Remue Méninge

Remuer sans faire tourner la mayonnaise… Une envie de partager quelques réflexions sur le monde qui nous entoure, de titiller votre vision de la vie, d’échanger et débattre sur des sujets variés…sur un ton léger et décalé.

04 juin 2009

Un rayon de soleil

Tout va mal, la crise économique commence juste à faire sentir ses effets, Philippe Val prend la direction de France Inter, l'ASSE ne sera pas champion de France cette année...

En ces temps de doute, le repli sur soi est fréquent. Et nous savons tous qu'il peut déboucher sur l'ostracisme, voire la xénophobie ! Il est heureux de voir des Montmartrois transcender les frontières et les différences culturelles.


Popol au Tyrol

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01 juin 2009

L'imaginaire dans la musique populaire

Je me faisais la réflexion l'autre jour que peu d'artistes ont su intégrer de bonne façon dans leurs chansons l'évocation de l'imaginaire, de la science-fiction, de l'horrifique...


Il y a certes Bowie avec Life on Mars ou Space Oddity, Bauhaus avec Bela Lugosi's Dead, Sheila avec Spacer... Mais cela reste limité. Quel fut donc mon bonheur de découvrir une immense artiste, à la voix délicieuse et aux choix artistiques audacieux, Jan Terri.

Elle n'hésite pas à se frotter à la science fiction :

Journey to Mars


Elle sait aussi nous faire frémir dans un univers angoissant :

Get Down Goblin


Et je vous conseille vivement de savourer ses autres titres, référencés à droite de la page TonTuyau : un bonheur rare !

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04 mai 2009

vision de normalité

"Il n'y a point de génie sans un grain de folie."
Aristote

Mais le grain tu le plantes où ? Dans le terreau de la déraison ou dans le crâne à coup de tête?
Ça s’arrose vous croyez ?

J’avais posé cette question à Aristote, mais il ne m’a jamais répondu, faut dire qu’il est un peu trépassé comme gars. La mort ça laisse des traces à vie.

Le rapport des artistes à la folie, le grand thème des soirées branchées. Faut-il être fou pour créer ? Faut-il souuuuuuuffrir pour être un arrrtiiiiiste ?
Alcoolique, drogué, ok je veux bien mais la folie ne change rien à la création si t'as pas de talent au départ.

Enfin sauf si on s’appelle Johnny et qu’on espère vendre des disques en chantant « Requiem pour un fou ».

http://www.youtube.com/watch?v=9bVjvznyE6g

Non !!!!!!!

Cliquez immédiatement sur le bouton pause, vous risqueriez d’avoir des séquelles irréversibles.

Franchement Johnny le plus grand chanteur de rock ? Fadaises, ne souriez pas manipulez-moi plutôt.
Retrouvons nos divagations et allons chercher la déraison ailleurs.

Requiem pour un fou d’amouuuuuuuuuuuuur, pfff il ferait mieux de chanter pour les fous plutôt que de les resquiller à coup de concerts de xxx euros (mettez un chiffre aberrant).

Je divague, je m’égare quelle inconscience !

La folie ce n’est qu’une normalité différente ! A force de prendre les fous pour des fous on en oublie qu’ils ne s’amusent pas des masses, assommés par des pilules de toutes les couleurs de l’arc en ciel.

Le fou s’emmerde disons-le, parfois il se fait même dessus, mais il n’en reste pas moins un être aliéné comme nous au cycle de la vie « boire-manger-pipi-caca-dodo ».
Malade de ne voir autrui qu’à travers les yeux haineux de ceux qui ne le comprennent pas, des porcs aux truies qui ricanent, le fou n’aspire parfois qu’à être regardé sans le regard débile de la honte.

Dérèglement de la société mentale qui ne veut bien percevoir que le génie du fou quand ça l’arrange parce qu’elle peut en discuter devant un verre de champagne alors que la folie qui nous accompagne sans jamais nous trahir se trouve au fond d’une bouteille de Kronenbourg, mais ceci est un autre débat.

Bref, le fou est soit l’artiste délirant soit le monstre enfermé à double tour dans sa camisole loin de la psychose des bêtes pensantes.

Parfois des artistes, pas Johnny rassurez-vous, ont une idée de génie, simple et courbe comme un grain qui germe, sans récupération ni mégalomanie. Juste parce que.

On est en juin 1978 en Californie. Lux Interior et de sa compagne guitariste Poison Ivy sont en tournée avec leur groupe The Cramps.
Le 13 juin ils se rendent au « Napa State Mental Hospital », pour donner un concert aux pensionnaires de cet hôpital psychiatrique.

http://www.youtube.com/watch?v=R2i-g8ZycNU

Les malades dansent, s’éclatent, montent sur scène avec le groupe, essaient de piquer le micro. Un costaud en robe à fleurs passe visiblement un des meilleurs moments de sa vie. Une femme accompagne le chanteur en poussant régulièrement des hurlements. Tout cela sans aucune agressivité ni intervention des infirmiers.

Le groupe, lui, balance son rock sans appréhension ni ironie. Lux Interior, plutôt connu pour son cynisme sur scène, dit même au public : « On m’a dit que vous étiez fous. Je ne crois pas : vous êtes des gens bien », avec une émotion palpable dans la voix qu’on ne lui connaît pas.

Comme quoi, un des groupes les plus déjantés de la planète peut, mieux que certains bien-pensants, démontrer son respect et son acceptation de l’autre, quelle que soit sa différence…

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18 avril 2009

When my guitar gently weeps

 J'ai toujours été fasciné par la dextérité extravagante de certains guitar heroes, qui leur permet les improvisations les plus osées. Jimmy Page qui passe l'archet sur ses cordes sur Dazed and confused, Jimi qui jouait avec ses dents, Guy Béart... finalement non, pas Guy Béart.


Mais j'ai découvert récemment, grâce à un mélomane averti, le Dieu absolu du Riff, le gratteux ultime, le seul qui joue de la guitare... sans la toucher !
 

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15 avril 2009

Alerte au spam !

 « Quelles que soient ses origines, quel que soit son sexe, qu’il soit reptilien, mammifère ou les deux à la fois, peu importe. Ce qui est alarmant c’est, présentement, la tendance du spam à pénétrer dans tous les milieux, même les plus fermés. C’est pourquoi je crie : « Alerte au spam ! »

(…)
Du nivellement par le spam, à l’asservissement par le spam, il n’y a qu’un pas. Si nous relâchons notre vigilance, nous allons tout droit à une idéologie du spam avec tout ce que pareille aventure comporte. »


Quel est l’éminent membre des Monty qui a pu écrire ces lignes, vous demandez-vous, imbibés comme vous êtes d’un de leurs plus fameux sketches ? (1)

Et bien non, ce texte a été écrit dans un journal paru en Angleterre le … 24 mars 1944. Son auteur ?

Pierre Dac.

Dans un texte précédent, je vous avais narré l’aventure de L’Os à Moelle jusqu’à l’invasion de la France par les Allemands en 1940. Pierre Dac, réfugié en «zone libre » à Toulouse, décida en novembre 1941 de rejoindre Londres. Comme rien ne pouvait se passer normalement pour lui, c’est en octobre 1943 qu’il rejoint enfin la capitale anglaise et l’équipe de Radio-Londres. Il participera jusqu’en août 1944 à l’émission « Les Français parlent aux Français », puis rejoindra Paris libéré, sera correspondant de guerre avec les troupes du général de Lattre de Tassigny, puis relancera la parution entre 1945 et 1947 de L’Os libre. (2)

Pendant son séjour en Angleterre, Il participa également au journal France, conçu pour les expatriés des Forces Françaises Libres. C’est à ce titre qu’il écrivit de nombreuses chroniques traitant de problèmes aussi essentiels pour les exilés que la cuisine anglaise, les mœurs des habitués des pubs, ou bien l’invasion sournoise d’un pâté de mauvaise qualité, collant, servi aux soldats anglais et des armées alliées dans leurs cantonnements : le « Spiced Pork and Meat », ou SPAM.

Visionnaire, comme souvent, il fut le premier à dénoncer, dans l’édition donc de France du 24/3/1944, les dangers pour la civilisation de cette mélasse gluante et insipide. Pourfendeur de toutes les écoles de pensée totalitaires, il n’hésita pas à révéler au grand jour « la création envisagée d’une légion de volontaires du spam dont les membres seraient tenus de ne marcher qu’au spam cadencé et de porter un insigne à croix spamée ».

Ses efforts – relayés quelques 25 ans plus tard par les Pythons – ont permis de repousser jusqu’à une période récente les assauts du spam. Mais aujourd’hui, nos messageries électroniques sont envahies, engluées même dans le spam gélatineux, et nos PC nous chantent, sur l’air des Montagnards :
« Halte-là (ter)
Le spam est là
Le spam est là
Halte-là (ter)
Le spam, le spam est là
Le spam, le spam
Est là ! »


Qui nous délivrera du mal ?

--
(1) allez, juste pour le plaisir
(2) je ne saurais trop conseiller aux amoureux du « Roi des loufoques » l’achat de Pierre Dac. L’Os à Moelle et Pierre Dac. Drôle de guerre, parus aux éditions omnibus.

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12 avril 2009

Pour titiller vos neurones, jouons au LSD !

Ce n’est pas la première fois que je vous propose un jeu inventé par l’OULIPO. Pour mémoire, l’OUvroir de LIttérature POtentielle, inventé en 1960 par de doux dingues tels Georges Pérec ou Raymond Queneau, se propose depuis d’explorer tous les aspects inattendus et surprenants du langage.


Le jeu que je vous propose aujourd’hui, créé par Georges Perec et Marcel Bénabou, s’appelle la Littérature Sémo-Définitionnelle : LSD

A partir d’un texte au contenu connu et un peu chiant, il s'agit de détourner le propos en substituant aux termes employés des définitions plus inattendues, afin de subvertir le contenu vers un résultat loufoque. Il est possible de prolonger le "jeu" par étapes successives, pour tendre... vers n'importe quoi!

Exemples

Énoncé de départ : « La marquise sortit à cinq heures. »
Étape 1 : « Le toit avancé soutenu par des piliers fut mis en vedette à l’heure du thé. »
Étape 2 : « La couche supérieure qui touche à son terme sans familiarité avec les fourches patibulaires est la sentinelle exacte qui croît à la Chine. »
…Ad libitum…

Énoncé de départ : «La chair est faible et j'ai lu tous les livres"
Étape 1 : "La viandaille défaillit et je sais tout"
Étape 2 : "Je n'arrive pas à bander, mais j'ai le cerveau de la taille d'une planète"


Ce jeu connaît des variantes.

Variante 1

Orienter le choix des définitions de façon à obtenir des textes qui ressemblent à des citations “ à la manière de ” :

Énoncé de départ :« Le presbytère n’a rien perdu de son charme ni le jardin de son éclat. »
Arrivée : « Le conseil des prêtres assistant l’évêque a corrompu la femme qui se noie dans ses illusions, dans ce pays fertile en manifestations violentes » (Sade, Justine).

Variante 2

On choisit deux énoncés aussi différents que possible, avec l’objectif de passer de l’un à l’autre en un minimum de phases.

Voilà un exercice soumis à votre sagacité pour appliquer ce principe :

A partir de la phrase : « Le presbytère n’a rien perdu de son charme ni le jardin de son éclat », aboutir à « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! »

Pour ma part, j'ai fait 3 étapes :
Étape 1: "La réclusion des curés est séductrice et on tire des feux d'artifice dans les potagers ouvriers"

Étape 2 : "Ouvriers, cultivez votre jardin! Les religions divisent les peuples"

Étape 3 : "Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!"


Ok, ma solution est tordue. Et je ne doute pas que vous ferez mieux. D'ailleurs, outre le fait de trouver quelque chose de moins con, je vous propose d’inventer en répliques des illustrations des différentes variantes de ce jeu littéraire.

Posté par mezcal à 20:41 - Création absurdeloquente - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 mars 2009

En ce jour de manif, vénérons Ste Matraque

 Née en 42 pendant JC (Julien Clerc, bien sûr), la petite Matraque était la fille d'un arracheur de dents et de Jeanne Claudette Vandamme, une ancienne danseuse d'alexandrages.


Comme elle fut élevée pour ces raisons dans l'amour de l'effort, il n'y a nulle surprise si à l'âge de 9 ans elle fut visitée par l'archange Schwarzy, qui lui tint ce langage :
"Hasta la vista, baby! Ton corps travailler tu dois ; ferme, dressé et dur il doit être..." (1)

La petite Matraque, subjuguée, se mit aussitôt à l'ouvrage, pour que chacun de ses muscles ne soit qu'acier et forme longiligne, sans que subsiste un poil de graisse.

Résultat : à 20 ans, elle était plate comme Jane Birkin et avec une peau aussi douce que le canon d'un Mauser...

Ce fut le moment où elle s'amouracha d'un fanatique religieux et rejoignit sa troupe clandestine, qui se cachait dans les grottes. S'en vint pour elle une période d'exploration intime des trous et cavités les plus moites et les plus humides.

A force de complots et d'agitation, s'en vint le jour de l'insurrection. Il s'agissait de renverser le pouvoir du peuple, pour instituer à sa place celui de la caste des amis de la scientologie et des porteurs de Rolex de moins de 50 ans.

Dans les affrontements qui s'en suivirent face à la troupe goguenarde et inorganisée des libres penseurs, le corps d'acier de Matraque servit d'arme imparable et permit de remporter la victoire. A la fin du combat, elle succomba cependant, en essayant d'éteindre le brasero d'un marchand de merguez...

C'est pour cela qu'elle est devenue la sainte patronne des petits hommes en bleu et que, si vous en croisez aujourd'hui par hasard dans les rues de France, vous remarquerez qu'ils portent à leur côté droit une tige oblongue en plastique dur comme l'acier. Et qu'ils ne rêvent que d'une chose : la fracasser sur le crâne d'un bon vivant...


--
(1) à la relecture de cette sainte phrase, je me demande si Schwarzy n'avait pas picolé juste avant avec un nain tout vert...

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18 mars 2009

Stéphane Kubiak, ou la simplicité du bonheur

 En ces temps de morosité musicale, de mélodies brumeuses et déprimantes, de chants lugubres grognés par des chanteurs blafards et scarifiés, cela fait un bien fou de se remémorer le airs guillerets qui ont enchanté notre enfance joyeuseC’était l’époque bénie des musiques entêtantes, que l’on sifflotait tôt le matin en allant à l’usine et sur lesquelles on guinchait le samedi soir avec de belles et saines jouvencelles, aux joues empourprées par leur audace et leur confusion mêlées…


Pour égayer votre journée, j’ai voulu célébrer la mémoire d’un des plus nobles artisans de ces petits bonheurs sans prétention :

Stéphane Kubiak


Et comme dit le journaliste du reportage ci-après : « Vous avez certainement dansé chez vous sur un album de Stéphane Kubiak… »

http://www.dailymotion.com/video/x3wmfj_hommage-a-stephane-kubiak-sur-franc_music

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15 mars 2009

Bashung est parti faire la tournée des grands espaces

Tout le monde s'y attendait, mais cela n'empêche pas que ce soit un mauvais coup, dans une journée déjà maussade et grise.

Alain Bashung est décédé ce samedi.

Certains diront que, conscient de l'aspect inéluctable de sa maladie, il s'était déjà éloigné.

Mais je fais partie de ceux qui pensent qu'il avait plutôt acquis depuis plusieurs albums un statut à part dans la chanson française, qu'il avait atteint des cimes où il se trouvait tout seul, des cimes balayées par le vent du lyrisme, d'une musique dépouillée. Un endroit où l'oxygène se respirait à pleins poumons...

Et pour l'illustrer et rendre hommage à Bashung, voici le morceau d'ouverture de l'album live "La tournée des grands espaces", album que vous pouvez écouter en entier tellement il reflète bien la classe du monsieur.

Gaby est orpheline, Madame ne rêve pas ce soir...

Titre : Tel

 

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26 janvier 2009

Jean Thomas Jobin, humour glacial ?

L’humour absurde a-t-il une frontière ?

Non pas dans le sens (nonsense?) d’une frontière du type qui peut nous arrêter avec un « tout dans la tête et rien dans les poches » à la Léo Ferré, mais plutôt à un niveau géographique ?
Est-ce que ce type d’humour est uniquement pluvieux ou peut-il aussi survivre en milieu plus hostile ?
Les franchouillards avec leur humour caustique (oui j’ai regardé le "Père Noël est une ordure" dernièrement) et les Belges avec leur humour belge…bon ok… ont contribué eux aussi à l’humour décalé et nonsense c’est un acquis.

Mais qu'en est-il du côté du grand pays hivernal, j’ai nommé le Québec ?
Difficile de réfléchir à une référence absurde sans se geler le cerveau. Et pourtant il est un homme bien décalé qui correspond à ce que l’on pourrait qualifier de mangeur de poutine à la jelly de petit pois à la menthe ou au pudding sans artichaut.

*neige* (ne réglez pas votre écran tout est maîtrisé) J’avais envie de vous parler de Jean Thomas Jobin (JTJ pour les intimes c’est comme JTN sans le N mais avec un J en plus).

Sa biographie : on apprend sur son site (42) les événements majeurs qui ont marqué sa carrière autant que sa vie personnelle.
Voici quelques exemples :
- Il s'est acheté un sundae le 5 avril 1986;
- Son four à micro-ondes est un Toshiba;
- Il n'a aucun autre appareil de marque Toshiba à la maison;
- Il a 3 chiens dont 2 sont des chats, et le troisième aussi, il a donc 3 chats, aucun chien;
- Oupsss c'est vrai, il a aussi deux hamsters, dont un est aussi un chat, il a donc 4 chats, un hamster et aucun chien ;
- Il aime les blocs-notes, mais ça dépend lesquels, il ne les aime pas tous, il veut les voir avant de dire : j'aime ce bloc-notes.

Tout n’est pas bon mais ces petites vidéos de la vie quotidiennes sont instructives.

Comment se réveiller rapidement

Etude du comportement félin

Parce que les maths c’est la vie

Et bien sur le goûteur d’électroménager (que je trouve énorme, le sketch pas l’électroménager bien sûr même si j’ai un micro-onde, un four et un mixeur)/

Le gars a aussi des références Paix-y-z’agissent bien évidemment !
http://fr.youtube.com/watch?v=hgbN87PKUJU&feature=related

Et comme tous les humoristes revendicatifs, il se bat pour la culture, jugez vous-même et bonne diarrhée ! http://fr.youtube.com/watch?v=LMCjsji5bVY&feature=related

-- (42) http://www.jeanthomasjobin.com

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20 janvier 2009

Conseils épistolaires

Si je viens solliciter ce jour votre précieuse attention, c'est pour vous entretenir d'un sujet qui m'inquiète : l'extinction dramatique du courrier postal.

Le développement du courriel, du MP, du SMS, de l'éructation inconséquente sur Face de Bouc, et autres pratiques débilitantes, rend de plus en plus rare le plaisir de recevoir par la Poste une missive dodue, remplie de feuillets écrits d'une plume délicate et dans une calligraphie appliquée.

Plus de lettres parfumées contenant un délicat et troublant poème !

Plus de descriptions réjouissantes de voyages lointains, envoyées par un ami dans une enveloppe robuste ornée d'un timbre exotique ! Timbre qu'on décolle à la vapeur pour le coller religieusement dans l'album...

Non, aujourd'hui, s'il n'y avait nos amis huissiers et contrôleurs des impôts, nous ne recevrions jamais de mot charmant...

Je n'imagine pas, avec cet unique coup de gueule, inverser une évolution déplorable, mais inéluctable...

Mais, du moins, soyons polis, que diable!

Avant de cesser, par facilité, tout rapport épistolaire avec quelqu'un, envoyons-lui au moins une lettre pour nous excuser de ne pas écrire!

Je vous propose donc de rédiger, en répliques, des modèles de ce type de courrier, à utiliser pour adresser un dernier message courtois à celui ou celle avec qui on cesse ce rapport social suranné.

Et je me livre moi-même à cet exercice :
"Cher(e) X,

Comme tu as pu le remarquer, cela fait longtemps que tu n'as pas eu le plaisir d'être éveillé(e) à l'aurore par un facteur barbu et suant d'avoir monté en vélo la côte qui mène à ta demeure, pour qu'il te remette un de mes courriers.

Longtemps que je ne t'ai pas procuré le plaisir de le faire asseoir à l'office, pour lui servir un café brûlant adouci d'une goutte de calva...

Et l'occasion ne se présente pas maintenant, car ceci n'est pas une lettre.

Il n'est plus de notre temps de se saisir de sa plume Sergent Major pour coucher sur le velin des mots d'esprit recherchés. Il n'est plus de mode d'imiter Rainer Maria Rilke et d'entretenir des échanges au long cours par le biais du train postal...

Te refusant à installer MSN, à accepter mon invitation sur Parano et à créer un profil sur Facebook, tu as toi-même choisi que je m'éloigne de toi, arguant du prétexte fallacieux que tu n'as pas d'ordinateur.

Tu ne recevras plus de mes nouvelles, tu n'en reçois pas d'ailleurs aujourd'hui.

Pas la peine de me répondre, je ne t'ai pas écrit.

Sincèrement,

Mezcal."

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12 janvier 2009

Rognez l’Os !

Le 13 mai 1938 naissait en France un hebdomadaire dénommé L’Os à Moelle. Pourquoi le rédacteur en chef, le remarquable Pierre Dac, a-t-il choisi ce titre ?

Laissons-le s’expliquer :

« Au temps des Gaulois, le fameux gui qu'adoraient ces derniers n'était autre que l'os à moelle qui, à l'époque, n'était pas encore passé du règne végétal au règne minéral: les campagnes celtes verdissaient à l'ombre des ossamoelliers, au pied desquels les comiques en vogue chantaient leurs plus désopilants refrains dont l'un des plus célèbres, "Le druide a perdu son dolmen", est parvenu jusqu'à nous.
Voilà pourquoi, amis lecteurs, nous avons choisi ce titre: "L'Os à Moelle"! Nous tâcherons de nous en montrer dignes et de le maintenir sur le chemin du sourire et de la saine plaisanterie; nous éviterons évidemment toute bifurcation politique, car nous voulons bien être loufoques mais pas fous. »

Etrangement, cette profession de foi prudente me rappelle un blog un peu particulier. D’autant plus que la ligne éditoriale du dit hebdomadaire était ainsi résumée par le rédac’chef :
« Tout ce qui est d’un ordre général tout en restant particulier est nôtre ».

A la une des 109 numéros de ce journal – dont le premier fut vendu à 400 000 exemplaires en une semaine – trônait : « L’Os à Moelle, organe officiel des loufoques ». La ligne de conduite des dits loufoques était la suivante :
« Les loufoques se comportent, parlent, pensent autrement que le reste des hommes et se regroupent pour fuir pendant quelques heures les ennuis de l’existence, les petits comme les grands. »

Dans chacun des numéros, un résumé de la semaine écoulée, intitulé « Drol’ de s’maine » et rédigé par Redis-le Moelleux, permettait un retour décalé sur l’actualité. Des décrets-lois, édictés par un gouvernement aux portefeuilles tels le ministère des bas et chaussettes ou celui du bœuf en daube, décidaient par exemple qu’on ne travaillerait plus désormais le lendemain des jours de repos, mais, à titre de compensation, on se reposerait la veille.

J’arrête là les coïncidences, ou les plagiats par anticipation, en citant ce mot de Pierre Dac dans le second exemplaire du journal :
« Pourquoi notre second numéro porte-t-il le chiffre 2 ? En tant qu’organe des loufoques, ce deuxième numéro eût dû normalement être numéroté 42 ou 126. »

Au bout de 109 numéros, le journal cessa de paraître le 7 juin 1940, une semaine avant l’arrivée des Allemands à Paris. Cela était plus prudent : le journal ayant largement brocardé aussi bien Hitler que Mussolini, il valait mieux que Pierre Dac, né André Isaac, prît le maquis. Après moultes péripéties, il rejoint Londres et devient l'humoriste des émissions en français de Radio Londres à partir de 1943. Interrogé après la guerre sur cette disparition forcée de L’Os à Moelle, il eut cette belle phrase :
« Il est bien connu que l’os à moelle se décompose au contact du vert-de-gris… »

Je finirai en plaçant en exergue, pour vous inciter à un petit jeu, une rubrique permanente du journal, les offres d’emplois.

Cette rubrique, souvent alimentée par Pierre Dac lui-même, l’était aussi, entre autres, par un jeune poète de 17 ans, tellement idolâtre du maître et tellement timide qu’il passait pour déposer ses billets sans jamais oser frapper à sa porte pour se présenter. Il se rattrapera, après avoir lié connaissance en 1949 : ce jeune homme s’appelait Francis Blanche…

Quelques exemples, parmi les plus fameux, de ces offres d’emplois :
- On demande cheval sérieux connaissant bien Paris pour faire livraisons seul ;
- On demande sonneur de cloches, ayant notions menuiserie, pour déménagement à la cloche de bois ;
- Importante compagnie d’autobus demande messieurs chauves pour servir de rétroviseurs ;
- On demande espions doubles, atteints de strabisme divergent, pour observer les deux côtés de la frontière.

Posté par mezcal à 23:59 - Le chemin des mots - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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01 janvier 2009

L’horoscope 2009 de Madame Irma

Bonne année 2009 !

Et pour commencer l'année en beauté, un horoscope absurde de Madame Irma, qui apporte depuis quarante ans le bonheur aux pauvres hères qui la croisent sur son carré de bitume de Pigalle ou au « Bar des Arpenteuses », où elle dispense ses consultations astrologiques.

Surströmming (22 décembre au 21 janvier)
Si vous êtes né(e) sous le signe du surströmming, restez chez vous durant le premier trimestre. En effet, dès que vous passerez la porte de votre demeure, des ados hystériques se jetteront sur vous pour vous lécher les narines en vous prenant pour le chanteur de Tokio Hotel, Godzilla voudra vous féconder et Martine Aubry vous proposera une motion de synthèse.
D’avril à juillet, le calme reviendra et vous gagnerez l’estime de vos voisins en épilant les ânes. En août vous partirez en vacances en Tchétchénie, où vous choperez une gastro qui vous occupera sainement jusqu’en octobre.
La fin de l’année marquera un grand changement pour vous, puisque vous jouerez tous les soirs de la chasse d’eau dans un orchestre de free jazz au festival d’Outreaux.

Crinière de fourmi (22 janvier au 21 février)
Si vous êtes né(e) sous le signe de la crinière de fourmi, vous aurez les poils qui poussent à l’intérieur. Cela vous rendra follement séduisant(e) auprès des pangolins, avec qui vous vivrez des moments torrides.
Le mois d’avril sera à marquer d’une bouse blanche, puisque vous gagnerez une ventouse à chiottes lors d’une partie de bingo. Votre patron, subjugué, vous proposera immédiatement un poste de responsabilité correspondant à vos nouvelles compétences.
En octobre, vous resterez sobre, mais au réveillon vous engloutirez douze douzaines de noix de coco, arrosées d’essence de térébenthine.

Perroquet télépathe (22 février au 21 mars)
Les natifs du signe du perroquet télépathe chanteront chaque matin de l’année du Nicolas Peyrac à tue-tête. Cela leur permettra d’être expulsés de leur logement dès la fin de la trêve hivernale. Ne pouvant plus accéder aux douches, ils se feront virer de leur emploi et, enfin, ils pourront goûter la vraie liberté !
Sous le pont où ils dormiront, ils rencontreront le vrai amour avec un brochet égaré et le mariage sera célébré en juillet devant une assistance de gnous drogués.
La fin de l’année sera une embellie permanente, puisque les perroquets télépathes se régaleront de boutons d’uniformes d’uhlans.

Trou de nez (22 mars au 21 avril)
Les natifs du signe du trou de nez verront dès janvier la Musareille entrer dans le troisième quartier du Fémur. Leurs orteils croîtront et se multiplieront, ce qui leur permettra de manger les œufs à la coque avec les pieds.
A partir de juin, vous vous en roulerez un et resterez en permanence dans un brouillard suave et embaumant la rose, qui vous ménagera les rencontres sexuelles les plus inattendues avec une colonne Morris ou bien un chapeau mou.
La fin de l’année sera marquée par un psoriasis de première classe, qui vous permettra d’entrer gratuitement aux premières des concerts de Carla Bruni.

Tord-boyaux (22 avril au 21 mai)
Si vous êtes né(e) sous le signe du tord-boyaux, votre chemin sera jonché des roses lancées sous vos pas par vos admirateurs éperdus. Vous daignerez, de temps en temps, leur faire un geste discret de la main qui les fera s’évanouir.
En 2009, pour vous délasser de vos préoccupations vitales pour la planète, vous découvrirez le vaccin contre le SIDA, résoudrez la crise financière, annulerez la dette du tiers-monde et réussirez l’exploit insensé de réconcilier Roux et Combaluzier.
Dans votre  vie de couple, vous irez d’orgasmes extatiques en orgasmes explosifs…

Ces prévisions sont surtout valables si vous êtes né(e)  le 9 mai. Et que vous fêtez en 2009 vos 43 ans.

Blanc manger (22 mai au 21 juin)
Les blanc manger passeront le premier trimestre à rire bêtement. En effet, des trolls de la planète Kuyoku leur chatouilleront les pseudopodes.
Au printemps, leurs croquettes favorites reviendront à la mode et ils se coucheront les quatre fers en l’air dans la rue en sifflant You are the sunshine of my life.
En septembre, ils attaqueront les doryphores en justice pour harcèlement textuel et passeront le réveillon avec Maître Vergès.

Canapé Chesterfield (22 juin au 21 juillet)
Si vous êtes un canapé Chesterfield, mangez des pommes : les coiffes bigoudènes tenteront en effet de vous convertir à l’hindouisme. Au solstice d’été, vous avancerez de trois otaries, tomberez sur la case « Jérôme Kerviel » et rachèterez le Titanic au prix de gros.
L’automne vous apportera son lot de lettres d’amour anonymes et d’anthrax parfumé à la fraise. Epousez le facteur et déménagez sur la planète Zion. Vous pourrez ainsi vous reconvertir en planteur de ganja galactique.

Slip (22 juillet au 21 août)
Si vous êtes né(e) sous le signe du slip, entonnez durant le premier trimestre L’internationale en breton, accompagné(e) par les Gipsy Kings. La présence de Barbarella dans la troisième maison de Cendrillon risquera en effet de vous conduire à La Courneuve sans passer par Opéra.
En août, allez joyeusement vous faire foutre, les hamsters n’étant pas en été ce que l’on croit. Il sera bien temps pour vous, après l’équinoxe d’automne, de manger des timbres poste.
Le jour de Noël, habillez-vous chaudement : vous vous transformerez en effet à cette occasion en soldat trop connu et serez de garde toute la nuit.

Serviette (22 août au 21 septembre)
Les serviettes connaîtront en 2009 une révélation essentielle. Après une partie de belote coinchée avec le Dalaï Lama au bar-PMU « Chez Abdel », trois tétons leur pousseront dans le dos et ils commenceront à entendre la voix de Rika Zaraï leur demandant de brouter les Anglais.
En juin, ils tenteront la traversée du Channel en mikado, mais s’échoueront sur les plages de Nouvelle-Guinée. Ils créeront une communauté célébrant le culte du cargo. On n’entendra plus parler d’eux pendant trente ans, jusqu’à ce qu’ils soient découverts par l’équipe de Koh Lanta.

Vodka au cumin (22 septembre au 21 octobre)
Si vous êtes né(e) sous le signe de la vodka au cumin, l’ornithorynque de votre père vous poursuivra dans les couloirs de la maison familiale, habillé en taliban. Ce n’est qu’en mars, lorsque Gargamel percutera la troisième lune de Ganymède, qu’il s’arrêtera tout net devant une horloge nymphomane.
Profitez de ce répit jusqu’en octobre. A ce moment-là, vous aurez Uranus en enfilade et vous suinterez de la morve verte par tous les pores. Seul un bain de sang de chapka lors de la dernière pleine lune de l’année vous délivrera du mal.

Guacamole (22 octobre au 21 novembre)
Les natifs du signe du guacamole passeront beaucoup de temps à manger les chaussures des nonnes. Vers le mois de juin, une excroissance de guêtres blanches leur poussera au milieu du front et ils pourront alors postuler avec succès pour les minimas sociaux.
Ce tour heureux leur permettra d’entamer une relation réjouissante avec une tronçonneuse. Cette idylle durera jusqu’en décembre, lorsque le loup-garou montrera sa cuillère.

Agité avant de se servir (22 novembre au 21 décembre)
Les agités avant de se servir connaîtront une année douce et mouillée. La mère Denis leur ramènera leur linge du lavoir, Maïté les aspergera de tofu frais.
En mai, ils tricoteront un plaid et en août, ils s’envoleront en robe de mariée. Le dernier trimestre sera l’occasion de faire des bocaux de couilles d’orang outang et décembre les trouvera rose, vert et mauve sous les aisselles.

Pour tous les signes, l’ascendant sera cette année l’oryctérope misanthrope, avec ses effets habituels. Tous les quinze jours, un Australien vous offrira une bière et à chaque déclaration de Sarkozy, vous ferez le poirier nu(e) dans les jardins communaux.

Posté par mezcal à 15:53 - Création absurdeloquente - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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