Comme nous le lisons quotidiennement, l’apocalypse est pour demain, à la rigueur après-demain. Didier Super nous annonce guilleret qu’on va tous crever à cause du lapin bouffeur de planètes, les témoins de jéhovah (1) frappent à notre porte pour nous annoncer, lugubres, la fin du monde pour 1992, 2000, 2012, 2036… enfin bref un jour bientôt. Pour Paco Rabanne et Sarah Connor, le monde est déjà mort, pour Douglas Adams le tracé d’une autoroute intergalactique va détruire la Terre.


Mais si on observe avec attention les évolutions actuelles, nous nous apercevons qu’un fléau dévastateur est en train de monter en puissance, et qu’il aura certainement et concrètement pour effet l’apocalypse annoncée. Vous l’avez vous-même compris, ce danger mortel, c’est la religion. Quelle autre anomalie du cerveau dinosaurien peut en effet dévaster toute vie humaine et même animale en deux coups de cuillère à pot ?

Les singes narrateurs (2) ayant perdu leur confiance dans les valeurs rationnelles (bienfaits du communisme nord-coréen, honnêteté de Charles Pasqua, gloire sportive de l'ASSE,...) se tournent vers l’illusoire refuge de la religion et, singulièrement, vers la plus ridicule : la religion catholique.

Cela se traduit par une explosion du nombre de serviteurs de l’ayatollah Ratzinger, particulièrement les nonnes. Or, comme chacun le sait, ces commères ne se nourrissent pas que du corps du Christ, elles ont même tendance à bâfrer comme des ogresses.

D’où de lourdes et fréquentes exhalaisons : les fameux pets de nonne

Jadis, les flatulences des dinosaures les étouffèrent, aujourd’hui celles des vaches font des trous dans la couche d’ozone. Mais ce n’est rien à côté des destructions qui seront causées par les vents violents des hordes de religieuses…

Tsunami submergeant l’Himalaya, nuage asphyxiant au-dessus de l’Amazone, pluie de matière fécale brûlante s’abattant sur Los Angeles… Les sept plaies d’Egypte ne seront que de la gnognotte comparées aux cataclysmes qui s’abattront sur l’humanité (4) Les animaux et les hommes disparaîtront en un clin d’œil, ainsi que l’ensemble de leurs créations. Toutes ? Non ! Car une heureuse intervention viendra sauver l’essentiel.

Il va sans dire que la plupart des super-héros, embourgeoisés par leur succès médiatique, seront incapables d’endiguer la catastrophe. Batman se cachera derrière Robin, Spiderman tissera sa toile aussi impuissant que Pénélope, et Superman appellera sa mère en pleurant dans sa cabine téléphonique.

Mais heureusement pour le bon goût et l’honneur des pâtisseries mis à mal par les pets de nonne, un sauveur suprême se dressera :

Kouignaman, le héros super-beurré !(5)

Jaillissant des eaux atlantiques où combien de marins, combien de capitaines sombrèrent pendant que la Paimpolaise se lamentait assise sur une bite d’amarrage, coiffé de sa célèbre coiffe bigoudène et soufflant dans une bombarde, il se portera au secours de la plus noble conquête de l’homme : la crêpe bretonne.

Car, en vérité, je vous le dis : des millénaires de gesticulations du singe évolué sur ce petit croûton terrestre, une seule de ses réalisations mérite de subsister. Faite d’une pâte où se mêle harmonieusement le sarrasin et le beurre salé, dorée au feu de bois puis roulée sous les aisselles fournies et odorantes d’Alan Stivell, la crêpe bretonne éveille les papilles, rassasie le travailleur fourbu, titille la libido et favorise le transit intestinal.

Rien de plus normal, alors, qu’une fois toute vie disparue de la Terre, le règne de la crêpe bretonne arrive enfin, pour des éternités de paix et d’entente. Mais ceci est une autre histoire, que je ne vous raconterai pas. Marre de bosser gratos…


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(1) Vous connaissez le point commun entre les TJ et les c* ? Ca va toujours par deux et ça reste devant la porte.
(2) Si vous voulez comprendre cette référence, achetez et lisez La Science du Globe-Monde de Terry Pratchett. (3)
(3) En plus, le bouquin est super-bien, il y a même Shakespeare qui boit de la bière et un bibliothécaire avec une fraise.
(4) Cataclysmes qui, incidemment, feront son sort au proverbe ancestral cité par les sages quand le temps est pourri : « Il pleut des curés sur les bonnes sœurs ». En l’occurrence, le phénomène sera inversé.
(5) Pour les béotiens et les bouffeurs de Petit Lu, le kouign amann est une délicieuse spécialité bretonne pleine de beurre.