéroport (1988)
On y retrouve Dirk Gently, une histoire mêlant le fantastique où les dieux s’affrontent, Thor échouant chez une américaine résidant à Londres. La gare de King Cross où sont téléportées ailleurs les personnes. Évidemment le monde se retrouve en danger et Dirk Gently est contacté pour le sauver.

Douglas s'est inspiré de deux scénarios qu'il avait écrits pour la série télé Dr Who pour construire le premier épisode des aventures de Dirk.

Mais revenons-en plutôt à la personnalité de ce détective hors norme.

Voilà l’encadré des pages jaunes où figure l’annonce de cette agence particulière :

« Agence de détectives Holistiques Dirk Gently : nous trouvons la solution de vos problèmes tout entiers. Nous retrouvons les disparus tout entiers. Téléphonez aujourd’hui pour avoir la solution toute entière de votre problème (notre spécialité : les chats disparus et les divorces difficiles. »

Les méthodes de recherche du détective sont originales, il n’est jamais exclu d’aller en voyage aux Bahamas pour retrouver un chat, de filer une personne ou une voiture au hasard même si il n’y a aucun rapport avec l’enquête en cours.
L’agence se compose de lui et de sa secrétaire Janice Pearce, qui démissionne souvent, faut dire que l’argent ne rentre pas et qu’elle ne perçoit pas de salaire.
Assez éloigné des méthodes de Sherlock Holmes " Une fois qu'on a éliminé l'impossible, alors ce qui reste, même le plus improbable, doit être la solution ", Dirk Gently se concentre plutôt sur l’impossible que sur des indices probables, ce qui en fait un détective aux méthodes compréhensives par lui-même seulement, à la logique déroutante et avec un don de voyance réel. Au final les solutions qu'il offre à une énigme, si improbable soit-elle, finissent par se révéler exacte.

Petit extrait des conversations de Dirk Gently avec ces clientes.

« Je suis très heureux que vous m’ayez posé cette question, Mrs. Rawlinson. Le terme « holistique » vient de ma conviction que ce qui nous concerne ici, c’est l’interconnexion fondamentale des choses. Je ne m’intéresse pas à des détails aussi mesquins que la poudre pour relever les empreintes digitales, des fragments de tissu révélateurs et des empreintes de pas stupides. Je considère que la solution à chaque problème est décelable dans la configuration et la texture de l’ensemble. Les liens entre les causes et les effets sont souvent beaucoup plus subtils et complexes que nous pourrions le supposer naturellement avec notre compréhension du monde physique, Mrs. Rawlinson.
Permettez-moi de vous donner un exemple. Si vous allez trouver un acupuncteur pour un mal de dents, il vous plante une aiguille dans la cuisse. Savez-vous pourquoi il fait cela, Mrs. Rawlinson ?
Non, eh bien, moi non plus, mais nous allons le découvrir. Ravi de vous avoir parlé, Mrs. Rawlinson. Au revoir »


« Ah, Mrs.Sauskind, dit-il, répondant à son interlocutrice, ma plus ancienne et, puis-je le dire, ma plus précieuse cliente. Bonjour à vous. Hélas, pas de signe de vie du jeune Roderick, malheureusement, mais les recherches s’intensifient pour évoluer, j’en suis certain, vers leur conclusion et je suis prêt à affirmer que dans quelques jours d’ici, nous verrons le jeune coquin définitivement revenu dans vos bras et miaulant gaiement. Ah ! oui la note, je me demandais si vous l’aviez reçue.(…)
Oui, poursuivit Dirk dans l’appareil, mais comme j’ai essayé de vous l’expliquer, Mrs. Sauskind, au cours des sept années où j’ai eu le plaisir de vous connaître, je penche dans cette affaire pour le point de vue de la mécanique quantique. Ma théorie est que votre chat n’est pas perdu, mais que sa forme ondulatoire s’est provisoirement effondrée et qu’il faut la restaurer. Voyez Schrödinger, Planck etc. (…)
Oui les dépenses ont été, ma foi, assez élevées aux Bahamas, Mrs. Sauskind, c’est dans la nature des dépenses. D’où leur nom. (…)
Bien sûr je vous expliquerai de nouveau pourquoi ce voyage aux Bahamas était d’une importance si vitale (…) Comme vous le savez, Mrs.Sauskind, je crois à l’interconnection fondamentale de toutes choses. J’ai d’ailleurs tracé et fait la triangulation des vecteurs de cette interconnection qui se recoupe sur une plage des Bermudes qu’il me faut donc bien visiter de temps en temps dans le cours de mes recherches (…)Je crois que vous trouverez dans ma note d’honoraires un article pour couvrir cela. Laissez-moi voir.
- détection et triangulation des vecteurs d’interconnection de toutes choses : 150 livres. Vous voyez nous ne l’avons pas oublié.
- repérage jusqu’à la plage des Bahamas, voyage et frais de séjour. A peine 100 livres. L’hôtel était modeste (…)
- lutter contre l’épuisement du scepticisme de la cliente, verres : 327,50 livres »

 
Autour de Dirk Gently
- la BBC souhaite en faire une adaptation radio.
- des fans ont commencé une adaptation radio du premier bouquin de Dirk Gently.
Trois épisodes sont déjà proposés en podcast.
http://dirkgently.podomatic.com/
- une pièce de théâtre du premier tome. La pièce a été jouée à Los Angeles en 2006.
http://www.dirkusa.com/
- plusieurs projets et rumeurs d'adaptation télé ou cinéma, mais je ne sais pas où cela en est.

Posté par sayyadina à 12:01 - Le chemin des mots - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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